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MessageSujet: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Mer 13 Avr - 3:23
Andrew Wilson

Pretty woman, walking down the street ...

Avec Uriel Issei (♥)

Andrew était trempé. Non seulement il l'était déjà à la base puisqu'il avait dû sauver Uriel de la noyade, mais comme il le portait, l'eau qui tombait des cheveux d'Uriel venait directement s'infiltrer dans le tissu de ses vêtements, et c'était assez gênant. A vrai dire, il avait beau être à moitié américain, les concours de tee-shirt mouillés, ça n'avait jamais été trop son truc. Malgré le fait qu'ils aient fait le tour de la plage, ils n'avaient pas réussi à mettre la main sur la canne d'Uriel. Elle avait sûrement fini son voyage dans la mer. Mais bon. Uriel avait sûrement d'autres cannes chez lui, il aurait été irresponsable de n'en prendre qu'une – au cas où la mer en emporterait une, par exemple. Il continua de porter Uriel jusqu'au banc, puis le fit descendre. Il était bien mignon, mais malgré tout, il faisait son poids. Andrew éternua – ça y est, il avait attrapé froid. Raah…

- M'faut des vêtements secs… Et toi aussi. Il doit bien y avoir quelques magasins de vêtements dans le coin. Tu peux marcher, si tu t'appuies sur moi ?

Il n'attendit pas vraiment sa réponse, il n'avait pas spécialement envie de le porter à nouveau. Il verrait si ça devenait vraiment trop inconfortable pour Uriel, et dans ce cas-là, il le referait monter sur son dos, mais pas avant. Andrew poussa la porte du premier magasin de vêtements qu'ils croisèrent. Et qui vendait surtout des maillots de bain et des tongs. Mouais. Il tourna la tête vers Uriel, et ils repartirent, d'un commun accord.

Le problème avec les magasins autour de la plage, c'est qu'ils étaient tous dans ce genre-là.

Et soudain, ils se retrouvèrent dans la voiture d'Andrew. Uriel était installé sur le siège passager, tandis qu'il conduisait, se demandant si il allait vraiment acheter des vêtements en compagnie de quelqu'un d'autre. C'était assez inhabituel pour être noté. Il alluma la radio machinalement, s'arrêtant sur une station au hasard. Andrew n'avait pas vraiment de goûts musicaux, et il pouvait absolument tout écouter. Ce qui n'était visiblement pas le cas d'Uriel, qui changeait de station toutes les deux minutes, avant de finalement l'éteindre, comme s'il ne trouvait rien d'acceptable. Andrew avait l'impression d'avoir affaire à une adolescente en pleine période de rébellion avec Uriel, parfois. Enfin… Il pourrait presque s'y habituer, à force. Il le supportait déjà lorsqu'il le soignait, et il ne le trouvait plus aussi désagréable qu'avant.  Il ne savait pas trop si il s'était familiarisé aux manières d'Uriel ou si c'était lui qui s'était adouci. Peut-être un peu les deux. Enfin, il ne fallait pas exagérer : il restait l'un des patients qui lui donnaient le plus de fil à retordre.

*

- Je ne sais pas… quel magasin choisir, avoua Andrew. Je n'ai pas tellement l'habitude de faire les boutiques alors. Je suppose que je dois te faire confiance.

Andrew n'avait ABSOLUMENT PAS CONFIANCE quant aux choix de Uriel au niveau des magasins, mais il n'avait pas trop le choix. Enfin, il n'y avait qu'à voir comment Uriel s'habillait et comment Andrew le faisait, et il y avait clairement un monde entre eux, vestimentairement parlant. Au moins, il n'essaierait pas de le relooker. Il avait clairement dû dire ça pour rire, hein. Et puis, elles étaient très bien ses chemises blanches, d'abord.
Il suivit cependant Uriel – ou du moins, ses indications, jusqu'à arriver à une boutique qui sembla ravir l'homme aux cheveux bleus. Il devait avoir ses habitudes. Il aurait aimé faire son shopping de son côté, mais il ne pouvait pas laisser Uriel boiter tout seul dans son coin, c'était trop triste. Et puis faire du shopping tout seul, c'était pas drôle. Il repensa soudain à Pretty Woman, au moment où l'actrice essayait plein de tenues en un temps record. Sûr qu'elle avait apprécié qu'on la regarde et qu'on la conseille – même si les vendeurs avaient dû essayer de lui vendre tout les articles les plus chers.

Andrew repéra une jolie chemise – noire, histoire de changer un peu, mais Uriel, bizarrement, ne semblait pas avoir le même avis que lui.

- Mais quoi ? Tu voudrais peut-être que je porte ça ? dit-il en attrapant la manche d'un pull bleu. Parce que c'est hors de qu-

Uriel avait déjà l'air de considérer la chose, pourtant.

