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MessageSujet: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Lun 11 Avr - 1:35
Eugene Dawkins
NOTICE ME SENPAI²

Ft. Eugene & Kotetsu


 • Objectif : Senpai. Ennemis : Tout ce qui n'est pas senpai (les murs, le sol et l'air ne comptent pas). Au moindre obstacle lors de la mission, retourner automatiquement à la base. 
 

10 heures. Puis 11. Puis 12. Le réveil hurle à pleins poumons, le soleil démoniaque brille au beau milieu de la voûte bleutée, laissant ses rayons vicelards se glisser au travers de mon rideau cassé. Je détache ma lourde tête de mon oreiller, cligne des yeux, frotte mes paupières de mes poings tout en faisant la moue. A croire que je me suis réveillée en enfer. Après une longue lutte intérieure se résumant à "dois-je feindre ma mort ou l'affronter en face à face en sortant de mon lit", je finis par prendre mon absence de courage à deux mains, puis roule du matelas jusqu'à ma moquette ; ne me jugez pas, il s'agit là du seul moyen que j'ai pu trouver afin de me pousser à m'extirper de mes draps. Grand-mère m'appelle, une fois, puis deux. Une fois remise sur ses pieds, Eugene la limace rampe donc à la verticale vers les escaliers qu'elle dévale en s'assurant de ne pas tomber, s'accrochant à la rambarde pour éviter le moindre accident. Des restes de pizza m'attendent dans le frigo : je la fais donc réchauffer au micro-onde avant de l'engloutir, repartant ensuite me laver et me préparer. Car si aujourd'hui, je me suis levée plus tôt, ce n'est pas sans raison. Je ne suis pas masochiste à ce point, que non - un petit peu certes, mais chaque chose a ses limites.

Bref. Si après cinq jours passés à lire les astuces et solutions de mon otome game, j'ai décidé de me remuer un peu, c'est tout simplement parce qu'aujourd'hui, je compte bien me déclarer. Comme à peu près toutes les semaines, vous me direz... Désormais lavée et à peu près présentable, j'enfonce mon crâne dans mon béret fleuri, salue une dernière fois ma grand-mère (qui me lance un sourire taquin car elle sait évidemment où je vais) avant de passer la porte. Par chance, les habitants de mon quartier ont tous eu la bonne idée de ne pas traverser la rue lorsque je m'y trouve moi-même - ce pour quoi je me retrouve bien obligée de dire 100 points pour Trafalgar ! Hélas pour moi : je ne vais pas y rester... puisque, d'après ce que je peux voir de là où je me trouve - c'est-à-dire, planquée derrière mon poteau, Takeshi-senpai n'est pas dans les parages. Il va donc falloir explorer les zones encore sombres de la carte, en espérant qu'il ne traîne pas à Domyoji... Pas envie de me faire insulter, taper, violer ou kidnapper. Ou tous à la fois, on sait jamais à quel point la malchance peut frapper ! Surtout que mon spray poivré est manifestement vide, peu importent le nombre de fois que je tente de l'enclencher... ce qui peut être gênant si je rencontre des ennuis sur le trajet...  

Je soupire, relis mon mémo, le froisse, le déplie, le relis, le remets en boule et l'enfonce d'un mouvement sec dans la poche de mon manteau. Je ne puis faillir à ma mission, pas cette fois-ci. Comme un animal doté du plus faible instinct de survie du monde (du niveau du péquenaud sans classe qui se lance tout seul dans un donjon), mes pas me guident inexorablement dans le quartier Dotonbori, qui regorge de vermine plus communément appelée... la foule. Et là, vu la masse, j'ai clairement pas assez xp pour affronter ça. Toutefois, alors que je m'apprête à repartir, une touffe de cheveux noirs et blonds m'oblige à plisser davantage mes yeux, ne parvenant pas à savoir s'il s'agit de Senpai ou non. Il faut avouer qu'il a un choix de teinture particulier ; mais je l'aime ainsi. Malheureusement. Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir, je le crains... J'inspire un grand coup, gonflant mes poumons jusqu'à en péter les parois de ma cage thoracique, bombe le torse et d'une démarche tout à fait naturelle et surtout pas mécanique, me mêle à la foule en ayant l'impression d'avoir fait la connerie de détacher le fil avant mon saut à l'élastique. J'aurais clairement dû rentrer chez moi... tuez-moi. Excusez-moi, pardon, j'avance à contre-sens, je ne fais que passer, pitié ne regrettez pas ma naissance, vous m'avez marché sur le pied, c'est pas grave, ils sont là pour ça... bon sang. Plus j'avance, et moi j'ai l'impression de me rapprocher de lui... ? C'est peut-être plus la même personne ? Rah, j'en sais rien, j'suis trop petite pour pouvoir me faufiler ET le surveiller.

Mais je ne baisse pas les bras - non, je continue à foncer, peu importe les commentaires des gens qui n'aiment pas être bousculés. Je pleurerai plus tard, c'est pas un problème. Redoublant de skills afin de mieux me glisser au travers de la foule, je parviens enfin à approcher la fameuse tête mi-blonde mi-brune quand soudain, je me mange un torse masculin qui ne manque pas de me freiner dans ma lancée. Yummy. Mais là n'est pas la question... je vais perdre Senpai à ce stade, moi ! Reculant sur le coup, je cligne les yeux en cherchant mes mots, bafouille puis tente une approche plus ou moins potable (mais plus moins que plus) :

« Oh, pardon, je suis désolée, je voulais pas vous bouscul... », je me coupe alors, me rappelant mon objectif principal. J'ai pas l'temps pour une quête secondaire, j'ai déjà un truc à faire ! Mais tandis que je pousse légèrement le garçon sur le côté afin de voir si Potentiel Senpai est toujours là, je réalise avec effroi (du style Le Cri de Munch) que... :  « SENPAI A DISPARU. POURQUOI SENPAI A DISPARU ?! »

Les deux mains sur mes joues que je pince puis tire, je me confonds alors en lamentations au beau milieu de la rue marchande, devenue le tombeau de mes espoirs. Sans remarquer qu'il s'agit de la manche du monsieur bousculé, ma main attrape le premier bout de tissu qui vient et tire machinalement dessus  tout en reprenant:

 
« Je devais parler à senpaaaaaaai... en plus je me suis levée exprès... »


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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Lun 11 Avr - 21:20
Kotetsu Yoshikawa

Notice Me Senpai²

KotetsEugène – Day 01


Le début de la matinée ne fut pas trop brutal. Ce matin Kotetsu n’avait pas cours puisqu’il travaillait dans les locaux de Kibou Times. En plus de ça, on lui avait accordé son après-midi, jour de chance !

Après avoir continué de bosser sur son prochain article, Kotetsu observa sa montre : il n’était plus très loin de midi. C’était décidé, ce midi, il irait manger à l’extérieur. En général, le blondinet ne s’accordait pas trop ce genre de chose pour la simple et bonne raison qu’il n’avait pas envie d’aller trainer tout seul.

Mais là, il avait bien envie d’aller se chercher un sandwich avant de retourner à l’appartement. Et puis son frigo était vide, et il avait la flemme d’aller faire de vraies courses pour l’instant. Il verrait ça plus tard. Dans le pire des cas, il pourrait toujours se faire livrer des plats à la maison.

La fin de la matinée était enfin arrivée. Après avoir salué son binôme, Kotetsu passa son badge sur la pointeuse, enfila son blouson et descendit les escaliers jusqu’à se retrouver, enfin, à l’air libre.

L’avantage de travailler au centre-ville, c’est que tout est à proximité. Et puis de Trafalgar ce n’était pas si loin. Kotetsu se dirigea vers une boutique de snack qui propose des menus sandwiches sympas. Après avoir payé et récupéré le sac contenant son repas, le journaliste pris la direction de la maison, enfin… de son appartement quoi.

La rue marchande était bondée. A croire que tous ceux qui travaillent au centre-ville n’ont rien de mieux à faire que de sortir pendant la pause déjeuner pour faire du lèche-vitrine…

Un petit attroupement ne manqua pas d’échapper au sens de l’observation de Kotetsu qui s’approcha gentiment. Majoritairement des demoiselles qui semblaient aller au lycée. Au beau milieux… un géant…

* Est-ce qu’on peut vraiment être japonais et mesurer cette taille ? Non mais sérieusement, il à l’air de faire une demi-tête de plus que moi et pourtant j’suis européen. Non mais la blague. Ouais, c’est ça, et puis continue de les faire baver ces pauvres minettes, non mais t’as pas honte ? *

Et voilà qu’il se mettait à cracher sur cette pauvre personne qui essayait probablement d’être poli et ne pas envoyer paître ses… fans ? Elles avaient l’air de lui demander des dédicaces. Pourtant ce visage ne lui disait rien. Et avec une coupe de cheveux pareils, c’était plutôt facile de le repérer, le luron. Depuis quand se décolorer la moitié du crâne c’est à la mode ?

Alors que Kotetsu s’éloignait nonchalamment de la zone qui devenait bruyante, pour le coup, il sentit quelque chose le « percuter ». Enfin non, il sentit quelqu’un s’écraser mollement contre lui. En baissant la tête, il aperçut une demoiselle.

Avant qu’il ne se mette à râler,  ses yeux dorés croisèrent les siens, verts. Il tendit machinalement une main pour l’aider à se stabiliser alors que la demoiselle commençait à baragouiner des excuses.

De son côté, notre pauvre journaliste restait sans voix. Comme hypnotisé par cette fille qui… ressemblait à un chiot perdu. Elle avait l’air si douce et timide…

« Pas de soucis, je m’ap… »
« SENPAI A DISPARU. POURQUOI SENPAI A DISPARU ?! »
« pelle Kotetsu… »

Pour un vent, ça s’appelle un vent… Alors que la jeune fille s’était mise à hurler comme une hystérique après avoir poussé sans ménagement, et avec une force de mouche, le blondinet qui se sentait vraiment de trop, pour le coup.

Il allait partir quand la jeune fille lui tira sur la manche. Encore cet air de pauvre chose abandonnée… Ne pas craquer… Elle est ingrate. Elle ne remarque même pas ta présence en plus. Non, qu’est-ce que tu fiches… Mais non mais n’engage pas la conversation ! Kotetsu, stop ! èé couché !

« Hum… Tu as besoin d’aide ? »

Erf… on a perdu Kotetsu…  C'est fichu, pour lui.


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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Lun 11 Avr - 22:19
Eugene Dawkins
NOTICE ME SENPAI²

Ft. Eugene & Kotetsu


Que vais-je faire... que vais-je faire ?! Je n'arrive pas à croire que je me sois réveillée aussi tôt pour tout rater de cette façon... j'aurais mieux faire de rester couchée, comme ça au moins, je n'aurais pas eu à essuyer une défaite aussi cuisante. Dire que j'ai cru voir plein de filles autour de lui qui lui demandaient des dédicaces... pas que j'ai de quoi être jalouse (ma collection de dédis' est pleine à craquer after all), mais tout de même ! Comment je suis censée l'attraper s'il y a toute une masse de femelles hystériques agglutinée autour de lui ? Certaines avaient même l'air plutôt jolies en plus... Serrant le poing, j'inspire puis expire bruyamment, continuant à regarder autour du garçon dans l'espoir d'apercevoir la tête décolorée de Takeshi. Il faut que je le trouve, tant pis si je dois sauter sur la tête des gens comme s'ils étaient de gros Goombas pour me frayer un passage : Je. Le. Trouverai. Par tous les moyens. Coup d'oeil à droite, coup d'oeil à gauche... J'ose deux-trois petits sauts sur place afin de voir si ça change quoi que ce soit, mais rien à faire... Les gens forment un mur opaque devant moi, si bien que je ne parviens pas à discerner la moindre forme là-dedans. Pourquoi y a-t-il autant de monde ? Ils ne savent pas qu'on peut acheter tout ça pour moins cher sur le net, ou quoi ? Alors que moi, je ne suis même pas là pour faire les boutiques... tsk.

Au pire, j'irais ensuite au magasin de jeux-vidéos... même si ce serait débile, puisque je peux les télécharger avec mon compte. Je commence à manquer d'idées-là. Je n'ai plus qu'à accepter la fatalité : A nouveau, ce n'était pas ma journée... « Je devais parler à senpaaaaaaai... en plus je me suis levée exprès... », je me plains en tirant sur la manche du monsieur qui continue à me regarder comme si j'étais un chihuahua qui mordillerait ses pompes. A croire qu'il a jamais vu une fille de sa vie... ou peut-être qu'il a compris, qu'il sent - - non, voit que je n'en suis pas vraiment une... ? Dans le doute et soudain mal-à-l'aise, je jette un regard inquiet vers le blondin puis enfonce davantage mon béret tout en me mordant la lèvre. J'aurais dû me maquiller aujourd'hui... au moins un petit peu... Mais la sensation d'avoir une sorte de ciment séché sur le visage est vraiment dégueu, même si je me sens un peu mieux avec. Sentant mon courage s'évanouir comme de la glace au soleil, ma main finit par libérer le bout de tissu qu'elle avait capturé puis je me recule, grattouillant ma joue de mon ongle rongé avant de subitement le cacher derrière mon dos. Pas envie de montrer l'étendue de mes talents de marmotte grignoteuse de griffes...

Je devrais sans doute rentrer à la maison, vu qu'il ne me reste plus rien à faire ici... même si je sais que je n'arriverais pas à me rendormir, désormais. Je pourrais bien jouer à la console, mais comment je ferais cette nuit ? Tout mon cycle de sommeil va subir un de ces séismes géants ; il s'en remettra jamais ! Et moi encore moins... Faisant une moue attristée, je suçote l'intérieur de ma joue puis lève les yeux vers le bonhomme devant moi, qui ne semble manifestement pas décidé à s'en aller. « Hum… Tu as besoin d’aide ? », qu'il me demande, en ayant toujours le même air bizarre.  C'est comme s'il s'était figé sur place : Appelez-moi Medusa, je paralyse apparemment en un seul regard. D'ailleurs, plus je demeure ainsi à le fixer, plus je réalise qu'il est plutôt grand - enfin, toujours plus que moi. J'attrape alors mon menton, essayant d'évaluer la créature devant moi en l'observant de haut en bas... ouais, il pourrait faire une bonne échelle. Et je n'ai pas de temps à perdre, moi. J'ai peut-être Senpai qui traîne encore dans le coin... ! Ni une ni deux, j'attrape ses deux mains et les coince dans les miennes, rivant vers lui deux gros yeux de chat potté. Une voix mal assurée s'échappe alors de mes lèvres, tandis que je me risque au plus gros vent de l'année :

« Désolée de demander un truc comme ça mais... est-ce que vous... enfin... accepteriez de me porter ? Je n'arrive pas à trouver mon ami puisque je suis un peu... petite ... et, euh, j-je m'appelle Eugene. »

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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Lun 11 Avr - 22:48
Kotetsu Yoshikawa

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KotetsEugène – Day 01


La jeune fille semblait de plus en plus tracassée par la disparition de son Senpai. Kotetsu aurait trouvé ça flippant s’il n’avait pas eu, lui aussi, ce genre de côté obsessionnel. Mais ça restait frustrant, comme situation. C’est vrai quoi, d’habitude quand on est un minimum poli on… on ne fait pas ce genre de truc ! Elle l’ignore complètement quoi.

Kotetsu est transparent en fait. Il a décoloré au lavage et maintenant, c’est l’homme invisible. Trève de plaisanterie. La demoiselle enfonce son béret sur sa tête avant de se mordre la lèvre inférieure. Kotetsu, ayant saisit qu’il la mettait mal à l’aise à force de la fixer ainsi secoua la tête et réajusta ses lunettes sur son nez. Il avait oublié de les enlever, ces saloperies.

Elle semble européenne, elle aussi… Kotetsu voit bien qu’elle est en train de réfléchir, pardon, paniquer et voilà même qu’elle se met à grignoter son ongle. Bon sang, elle est bourrée de toc ?! Mais pourquoi est-ce qu’il restait là, planté comme un débile, à la regarder d’ailleurs ? Elle a lâché ta manche maintenant, tu peux partir tu sais ?!

La demoiselle semble à nouveau osciller entre la réflexion et les lamentations. Bref, non seulement elle est toquée, mais en plus y’a pas plus indécise, comme nana… Kotetsu ignore ce que sa « bonne conscience » essaye de lui dire et continue de détailler la donzelle qui se trouve face à lui.

Pas très grande, de grands yeux verts, des cheveux clairs qui encadrent son visage. Elle ne semble pas maquillée. Faut dire qu’elle n’en a pas besoin. Le blondinet n’a jamais été un fan de pot de peinture. La vision de sa « mère » l’en a bien assez dégouté. Un frisson lui parcourus l’échine alors qu’il s’imaginait encore cette marâtre débiter des mensonges à son père. Sale garce.