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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Mer 13 Avr - 22:33
Uriel Issei
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Ft. Uriel & Androu'

Maudite canne de mes deux burnes, jamais là quand j'ai besoin d'elle... On a eu beau chercher, chercher et encore chercher -  on a limite retourné le sable de nos petites mains comme deux clébards en quête d'un os enterré ,mais rien. Nada. Que dalle. Impossible de mettre la main dessus, alors que je reste persuadé de l'avoir laissée là, par terre, avant d'aller faire bronzette sur l'eau, le boule enfoncé dans ma bouée-licorne ultra swag. Il faut dire que m'être mangé les vagues ne m'a franchement pas rafraîchi la mémoire... mais bon, ça a du bon, la noyade, puisque je suis parvenu à rouler un gros patin à ce petit bout de doc' phobique des échanges salivaires. Toujours porté en princesse, je tapote mes lèvres de mes deux doigts avant d'étouffer un petit gloussement, puis me retrouve posé sur un banc tandis qu'Andrew prend la parole, apparemment inquiet étant donnés nos vêtements trempés : « M'faut des vêtements secs… Et toi aussi. Il doit bien y avoir quelques magasins de vêtements dans le coin. Tu peux marcher, si tu t'appuies sur moi ? » Je hausse les épaules. Ma veste me colle à la peau comme une énorme sangsue de tissu et mon short n'est plus qu'une énorme éponge gonflée de flotte - et... ouais, 'faut l'avouer : y a plus agréable comme sensation, quand même. Après avoir exprimé mon accord, je passe mon bras autour du minet blond et le laisse me guider, alors que nous entamons le chemin vers les magasins...

On essaie ceux qui sont le plus près de la plage, mais la plupart n'ont rien de bien intéressant à proposer. Des maillots de bain, sérieusement ? Personnellement, je n'ai pas l'intention de retourner à la mer avant un bon moment, vu la dose que j'ai avalée... nope, mon corps ne tolérera pas plus de sel sans que mes artères ne se bouchent. Andrew me jette un regard particulièrement révélateur et, ni une ni deux, nous quittons cet antre du mauvais goût pour nous réfugier à l'intérieur de sa voiture. C'est alors que je découvre un côté on-ne-peut-plus effrayant chez cet homme qui n'a rien trouvé de mieux que d'enclencher la radio pour... eh bien, écouter de la musique. De la musique tellement mauvaise que je me crois capable de pleurer jusqu'à m'en déshydrater. Ma main vient alors précipitamment jouer avec les boutons de la voiture à la recherche d'une station potable, enfin, pas trop dégueulasse quoi. Les chiffres s'accumulent, se succèdent, des zéros, des deux, des trois, des neufs, des six ; les voix remanipulées à l'autotune agressent mes tympans, et très tôt, j'ai la sensation d'avoir une perceuse enfoncée dans l'oreille qui me ronge le cerveau. Si bien que je finis par enfoncer brutalement mon index contre le bouton et éteins donc la radio qui n'a vraiment rien de bon à nous faire écouter. Maintenant, je m'ennuie. Faisant la moue, je regarde Andrew du coin de l'oeil, ouvre la fenêtre, passe mon bras à l'extérieur et croise les jambes. Le trajet dure un moment, le temps de rejoindre le centre-ville quand d'un coup, la voix du docteur m'oblige à redescendre sur terre :

«  Je ne sais pas… quel magasin choisir. Je n'ai pas tellement l'habitude de faire les boutiques alors. Je suppose que je dois te faire confiance. »

Un sourire narquois apparaît alors sur mes lèvres tandis que je me fais mentalement ma petite liste... il y a tellement de magasins dans lesquels on pourrait aller, tellement de fringues qu'on pourrait acheter, mais j'avoue être un peu à sec en ce moment... Avec un peu de chance, j'arriverai à lui faire sortir les billets verts - allons, qui ne craquerait pas pour mon adorable petite gueule ? Après le magnifique baiser que je lui ai donné tout à l'heure, il peut bien faire preuve d'un peu de reconnaissance !... Bon dieu, j'ai l'impression d'être une prostipute, en parlant comme ça. Pourtant, je le jure, je n'ai fait que le bisouter sur les lèvres, je ne me serais pas permis d'aller plus loin en public malgré l'ambiance torride dont nous bénéficions lors du bouche-à-bouche... bon, j'exagère, il est simplement venu à mon secours comme un beau chevalier servant. Après l'avoir laissé conduire un moment, je le guide au travers des rues de Kibou puis lui indique de s'arrêter en voyant l'insigne de mon magasin préféré. Il se gare ; nous sortons. Je l'attrape alors par la main, entrelaçant nos doigts afin d'empirer son malaise, et le fais me suivre tandis que je passe les portes, qui s'ouvrent toutes seules face à une telle beauté. J'suis trop beau gosse pour mon propre bien, même les objets plient devant moi. Un jour, je dominerai le monde, y a pas moyen. Bon, en attendant, j'ai été viré par mon manager de mannequinat, je l'avoue, mais pour ma défense, c'était pas à cause de mon minois. Ni à cause de mes jambes - que je sais jolies. Obviously.