Kotetsu sursauta presque en sentant des mains froides s’emparer des siennes. Alors qu’il prévoyait de se dégager d’un geste vif, son regard croisa à nouveau celui de la jeune fille et cette fois, c’est une décharge électrique qui lui parcouru l’échine.

Elle n’avait pas le droit.

Non mais le regarder comme ça, c’était de la triche ! Visiblement elle lui avait demandé quelque chose, mais il n’avait pas écouté quoi… Voilà qu’il était comme un con, complètement hébété par une fille qu’il connaissait depuis quoi… 5 minutes ? Même pas ! Il avait envie de se foutre une gifle pour savoir s’il dormait, mais si c’était pas un rêve, se foutre une baffe en public c’était pas l’idée du siècle…

Et en plus, la dénommée Eugène, puisque c’était la seule chose qu’il avait entendu, attendait une réponse…

« Et bien Eugène… Je… Je veux bien t’aider. »

Regrettant presque aussitôt ses paroles, le jeune homme se demandait dans quelle galère il avait bien pu encore s’embarquer. Non mais sérieusement, tu ne pouvais pas lui demander de répéter ? T’as l’air d’un gland maintenant ! Et puis vu comment elle a l’air dégourdie, si tu attends qu’elle prenne les devants t’en a pour cent sept ans là !

Kotetsu était là, planté devant elle, en attendant qu’elle lui donne la marche à suivre. Il espérait juste que ce ne serait pas trop gênant, y’avait beaucoup de monde-là autour d’eux et des regards trainaient déjà sur notre duo improbable… ces deux-là sont des cas irrécupérables, je vous le dis, moi.



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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Mar 12 Avr - 0:50
Eugene Dawkins
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« Désolée de demander un truc comme ça mais... est-ce que vous... enfin... accepteriez de me porter ? Je n'arrive pas à trouver mon ami puisque je suis un peu... petite ... et, euh, j-je m'appelle Eugene. »

Bon. Apparemment, le prénom masculin est passé crème, puisqu'il n'a pas eu l'air très surpris en entendant ma présentation. Eugene... eugenios, signifiant "bien-né"... on peut donc dire que ça tombe on-ne-peut plus mal. Et bloody hell, je n'arrive toujours pas à croire que j'ai osé demander un truc pareil à un pur inconnu qui doit sûrement me prendre pour une grande malade. Mais je jure sur tous les daedras de Tamriel que j'ai toute ma tête - je suis juste un peu particulière, ce qui est entièrement différent. Toujours ses mains dans les miennes, je baisse le regard et réalise avec plus ou moins d'effroi que je suis en train de péter un câble complet. Depuis quand je touche les gens, moi ? Et surtout, les messieurs ? Un frisson glacé remonte le long de ma colonne et se répand dans tous mes membres, tandis que je sens mes joues s'enflammer, me brûlant le visage. Ayant la sensation que je pourrais mourir accablée par ma propre honte, je lâche aussitôt ses doigts avant de me reculer, à deux doigts de me cacher le minois dans mon bonnet. Je voudrais tellement que le sol s'ouvre sous mes pieds histoire de pouvoir m'y terrer, avant de convulser et de mourir d'une syncope. Ce qui, après réflexion, serait préférable à l'angoisse que je ressens actuellement...

« Et bien Eugène… Je… Je veux bien t’aider. »

... Mon cœur vient de manquer un battement. Ai-je mal entendu ? Est-ce qu'il vient tout juste d'accepter de me porter façon Roi Lion au milieu de la rue marchande ? Je cligne des yeux, la bouche à demi-ouverte, laissant échapper un petit : « ... V-vraiment ? » à la fois surpris et angoissé, craignant qu'il soit en train de se moquer de moi... Mais vu la façon avec laquelle il me regarde (c'est-à-dire, de la même manière que moi, je regarderais un cosplay de magical girl), je n'arrive pas à penser qu'il puisse faire ça. Il a juste l'air trop... gentil ? Voilà. Qui me dit que je ne peux pas tomber sur quelqu'un de gentil, pour une fois ! Au pire, je n'ai rien à perdre... j'ai déjà perdu mes heures de sommeil, à ce stade, je ne peux pas empirer mon cas. Reprenant soudain du poil de la bête, je lui souris de toutes mes dents, les deux mains derrière le dos et attends... attends... eeeet attends encore... mais rien n'arrive. Pas un pas, pas un geste, que dalle. Il reste là, à me fixer comme s'il attendait que je bondisse comme une pom-pom-rabbit endiablée pour lui atterrir sur les épaules, les deux bras levés en étoile. Et, aussi douée puis-je me révéler en sport (pour de vrai, y a aucune ironie ici), ce genre d'actes m'est complètement impossible. L'ennui est que je ne peux pas m'amuser à perdre du temps au profit de questionnements inutiles : il a dit qu'il voulait bien m'aider, alors il va m'aider - c'est donc parti pour l'escalade à la Eugene !

Je me mets alors à lui tourner autour à la recherche d'un support, ne parvenant pas à prendre une décision : est-ce que je l'escalade depuis le côté, est-ce que je pose ma bottine sur son genou, ou est-ce que je saute sur son dos comme un koala à béret ?... Non, j'aurais juste l'air débile... surtout que je ne veux pas prendre le risque de lui faire du mal. Ce serait abuser de sa gentillesse. M'appuyer à son genou est donc hors de question, ce pour quoi je tente tout d'abord de monter sur son dos en posant mes mains sur ses épaules avant de sautiller sur place, provoquant par la même occasion le rire des passants. La honte. Ce serait tellement plus simple s'il avait pris le réflexe de me porter de lui-même...  A nouveau rouge écrevisse, je me tasse dans le dos du dit-Ko... ko... "Koko", donc. C'est mignon comme surnom ! Mais là n'est pas la question... Un petit couinement plaintif quittant ma gorge, je reste un moment ainsi dissimulée derrière le semi-géant, franchement tentée de me rouler en boule sur l'asphalte afin d'imiter un caillou. Takeshi est parti, entouré de bimbos fanatiques, je me suis levée pour rien, mon cycle de sommeil est foutu, le monsieur veut pas me porter ET les gens sont désormais au courant que je suis une débile profonde. La journée est tellement mal partie...

Enfin. Je ne suis pas tant à plaindre, je pense : "Koko" est un garçon plutôt gentil, et, maintenant que je le remarque... avec une bonne bouille en plus... Une petite barbiche et il ressemblerait presque à Senpai ! All hail Senpai, Senpai 4ever. Désormais devant lui, j'inspecte son visage en penchant la tête sur le côté, plissant les yeux en essayant de l'imaginer avec les cheveux à moitié décolorée et une barbiche Takeshienne... il faudrait vraiment que j'arrête de chercher à m'imaginer des clones partout. Je me reprends soudain, hochant ma tête de droite à gauche avant de soupirer, levant vers le garçon des yeux emplis de défaitisme :  


« ... Errrr... vous pourriez me porter ? Pas sur vos épaules, si possible... ce serait un peu... "gênant". Plutôt comme le roi lion... »

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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Mar 12 Avr - 21:40
Kotetsu Yoshikawa

Notice Me Senpai²

KotetsEugène – Day 01


Cette situation était franchement weird. Et j’avais un mal fou à la gérer. J’étais là comme un con à rester planté devant « Eugène ». La demoiselle semblait un peu décalée, enfin, à côté de ses pompes quoi. Un sacré petit bout de demoiselle, ça c’était certains. Je ne sais pas qui était ce « senpai », mais je l’enviais un peu. Une demoiselle si mignonne à ses trousses… Et elle ne semblait pas « intéressée ». Pas de sales idées derrière la tête quoi. C’est toujours un peu ce qui manque, dans les relations ici. Surtout quand j’donne mon nom en fait. Tant qu’on voit que ma trogne d’européen, on me fou la paix, au pire on tente de me bizuter un coup. Bon, ça fait pas l’malin longtemps, suffit qu’ils apprennent que j’sois friqué pour me foutre la paix.

Le fric, sur cette fichue île, ça fait tout. On peut donc dire que j’suis un sacré chanceux d’avoir été adopté par des riches.