Lui toujours près de moi, nous regardons minutieusement les différents articles, mais je constate avec désespoir que son mauvais goût n'a pas disparu : il continue à vouloir acheter des trucs méga-banals comme s'il n'avait pas envie de se sublimer un minimum... Si tu crois que je vais te laisser t'habiller comme un sac à patate alors que y a carrément moyen de te changer en belle Cendrillon, tu peux toujours aller te faire lécher l’œil. J'attrape le cintre de la chemise, et la repose dans son rayon dans un soupir. Andrew se met alors à se plaindre (comme d'hab', une vraie diva, franchement) en prenant un pull bleu en otage :

«  Mais quoi ? Tu voudrais peut-être que je porte ça ? Parce que c'est hors de qu- »

« Hors de question ? Ah ! On va voir ça, minou. » Ni une ni deux, je le chope par le bras, embarque quelques slims, des vestons, des chemises colorées et des pompes jaunes, puis le pousse dans une cabine d'une claque sur le popotin avant de l'y rejoindre. Je pose les articles sur le siège, pince le bas de son haut et le remonte pour l'obliger à quitter cette horreur, ne faisant ni cas de ses plaintes ni de sa possible pudeur. On est entre hommes après tout, que je sois gay ou pas, on s'en fout. Bon, je ne cache pas que la vue de son torse mériterait que je le prenne en photo avec mon portable car je me sens bavouiller un peu - mais à nouveau, ce n'est pas très important. Mais prenons une photo quand même, en souvenir. Discrètement... voiiiilà -- MERDE LE FLASH. Bon bah, de toute façon, la discrétion, c'pour les tapettes. Faisant une petite bouille innocente, je remets mon portable dans ma poche arrière (il ira pas le chercher là, HAHA.) avant de lui donner les premiers vêtements à essayer. Une chemise à carreaux, un panta' bleu et une cravate rayée rouge et noire, histoire de commencer en douceur. Je m'asseois alors sur le petit siège en prenant le reste des vêtements sur moi, le regardant en appuyant mon visage de mon poing :

« Tiens, essaie ça minou. Et râle pas sinon je te pince... C'est pour ton bien que je fais ça. »

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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Ven 15 Avr - 2:28
Andrew Wilson

Pretty woman, walking down the street ...

Avec Uriel Issei (♥)

Andrew se rendit compte que Uriel lui avait pris uniquement quand, justement, il la lâcha. Et une simple question lui vint en tête : depuis quand est-ce qu'il lui tenait la main ? D'autant que ce n'était pas comme si leurs mains étaient simplement l'une dans l'autre ; leurs doigts étaient entrelacés. Il n'avait même pas remarqué, cela ne lui avait donc même pas paru étrange. Il était pourtant le premier à retirer ses mains de la table quand les demoiselles que sa mère lui envoyait tentaient plus ou moins subtilement de les toucher. Il mit ça sur le compte de la fatigue, et de tous les événements qui étaient arrivés dans l'après-midi. Néanmoins, il en resta légèrement embarrassé, mais Uriel était si occupé à choisir des habits qu'il n'avait pas dû le remarquer, et tant mieux. Déjà qu'il l'embêtait souvent, il ne manquerait plus que ça… Mais avant qu'il ne puisse réfléchir davantage, Uriel l'entraînait déjà vers les cabines.

Il grimaça en sentant Uriel toucher ses fesses – vraiment sans-gêne le monsieur hein… Et cette sensation se fit encore plus puissante quand il n'hésita pas une seconde à lui retirer son tee-shirt. Andrew était comme une poupée de chiffon, et à vrai dire, il ne savait pas quoi faire. Est-ce qu'Uriel allait le violer ? LE BAISER SUR LA PLAGE NE LUI AVAIT PAS SUFFI ??? Mais un flash plus tard, Andrew fut encore plus stupéfait. Est-ce qu'il venait de le prendre en photo torse nu ? Bon, il devait admettre qu'il était quand même super beau, et puis ses abdos étaient dignes d'admiration, MAIS QUAND MÊME ! Il lança un regard légèrement sévère à Uriel qui rangeait son téléphone comme si de rien n'était. Puis il soupira simplement. Il n'avait pas envie de se prendre la tête avec lui.