Je sortis de mes pensées lorsque la jeune femme devant moi m’en tira :

« C’est vrai ? »

Non, c’était une blague, en vrai tu vas te démerder et moi j’vais bien gentiment me barrer chez moi pour aller bouffer mon sandwich.

J’espère que le type qu’elle cherche n’a pas trop la bougeotte, sinon, elle ne le retrouvera jamais parmi cette foule. Enfin, quelque part, si, j’espère qu’il a grave la bougeotte et qu’elle n’arrive pas à remettre la main dessus. Comme ça on pourrait peut-être échanger quelques mots de plus ? Je ne sais pas ce qui se passe dans ma tête, mais clairement, quelque chose cloche chez moi… Je ne suis pas un triste connard, mais j’ai jamais été non plus le premier à tendre la main vers la veuve ou l’orphelin. Je la regarde dans les yeux et hausse les épaules avant de lui répondre :

« Oui, c’est vrai. J’ai mon après-midi de dispo, je peux bien prendre du temps pour t’aider. »

Et sans être un gentleman, Daigo Yoshikawa, mon père m’avait tout de même élevé avec un minimum de bonnes manières, notamment en ce qui concerne les femmes. Un peu de galanterie n’a jamais tué personne.

J’attendais donc qu’elle m’indique un peu ce qu’elle attendait vraiment, puisque je ne me voyait pas la prendre dans mes bras comme une princesse. Non seulement on se connaissait depuis six minutes trente, et en plus ça ne l’aiderait vraiment pas à voir « plus haut » que la foule. La solution serait sur mes épaules ou mon dos.

Voyant mon manque de réaction, elle essaya tant bien que mal de sauter sur mon dos et malgré mes efforts pour l’y aider… elle n’avait pas l’air super douée. Bon, j’suis pas un nain, mais j’suis pas si grand, si ? Je la sens se blottir contre mon dos et je crois que mes joues rosissent un poil. Je secoue la tête et me tourne vers elle en posant mes mains sur ses épaules. Et voilà qu’elle se met à me fixer, elle aussi. Bon sang. Arrête avec tes yeux QAQ ! Ils sont juste trop….. VERTS !

Je détourne le regard alors qu’elle me détaille. Je n’arrive pas à savoir ce qu’elle pense, là, tout de suite, et ça m’énerve parce que d’habitude je suis plutôt perspicace pour ce genre de chose.

« Comme le roi lion »

Hein ? Ah elle veut que je la soulève en mode Rafiki qui menace de balancer Simba de la falaise ? Je lui souris tout de même pour la référence et sans demander mon reste, je l’attrape par la taille et la soulève. Mon dieu, cette fille c’est un poids plume ? Bref, je la soulève le plus haut possible et fait doucement un tour sur moi-même pour lui offrir « la vue panoramique ».

Je me demande vraiment dans quoi je me suis embarqué. J’y crois pas…. J’suis en train de trouver une fille attachante, en moins de 10 minutes.



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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Mer 13 Avr - 20:25
Eugene Dawkins
NOTICE ME SENPAI²

Ft. Eugene & Kotetsu

A ma demande, des mains agrippent ma taille et me soulèvent comme on porterait une poupée de chiffon. Oh. My. Stars. ON ME TOUCHE ! Je n'avais pas pensé à ça dans mon élan. Depuis combien de temps n'ai-je pas été aussi proche d'un autre être vivant humanoïde ?! Ne pas hurler à la mort, ne pas hurler à la mort, soyons raisonnables : Pour être portée, il faut du contact physique - en plus, tu t'en remettras rapidement si tu refoules tous ces souvenirs après. On inspire, on expire. Pas moyen de faire une crise d'angoisse alors que Koko - un garçon que je connais depuis quoi, cinq minutes ?- a gentiment accepté de me donner un coup de main. Ainsi élevée et, de là où je suis désormais, je pourrai sûrement trouver Senpai en dépit de la foule... C'est alors que je réalise à quel point mon idée était stupide : en effet, si je peux voir tout le monde, la logique fait que tout le monde peut me voir aussi. Comme plongée dans un cauchemar, ne multitude de têtes se tournent en passant à côté du duo de nigauds que nous formons  (dont l'un tourne quand même sur lui-même comme si on faisait une sorte de danse cheloue). Je me raidis, déchirée entre le besoin de descendre au plus vite et celui de trouver Takeshi qui, malgré ma nouvelle vision à 360 degrés, demeure introuvable. Je soupire, jetant un regard attristé à mon porteur quand soudain, l'apparition divine : Une tête à moitié blonde. Les poumons remplis à en déborder, j'exprime alors ma joie qui déchante toutefois assez vite :

« IL EST L... » Je m'arrête d'un seul coup brusquement. L'homme s'est tourné entre temps, révélant un visage qui est loin de ressembler à la face de cutie de Senpai. Déception : « Pas là. Nope, c'est pas lui... Ça devrait aller maintenant Koko-san. Merci... »

Je retouche à nouveau le sol, arrange ma jupe fleurie qui remontait un chouïa (mais pas assez pour me faire paniquer - et accessoirement mourir) avant de regarder Koko, toujours hébété qui ne doit pas tout comprendre. Tout de même, je n'arrive pas à croire que j'ai confondu Takeshi avec le garçon moche de tout à l'heure... tsk. Je ne suis qu'une blasphématrice à flanquer au bûcher. Déshonneur sur ma famille, déshonneur sur moi, déshonneur sur ma VACHE, je sais. Cependant, alors que j'envisage de poliment le saluer avant de déguerpir au triple galop, un flashback des paroles émises plus tôt m'arrête et me fait me figer sur place, devenant aussi livide que ma peau le permet : « … Pardon, je, euhm... J-je n'aurais pas dû vous surnommer, mais je n'ai pas... tout à fait saisi votre nom, en fait. » Damn, le pauvre garçon va finir par s'imaginer que je me moque complètement de lui... ce qui n'est pas le cas, juré ! Il a eu la gentillesse de m'aider, quitte à affronter le ridicule de la situation... Donc non, je n'irais pas dire que ça m'est égal, ce n'est pas vraiment mon genre de manquer de reconnaissance envers ceux qui m'ont tendu la main... Les miennes derrière mon dos et basculant d'avant en arrière sur mes petites bottines, je lui souris d'un air mi-désolé, mi-crispé puis arrête mon regard sur une terrasse où mangent une bande d'amis. Ce serait peut-être un moyen de me faire pardonner et de le remercier pour m'avoir aidée... Montrant la terrasse derrière lui du doigt, je l'incite à se tourner un peu en pressant ma main contre son épaule avant de lui demander directement :

« Je peux vous payer quelque chose ?... Une glace peut-être ? Si vous n'êtes pas diabétique... » Je m'arrête, haussant un sourcil tout en retirant brusquement ma main : « ... Ça se demande à des inconnus ça, hein ? Oh mon dieu, je dois passer pour une cinglée... c'est juste que je sors rarement de chez moi, alors je ne suis pas très douée avec les autres... »

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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Dim 17 Avr - 18:47
Kotetsu Yoshikawa

Notice Me Senpai²

KotetsEugène – Day 01


Je sentais la demoiselle se raidir alors que je la soulevais bien plus facilement que prévu. J’aurais pensé qu’elle serait plus… lourde. Ne me lancez pas ce regard-là ! Je n’ai pas dit « bah je croyais que t’étais grosse »… Et puis je n’ai pas à me justifier bordel !

Bref, alors qu’elle regardait autour de nous pour retrouver… « Senpai ». Bordel je viens de cramer que ça doit être ce genre de fille complètement folle d’un type, genre, jusqu’à l’obsession vous voyez ? J’espère que ce n’est pas une Yandere ?! Si elle ne le retrouve pas elle pourrait penser que c’est ma faute ?! Non, mais non, Kotetsu, qu’est-ce que tu vas t’imaginer hein ? Elle est tout à fait normale, cette jolie demoiselle, pas vrai ?

Je jette un coup d’œil pas très assuré autour de nous et me rends compte du ridicule de la situation : tout le monde nous regarde comme des sortis d’asile. Si je ne portais pas Eugène, je me serais probablement facepalm la tronche.

Alors que j’étais en train de me triturer le cerveau parce que j’étais en train de faire n’importe quoi, il y eu du mouvement au-dessus de ma tête. Elle avait l’air surexcitée d’un coup, allez savoir pourquoi. Et voilà qu’elle commençait à se mettre à crier, puisse stoppa net. Pour elle un véritable faux espoir, pour moi, une belle aubaine. Je la déposais doucement au sol, à sa demande quand soudain je réalisais. « Koko-san » ?! J’ai failli m’étrangler avec ma salive. Non mais sérieusement, c’est quoi ce surnom à deux ronds qu’elle m’a trouvé ? Elle a cru que j’étais un perroquet, c’est ça ? Voyant la détresse sur mon visage, Eugène commença à se triturer les mains et à devenir plus blanche qu’un cachet d’aspirine.

Et voilà qu’elle se confondait désormais en excuse. Je ne plus avoir d’autre réaction que de me mordiller la lèvre inférieure avant de me mettre à rire de bon cœur. Sans y penser, je posais une main sur le sommet de son crâne et ébouriffait affectueusement ses cheveux à travers son béret. Cette fille était à la fois un véritable phénomène, et à la fois la mignonnerie incarnée. Avant de la faire fuir, j’ôtais ma main et m’excusa rapidement :

« Désolé si je te parais trop familier, c’est juste que… tu m’as vraiment surpris avec ce surnom haha ! Je m’appelle Kotetsu. »
Je lui adressai un nouveau sourire sincère alors qu’elle bafouillait encore des choses incohérentes. Elle, pas douée avec les autres ? Ca tu l’as dit. La maladresse incarnée. Mais ça lui donnait du charme.

Non, c’est faux, je ne suis pas en train de m’enticher d’une demoiselle que je connais depuis dix minutes à peine. Non, je suis Kotetsu Yoshikawa, celui qui fuit les femmes, systématiquement intéressées uniquement par mon statut social et ma thune. Je suis pas DU TOUT sensible à ces grands yeux verts et presque innocents qui se tiennent devant moi et me fixent d’un air complètement affolé à l’idée de se prendre le plus gros vent de leur vie parce que je suis UN ABRUTIS QUI RESTE PLANTE LA PERDU DANS SON REGARD AU LIEU DE LUI REPONDRE. IDIOT QUE JE SUIS.

« Disons que j’étais sur le chemin de mon appart pour aller manger mon sandwich et ma pâtisserie tout seul comme un vieux, alors j’imagine que même si je refuse ton invitation pour une glace, j’aimerais bien trouver un petit coin tranquille en terrasse pour manger mon repas en ta compagnie, si… si t’as pas juste envie de fuir pour retourner t’enfouir sous ta couette ? »

J’essayais de lui adresser le regard le plus rassurant possible, même si j’avais un sourire espiègle et que clairement, je venais de la taquiner de la manière la plus gratuite qui soit. Alors qu’on ne se connait pas. Je suis débile. C’est plus fort que moi.


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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Jeu 21 Avr - 18:25
Eugene Dawkins
NOTICE ME SENPAI²

Ft. Eugene & Kotetsu

« … Pardon, je, euhm... J-je n'aurais pas dû vous surnommer, mais je n'ai pas... tout à fait saisi votre nom, en fait. »

Mon cœur bat à vive allure au creux de ma poitrine ; un peu plus, et il imploserait à m'en disloquer la cage thoracique. Le balancement de mon corps d'avant en arrière ne parvient pas à faire baisser la tension, qui fait poindre des sueurs froides à la base de ma nuque. Pourquoi l'ai-je surnommé "Koko-san" ? Pourquoi ce sobriquet-là ?! En relevant la tête, je ne peux m'empêcher de relever le semi-désespoir de mon interlocuteur à l'air encore plus égaré que moi : ses yeux cherchent des réponses dans les miens, on dirait qu'il ne s'attendait pas à écoper du même nom que celui d'un perroquet dans un Disney... Je détourne rapidement la tête, sentant mes joues entamer le boléro du feu sur ma face. Du coin de l’œil, je remarque que Koko se mordille la lèvre avant de pouffer d'un petit rire qui semble durer une éternité tant je me sens mal à mon aise. Je vous en supplie, s'il existe encore un peu de pitié dans votre coeur froid : achevez-moi. Alors que je suis occupée à prier tous les dieux inexistants pour qu'ils m'exterminent d'un éclair dans la bouche (et pas les comestibles), une main s’aplatit sur mon béret et m'oblige à sortir de mes songes. Je cligne des yeux, à la fois surprise et choquée. Ça y est : je suis devenue son chien, adieu fierté que je n'ai jamais eue. Mais ce geste m'est familier, il n'est après tout pas le seul à me caresser les cheveux de cette manière... lui aussi, il le fait. Et par "lui", je  parle bien de senpai - il n'y a pas d'autres "lui" dans ma vie, après tout. Toujours rouge de gêne (d'Eugene *badum tss*), je baisse la tête en soupirant, le laissant me patpater amicalement : après tout, il m'a bien aidée tout à l'heure... il n'est donc pas un mauvais bougre.

| TROPHÉE DÉBLOQUÉ : PERMIS DE TOUCHER (mais pas trop) |

Il retire finalement sa main, comme embarrassé de sa soudaine proximité, puis me fais ses excuses, avant de décliner une seconde fois son identité. Kotetsu. Je répète une seconde fois son nom à voix basse, comme pour mieux l'imprégner dans ma mémoire, hoche la tête et, prise de doutes, l'écris dans l'un des bloc-notes de mon portable - au cas où l'envie de l'appeler Koko me reprendrait et qu'il faudrait à tout prix me stopper. Ne sait-on jamais, avec moi. Un sourire amical élargit mes commissures : « C'est joli... », lui dis-je avant de me figer dans mes pensées, réalisant une chose qui aurait dû me sauter m'apparaître comme un poing au milieu du visage. Ses cheveux, ses yeux... à bien y regarder, il semble tout aussi exotique que moi, si ce n'est plus. Toutefois, je ne saurais dire de quelle origine il semble être... peut-être un européen ? Oh, je ne sais vraiment pas. Toujours dans l'attente de ma réponse quant à ma proposition précédente (qui était de lui payer une glace pour le récompenser de sa patience et de sa gentillesse de tout à l'heure), une sale impression que son cerveau a fermé les rideaux me prend alors et fait remonter l'angoisse. Son regard est plongé dans mes prunelles, comme s'il s'était perdu quelque part entre l'iris et la pupille, incapable de remonter à la surface. Aucun mot ne s'échappe de ses lèvres ; je pourrais presque affirmer qu'il est en voie de rupture cérébrale, à ce stade. De mon côté, je ne sais trop quoi regarder... disons que la sensation d'être littéralement bouffée du regard n'est pas ce qu'il y a de plus plaisant, surtout lorsqu'on attend une réponse qui met trois ans à arriver. Et encore, trois ans, c'est gentil...

Kotetsu se reprend tout à coup comme extirpé de ses rêveries, quand il s'exclame alors : «Disons que j’étais sur le chemin de mon appart pour aller manger mon sandwich et ma pâtisserie tout seul comme un vieux, alors j’imagine que même si je refuse ton invitation pour une glace, j’aimerais bien trouver un petit coin tranquille en terrasse pour manger mon repas en ta compagnie, si… si t’as pas juste envie de fuir pour retourner t’enfouir sous ta couette ? » Mes cordes vocales grincent en un rire nerveux me faisant sursauter : pendant un moment, j'ai bien cru qu'il allait me proposer de lui tenir compagnie chez lui. Et, bien que je fasse de mon mieux pour ne pas me montrer paranoïaque auprès des jeunes hommes pleins de fougue (et d'hormones), "pour dîner avec le Diable, il faut une longue cuillère". Je respire enfin, soulagée en comprenant que telle n'était pas sa proposition, puis lui souris sans aucune malice. Comme prise d'un naturel peu conseillé pour une personne de mon acabit, je lui réponds alors : «  Non, non, je ferai ça plus tard, en rentrant... » Je m'arrête, me flanque la paume de ma main contre le front : «   TEUH ! E-enfin, je v-veux dire... C'est d'accord alors, je veux bien vo... vouu... *hm* t... te tenir compagnie pour l'après-midi ! On a qu'à aller à cette terrasse alors, il n'y a pas grand-monde. » Ce que les marques de respect sont difficiles à mettre de côté, quand on sait ce que cela peut signifier socialement parlant... mais lui ne me vouvoie même pas ; ce serait donc stupide de le faire, surtout qu'il pourrait mal le prendre, penser que j'accentue sur le vous en mode passive-agressive pour qu'il "me parle meilleur". Et non, d'un côté, ça m'arrange de ne pas être vouvoyée.

J'attends qu'il engage la marche puis m'avance jusqu'à arriver près des chaises et tables mises à la disposition des clients dont je m'empresse de faire partie, en allant directement me commander une glace. Le serveur ne sourit guère ; mais je fis fi de l'oppression que mon cerveau dérangé s'invente pour ensuite retourner auprès de Kotetsu qui m'attend à l'une des tables. Un silence s'installe entre nous. Silence que je brise dès que le courage réussit à m'insuffler une nouvelle force : « Sinon... Tu fais quoi ? Enfin, dans la vie...» que je marmonne, ne parvenant à trouver ma place dans ces soudaines interactions sociales. Je réalise alors que je viens de poser l'unique et ultime question à ne jamais demander. Pourquoi ? Parce que chaque conversation est un échange... à tous les coups, je vais me manger un "et toi ?" en pleine tête et ne pas savoir répondre. Redoutant le retour de ma monnaie, je regarde ma glace se poser sous mes yeux et la paie en souriant.


| OBJET DE QUÊTE ACQUIS : FRAISE MELBA |

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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Jeu 21 Avr - 19:54
Kotetsu Yoshikawa

Notice Me Senpai²

KotetsEugène – Day 01

J’ai l’impression que cette pauvre Eugène passe décidemment par tous les coloris de visage possible et imaginable. Est-ce que c’est normal d’être si rouge ? J’crois que j’pourrais faire cuire un œuf sur sa joue là. Je m’en veux un peu de l’avoir taquiné tant elle semble timide. Et dire que y’a même pas une minute elle s’apprêtait à brailler un truc genre : « SENPAAAAAAI ? SENPAI EST LA OMG, IL EST LAAAAAAA ». Sauf que non, pas lui. Du coup, à moi le temps à passer cette après-midi avec la miss, huhu. Quoi ? Non, j’ai rien dis, c’est faux m’sieur le juge. Je suis innocent, pur comme la neige.
Je me racle un coup la gorge alors qu’elle baisse la tête quand je lui gratouille la tête…. Genre, dépitée. Allez, un point en moins Kotetsu, ggwp… Wait, depuis quand je « compte les points » ?

Une douche, ce soir, dès que je rentre, GLA-CEE. Ca me remettra les idées en place. Non mais je rêve.

Elle répète mon prénom, comme pour s’en imprégner, et va… jusqu’à… le noter dans son téléphone ? Wow, c’est pas la fin du monde hein ? Bon, je dis pas que je suis pas content de savoir qu’elle veut faire un peu d’effort pour éviter de me surnommer encore « Koko-san », mais… Si d’autre auraient été foudroyé du regard, venant d’elle… ça me dérange pas. J’veux dire, comment vous voulez vous énerver contre cette demoiselle ? Celui qui hausse la voix en sa présence est sûr et certains de la retrouver roulée en boule dans un coin… Et bully les nanas, ce n’est pas cool, ok ? Moi j’suis pas un gentleman, mais j’ai un minimum d’éducation. Et puis pour une fois que je tombe sur une fille qui, à mes yeux, ne ressemble pas à une sale vipère avare de fric et d’attention…. Quoi ? Moi, paranoïaque ? Tellement pas… Enfin… juste un peu ?

Je sors de mes pensées et lui souris à nouveau. J’espère juste qu’elle va accepter ma proposition. J’ai vraiment envie de la connaître un peu plus. Faut dire que je suis le plus gros curieux que ce monde ai jamais connu… Pire qu’une fouine. Je suis l’indiscrétion incarnée. Mais je sais me contenir quand il le faut, et avec Eugène, soyez trop entreprenant et ma main à couper qu’elle se sauve en courant comme un lapin de garenne.

Je la vois se crisper d’abord à ma proposition, comme si elle avait soudainement… peur de moi ? Enfin, l’espace de quelques secondes, elle me regardait comme si j’étais le grand méchant loup quoi… Puis, d’un coup, elle semble comme soulagée. Non mais elle était partie à s’imaginer quoi encore ? je vous jure, celle-là alors… Quand je vous dis que c’est un phénomène.

Alors qu’elle me répond, le plus naturellement du monde, que se cacher sous la couette, elle irait le faire après. Au calme. Alors qu’elle se rend compte de son discours, la demoiselle se colle un facepalm royal dans la tronche, avant de se raccrocher aux branches à grandes bafouilles et tentatives de vouvoiement raté. Je lui souris légèrement, toujours taquin, puis elle arrive finalement à formuler à haute voix son idée de base.

Tout ce cinéma, pour juste dire oui… Je lui réponds d’un sourire Colgate et ouvre la marche vers la terrasse déserte qu’elle a pointée du doigt. C’est loin d’être le meilleur endroit du monde pour commander quelque chose, mais elle a choisi, et pour son pauvre petit cœur agoraphobe, c’est probablement mieux. Je m’assois alors qu’elle me fait signe qu’elle va commander. Je déballe mon sandwich, ma tarte au citron meringuée et ma bouteille d’eau alors que la miss revient avec sa Fraise Melba. Inconsciemment, je lui souris.

Une fois que nous sommes bien installé, et contre toute mes attentes, c’est Eugène qui entame la discussion. Ce qu’il fait dans la vie ? Kotetsu pousse un loooong soupir d’aise avant de lui répondre après avoir terminé sa gorgée d’eau :

« Je suis en dernière année d’école de journalisme. Et je travaille à temps partiel au Kibou Times, le journal de l’île. Je vais devoir faire un article sur le festival Sakura prochainement, alors je faisais du repérage en sortant du boulot au moment où je t’ai bousculé. »

Je lui souris alors que je lis clairement sur son visage qu’elle apréhende la suite. Oui, je sais que t’as peur que je te demande ce que toi tu fais. Probablement parce que… tu ne fais rien. Outre stalker « Senpai », probablement. Je bois à nouveau une gorgée d’eau avant de prendre à mon tour la parole :

« Je te demanderais pas ce que tu fais, je ne veux pas t’embêter avec ça… En revanche, qui est ce Senpai que tu recherches avec tant d’ardeur ? Je le connais peut-être, j’ai pas mal de contact grâce à mon métier. »

Ou plutôt, connait tes adversaires pour mieux pouvoir les entuber. Mon dieu, pourquoi je fais ça ? Mes yeux se plongent à nouveau dans son regard émeraude. Tous des menteurs. Qui a dit que les coups de foudre, s’était juste dans les mangas à l’eau de rose ? Coeur d’artichaud de merde.


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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Ven 22 Avr - 14:50
Eugene Dawkins
NOTICE ME SENPAI²

Ft. Eugene & Kotetsu


La coupe de glace tinte contre la table dont je caresse les bords du bout des doigts, à la fois indécise et gênée. Qu'est-ce qui m'est passée par la tête ? Ai-je à ce point envie de passer pour un cas social auprès de ce garçon que je ne connais que depuis plusieurs minutes et qui (sûrement) me jugera à cause de mon inactivité presque criminelle ? J'imagine la réponse que je vais devoir lui donner quand il me renverra la question : "Oh, je dors le jour et joue la nuit, mais parfois il m'arrive de stalker Senpai ou d'aller m'acheter des pâtes au combini."  Je soupire. Une jeune fille incarnant la normalité, n'est-ce pas ? Je sens rôder la peur, pendant que je le fixe d'un oeil inquiet, persuadée qu'il va se lever et me laisser planter là si je lui annonce de but en blanc qu'un beau jour, j'ai décidé de mes études par la fenêtre en mode GET DUNKED ON pour ensuite vouer ma vie à l'univers des pixels et des romances à l'eau de rose irréelles. Au beau milieu de mon angoisse, je ne remarque pas de suite qu'une montagne de sucre, de lait et d'arômes fruités noyée sous la chantilly me fait désormais face ; bonjour Ô futur cholestérol, te décideras-tu un jour à passer mes portes ou attends-tu le bon moment pour venir me boucher les artères ? Oh, prends ton temps, ça me laisse un peu plus de cochonneries à avaler comme ça. N'écoutant que la voix tentatrice de mon extrême gourmandise, je prends la cuillère dans ma main et la porte directement à ma bouche, plongeant dans un monde de douceurs sans limites. Sûre et certaine que je ronronnerais si j'avais quelques origines félines.

Kotetsu pousse un long soupir que je ne parviens pas vraiment à interpréter sans faire redoubler mon inquiétude, avant de finalement me répondre :

« Je suis en dernière année d’école de journalisme. Et je travaille à temps partiel au Kibou Times, le journal de l’île. Je vais devoir faire un article sur le festival Sakura prochainement, alors je faisais du repérage en sortant du boulot au moment où je t’ai bousculé... » Il prend une pause, me sourit d'un air presque compatissant puis reprend : « Je te demanderais pas ce que tu fais, je ne veux pas t’embêter avec ça… »

En un instant, le poids qui me pesait sur la poitrine brusquement s'envole ; un petit rire remonte puis s'échappe de moi, soudain soulagée qu'il ne me pose pas la question à propos de mes activités. C'est vrai, qu'aurais-je bien pu lui répondre ? Je n'aurais pas su me résoudre à mentir alors qu'il s'était montré si gentil auparavant... Dans un sourire, je hoche la tête avant d'analyser avec plus d'attention les informations qu'il vient de me fournir... un semi-journaliste qui travaille à Kibou Times... hm. Je saurais certainement de quoi il s'agit si seulement je lisais le journal, ce qui est loin d'être le cas ; moins je connais le monde qui m'entoure, et mieux je me porte. En l'entendant parler du festival Sakura (auquel, je suis sûre, je n'assisterai pas à moins d'y être forcée), je me mets toutefois à me demander si Takeshi y sera... « Oh, le festival Sakura... ? Je ne sais pas si j'y vais, personnellement... », que je marmonne, le regard dans le vide comme si ce n'était pas censé être dit à voix haute. Je peux toujours changer d'avis... Mais comme j'imagine que si tel est le cas, ce sera accompagné de ses amis (et de son fameux Kyu Jae), je vais sûrement devoir remettre mon stalk à plus tard. Rien à faire là-bas. Enfin, je reste persuadée que si Grandma veut que j'y aille, elle trouvera toujours le moyen de m'y pousser, quitte à me traîner par la peau des fesses... je ne peux rien contre Grandma. Vraiment rien.

« En revanche, qui est ce Senpai que tu recherches avec tant d’ardeur ? Je le connais peut-être, j’ai pas mal de contact grâce à mon métier. »

Eeet Eugene aka la Tomate repasse en mode attaque et dévoile toute sa puissance, tandis que je baisse la tête, m'occupant en mangeant ma glace. S'il le connaît, je suis mal barrée. Déjà que Takeshi subit ma bizarrerie assez souvent, là, s'il apprend que j'ai demandé au premier inconnu qui passe de me porter pour le retrouver dans la foule, il risque de rigoler. Je me mords la lèvre, cherche mes mots, croisant mes mains sur la table, les décroisant. Une fois ma gorge éclaircie, je tente une explication plus ou moins assurée :

« S-senpai ? Oh, euh... Takeshi-senpai est un vieil ami que j'ai rencontré lorsque j'étais encore au lycée : C-c'est un garçon très gentil... il m'a protégée d'une bande de types bizarres qui voulaient me bousculer un peu... Mais si tu le connais, ne lui dis pas que je le cherchais s'il te plaît... je suis déjà assez ridicule avec lui... »

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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Mar 26 Avr - 21:59
Kotetsu Yoshikawa

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KotetsEugène – Day 01

J’observe la petite Eugène qui semble, enfin, se rendre compte que sa coupe de glace est arrivée. Moi, je me contente de croquer à nouveau dans mon sandwich tout en me demandant vraiment ce que je suis en train de faire… Kotetsu, mon grand, franchement, t’as pas mieux à faire que de flasher sur une demoiselle qui semble être un cas bien à part, et qui, en plus, lèche les bottes d’un autre gars qui ne remarque probablement rien ?

Fou ce que c’est cliché ce que j’imagine.

Pourtant, j’ai bien envie de lui piquer sa place moi, à ce Senpai. Moi je ne suis pas un aveugle, ni même un insensible.

Je secoue la tête alors que je me surprends encore à imaginer n’importe quoi. Et puis si ça se trouve il est très bien ce garçon qu’elle appelle « Senpai ».

Je me recentre sur Eugène qui pousse un léger rire. Elle semble vraiment soulagé que j’élude la question. Bah, pas difficile d'imaginer ce qu’elle fait hein. A part rester chez elle à s’imaginer des histoires à l’eau de rose, je ne vois pas trop. Ses étagères doivent déborder de Shojo dégoulinant d’amour.

Le fait d’avoir parlé du Festival Sakura semble la faire réagir. Je me doute bien qu’elle ne s’imagine pas y mettre les pieds, il doit y avoir bien trop de monde pour elle. Mais j’imagine aisément qu’elle ferait l’effort d’y aller si jamais elle apprenait que ce cher « Senpai » allait y faire un tour.

Quant à moi, je serais coincé avec mon appareil photo à devoir me coltiner ce discours à la con que nous a encore préparé la vieille.

Mon sourire s’agrandit alors que ma pauvre interlocutrice rougit délicieusement. J’ai envie de la torturer un peu, gentiment. Je ne devrais pas être si taquin, surtout pas avec une fille que je connais à peine. Mais j’ai la sensation d’avoir un peu de « feeling » avec elle. Je sais que c’est débile parce qu’elle risque de retourner s’enfuir sous sa couette et ne plus jamais en sortir. Et là, j’aurais tout gagné… mais c’est plus fort que moi… Alors que je la vois baisser les yeux, se mordant la lèvre inférieure, je ne peux m’empêcher de la dévorer un peu plus du regard. Mon rythme cardiaque s’est un peu précipité, je crois. Rien de bien méchant, ce n’est pas la chamade hein, mais… c’est un signe suffisant pour me faire comprendre que je joue à un jeu dangereux.

Je devrais rentrer chez moi et oublier ce visage.

Sauf que la petite voix d’Eugène s’élève à nouveau et brise tous mes espoirs de retraite. Je lui souris de manière moins taquine avant de lui répondre :

« Ah mais oui, ce Takeshi là ! Il est très populaire, pas vrai ? je le connais bien, on passe beaucoup de temps ensemble ! »

Je laisse quelques secondes de suspends et savoure l’expression complètement paniquée d’Eugène. C’est mal. Je suis vraiment un crétin…

« Je rigole ! Comment veux-tu que je sache si je le connais, des Takeshi, sur cette île, c’est pas ça qui manque ! »

Je lui adresse un clin d’œil complice et je mords à nouveau dans mon sandwich alors que je me flagelle à demi mentalement. Je suis un crétin. Si avec ça elle ne s’enfuis pas à toutes jambes, j’ai une chance plus qu’insolente.

Allez, essayons de rattraper la chose.

« Désolé si je te semble… un peu brusque… c’est juste que je me sens à l’aise avec toi. Comme si c’était naturel de te taquiner un peu… l’idée n’est pas de me moquer de toi, juré. »

Je lui souris à nouveau, sincèrement cette fois. Je replace quelques mèches blondes rebelles en les balayant de ma main puis me gratouille l’arrière du crâne, un peu nerveux. J’espère vraiment qu’elle ne l’a pas mal pris…


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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Mer 27 Avr - 18:19
Eugene Dawkins
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Ft. Eugene & Kotetsu


« Ah mais oui, ce Takeshi là ! Il est très populaire, pas vrai ? je le connais bien, on passe beaucoup de temps ensemble ! »

Tu-du-du-DUUUM. Réalisation soudaine, surchauffe du système. Fuite éminente. M'étranglant à demi avec un morceau de fraise, j'ouvre deux gros yeux vrillés sur Kotetsu et me redresse en manquant de tomber de ma chaise, prête à détaler. Il connaît Takeshi. Il connaît Takeshi et il va tout lui raconter, c'est sûr et certain. Lui raconter comment je le stalkais en mode Yandere Simulator et comment je me suis retrouvée avec un autre garçon à manger une glace, pour le remercier de m'avoir portée au milieu de la foule. Mon dieu. Il va me croire encore plus débile que je ne le suis. Pâle comme un linge puis soudain rouge écrevisse non par timidité mais à cause du fruit coupé coincé dans ma gorge, je tente une première fois de l'avaler, frappe de mon poing fermé contre ma poitrine (mauvais plan) puis me rassois, les doigts contre mes lèvres en essayant de ne pas mourir ici, sur cette terrasse. Bad Ending is coming. C'est alors que, poussée par l'unique force de mon désespoir, je tente d'établir une défense à la Phoenix Wright en frappant de mes deux mains contre la surface en bois. Un début d'excuse se forme alors : « A-au cas où, je ne suis pas amoureu - - Je rigole ! Comment veux-tu que je sache si je le connais, des Takeshi, sur cette île, c’est pas ça qui manque ! - - se de lui... » Il me lance un clin d’œil avant de croquer dans son sandwich. De mon côté, j'abaisse à nouveau mon béret qui démontre toutes ses capacités héritées de Boustiflor afin de cacher mes yeux, ne sachant pas comment réagir à cette blague. Bien évidemment, si je m'écoutais, je lui jetterais ma glace dessus et partirais à la recherche de mon honneur perdu, mais je sais que ce serait une erreur. Ce garçon est sûrement aussi maladroit que moi...

« Désolé si je te semble… un peu brusque… c’est juste que je me sens à l’aise avec toi. Comme si c’était naturel de te taquiner un peu… l’idée n’est pas de me moquer de toi, juré. »

Et le voilà qui justifie ce que je pensais. Bien que je sois toujours un peu fâchée de cette boutade, j'essaie de me montrer tolérante envers lui qui ne sait apparemment plus où se planquer : allons Eugene. Ce n'était qu'une blague, comme toutes celles qu'on t'a faites par le passé... comme celles qui ne t'ont jamais faite rire. Je grommelle en détournant la tête, n'arrivant pas tout à fait à reprendre mon calme. Mon cœur bat à mille à l'heure, un peu plus et c'est l'arrêt cardiaque. Un silence retombe alors sur nous, tandis que je ne sais plus trop quoi dire, du moins rien qui ne soit à moitié passif-agressif. Et je me suis jurée de ne pas faire sortir mon côté sassy de sous mon chapeau. Ce serait un coup à empirer la situation... je toussote, reprends ma respiration puis tout à coup, un hoquet me coupe et me fait rire nerveusement. Super, maintenant je vais pas réussir à en placer une... gngngn, essayons tout de même : «  C'est pas grave, j'ai... *hic* l'habitude. » Ou comment s'habituer à ce qu'on se foute perpétuellement de soi, vous me direz. Mais c'est vrai : je ne devrais pas lui en vouloir pour si peu vu que j'ai entendu largement pire... Voulant faire bonne figure, je remets correctement mon béret et lui souris faiblement, retournant à la dégustation de ma glace avant qu'elle ne fonde. Enfin, peut-être que j'y arriverais si ce hoquet du diable acceptait de me ficher la paix - et grands dieux, si Kotetsu tente de m'aider en me faisant peur, je le tape avec ma chaise. Dans ma tête, uniquement, puisque je suis une non-violente...

«  Sinon, c'était Takeshi Tsukiyomi... Un garçon avec les cheveux noirs et blonds au-dessus. Et je ne suis pas amoureuse de lui... je n'oserais pas... » On y croit, je sais. J'suis tellement pas crédible. Mon dieu, je veux mourir. Mais au fond, c'est vrai : Je n'oserais jamais lui avouer mes sentiments, à mon fameux senpai. Pour la simple et "bonne" raison qu'il n'est pas au courant pour... moi. Et je ne veux pas voir le dégoût sur son visage, si un jour il l'apprend ; ce serait juste trop difficile à supporter, même maintenant. Je soupire de mon immortel célibat dont je ne me débarrasserais jamais avant de jouer avec ma cuillère, la coinçant dans mes dents avant de la faire remonter puis descendre, pensive. Pourquoi est-ce que je parle de ça avec lui ? Ou plutôt, la bonne question serait : pourquoi est-ce qu'il m'a demandée de qui il s'agissait ? Je plisse les yeux, le fixe en biais, le visage bas. Etraaange, bizarre. Mais il n'est pas méchant ; j'imagine donc que je n'ai pas trop de raisons de me méfier de lui... au pire, même s'il le connaît, je lui ai assuré que je ne l'aimais pas. C'est ok. Tout va bien, Gégé. Regardant ensuite la cigarette en biscuit que j'ai laissée sur la petite assiette accompagnant ma glace, je la pince de mes doigts et le tends vers Koko (KOKOW VEUT UN GÂTOW), dans l'espoir qu'il m'évite de gaspiller :

«  Tu le veux... ? Je n'aime pas trop ça. » Je jette un regard un peu inquiet vers la table, me rendant compte que je n'ai pas trop de conversations... bon, bon... allez, cogite un peu, Eugene. Tu peux l'faire : «  Hm... C'est un sandwich à quoi ? »

Bon bah non. Tu pouvais pas l'faire.

(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr] Sam 30 Avr - 22:13
Kotetsu Yoshikawa

Notice Me Senpai²

KotetsEugène – Day 01


Je crois que cette pauvre demoiselle va mourir, là, juste devant moi… J’ai failli la tuer, avec une pauvre petite blague. Ah, elle se redresse… Elle va partir ? Eugène est en train de s’étouffer avec une fraise. Elle semble finir par réussir à en découdre avec ce satané fruit puis tape des deux poings sur la table, geste très peu crédible quand tu vois que… lorsqu’elle prend la parole… c’est avec une toute petite voix. Je crois l’entendre dire quelque chose comme « Je ne suis pas amoureuse ». Mon œil. Dis-le à d’autre poulette, on ne suit pas un type dans la rue « comme ça »…

Mes dents se serrent. J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi, mais je sens mon corps se crisper un peu. Vaut mieux changer de sujet. En fait, l’idéal ça serait que je m’en aille d’ici… M’enfin, Eugène à l’air fâchée et ce n’est pas idéal de partir là, tout de suite, alors que la situation est franchement pas terrible… Je n’aime pas partir sur des notes négatives. Il faut que je trouve un moyen de me rattraper un peu…

Et voilà qu’elle se met à hoqueter… Bon sang… avec cette tête toute gênée c’est juste trop mignon. Je détourne le regard pour observer un peu la salle tout en souriant doucement. La salle est quasiment vide et la serveuse nous observe comme une accro aux shojo bave sur son tout nouveau tome. Elle me fait peur.

Je reporte mon attention sur Eugène. Sauf que, maintenant, je ressens toute la lourdeur de ce regard braqué sur nous. Et ça me fait chier. D’ici là qu’Eugène le remarque et elle va plus savoir où se mettre. Agacé, je finis par froncer les sourcils et lancer un regard noir à la maudite serveuse qui s’empresse alors de retourner vers les cuisines, comme pour s’y réfugier. Je déteste qu’on m’épie alors que je suis avec quelqu’un… c’est moi qui épie les gens pour chopper des ragots, pas l’inverse.

Je me racle la gorge et tente de reprendre l’expression faciale la plus sympathique possible après avoir exprimé pleinement l’irritation.

J’écoute alors Eugène qui me parle de Takeshi Tsukiyomi. Hum… dit comme ça, ça me parle pas… Mais alors qu’elle me le décrit, avec sa tignasse bicolore, ça me revient. Il était dans ma classe à l’Ultimate Academy, un mangaka, qui fait des Shojo… mais pas que…

« Ah, Takeshi Tsukiyomi ? Celui qui se fait appeler Tetsuya Kishimo ? »

Et alors qu’elle doit s’imaginer que je lis ses mangas à l’eau de rose…

« J’aurais pas cru que tu lisais ce genre de chose, tu vois… C’est vrai que ça m’étonne… »

Elle n’est probablement même pas au courant. C’est mal ce que je suis en train de faire, mais je m’en bas les steaks. Ce type m’énervait déjà à l’école a courir après la moindre jupe un peu courte et la moindre fille facile. Hors de question que ce prédateur s’approche d’Eugène.

«Nan, je t’imagine vraiment pas lire ses Yaoi, j’imagine que toi t’es plus du genre à lire les trucs plus soft qu’il édite ? »

Mange ça dans ta gueule, « Sempai ».

Je croque à nouveau et pour la dernière fois dans mon sandwich alors qu’elle m’a tendu une cigarette russe. J’attrape le biscuit et le pose devant moi alors de boire une grande gorgée d’eau gazeuse. Je finis par répondre à sa question, qu’elle a probablement posée pour éviter le blanc qui s’installe…

« Sandwich au poulet, avec des crudités, sans la tonne de mayo qui va avec, habituellement… j’aime pas ça. »

Je lui adresse un nouveau sourire, mais je sais que dans sa tête, c’est la panique.


©GOOD MORNING KIBOU - Aimara


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MessageSujet: Re: NOTICE ME SENPAI² ! [PV Kotetsu d'amùr]
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