Puis il lui tendit des habits, en lui demandant de ne pas râler, que c'était pour son bien, blablabla, et Andrew allait commencer à se changer quand il remarqua qu'Uriel restait assis sur le siège, dans la cabine. Il haussa un sourcil interloqué, puis, voyant qu'il ne semblait pas décidé à bouger, se lança :

- Tu, hm, comptes rester là ?

Il ne pouvait pas rester là, quand même ? Déjà parce que, pour se changer il aurait tendance à se mettre dos à Uriel, et ça, il en était hors de question ; il allait voir la cicatrice dans son dos, et il n'avait pas envie de la montrer. Il n'en avait même tellement pas envie qu'il avait arrêté la natation en rentrant de la guerre, lui qui autrefois avait été un grand nageur. C'était d'ailleurs pour ça qu'il n'était JAMAIS torse nu – même quand il s'était jeté à la mer pour sauver Uriel de la noyade, il avait gardé son tee-shirt. Il nota d'ailleurs qu'Uriel avait toujours sa veste sur les épaules.
Et puis, il ne pouvait pas rester là parce qu'il n'aimait pas sentir le regard des gens quand il se changeait. Et qu'il allait sûrement en profiter pour prendre d'autres photos – il se méfiait, maintenant. Il enfila tout de même la chemise et la cravate, rapidement, pour ne pas laisser son dos à découvert, gardant malgré tout son jean encore humide, car il restait décidé à ne pas le changer devant Uriel. Il tenta de fermer les boutons, mais ils glissaient entre ses doigts.

- Shit, laissa-t-il échapper, alors qu'un bouton lui échappait à nouveau. Ces boutons sont beaucoup trop petits. Donne-moi autre chose.

Il n'enleva pas la chemise, décidé à faire tout ce qui était en son pouvoir pour cacher ce qu'il voulait cacher. Et réalisa seulement ce qu'il venait de dire. Lui qui était si doux d'habitude, voilà que la journée entière lui faisait perdre son sang-froid. Et comme pour en rajouter une couche, son téléphone sonna. Téléphone qui était dans la veste qu'Uriel portait encore. Et il savait de qui ça venait : il avait totalement oublié Michiko.

- Laisse sonn-

Trop tard.

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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Ven 15 Avr - 14:35
Uriel Issei
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Ft. Uriel & Androu'

Le pauvre petit lapin apeuré, prisonnier des griffes d'un indomptable renard bleuté. Bien que je sois au courant des risques que j'encoure pour cet harcèlement sexuel qui persiste en dépit de sa gêne, je n'arrive pas à m'en empêcher... ses réactions sont tellement drôles, après tout ! Tout à l'heure, il n'a même pas bronché lorsque je lui ai pris la main ; peut-être parce que ça lui était égal, je ne dis pas, mais d'un autre côté, il n'a pas l'air d'être de ces hommes indifférents qui se laissent toucher par le premier inconnu qui passe. La preuve : la main aux fesses n'est pas passée. Je souris en voyant la grimace sur son visage puis le pousse à l'intérieur de la cabine, sans faire cas du regard intrigué de la vendeuse qui semble se méfier de nous deux. Je lui tire la langue avant de refermer le rideau. Nous sommes simplement un duo d'hommes légèrement trop proches qui se réfugient dans un endroit clos, pas de quoi se faire des films tordus... franchement, on dirait qu'elle a le même esprit mal placé que le mien ! Désormais assis devant lui qui se change telle une véritable petite prude, j'attends patiemment qu'il se décide à se rhabiller mais le jeune médecin semble gêné par quelque chose qui, normalement, devrait me sauter aux yeux maintenant que j'ai plus ou moins saisi son caractère. « Tu, hm, comptes rester là ? » qu'il me sort en cachant à peine son embarras à l'idée de, oh seigneur ! Se changer devant moi. En temps normal, j'aurais été gré de me montrer compréhensif et de le laisser en paix, mais puisqu'il a essayé de me faire dégager, je ne bougerais pas d'ici. Uriel est un gamin. Uriel fait du boudin. Mais d'abord, Uriel doit répondre au blondin :

« Bah... oui ? Où tu veux que j'aille ? Dehors ?  » Je grimace pour amplifier mon refus puis décoche un léger sourire pendant aux commissures de mes lèvres : «  Pas besoin de fausse timidité ; de toute façon, on est entre messieurs, tu ne t'es jamais changé devant un autre homme ? Ne me dis pas que tu as peur que je te saute dessus ? Je te préviens : c'est pas trop mon genre... bien que toi, tu le sois... »

La fin de ma phrase était plus ou moins compréhensible, marmonnée dans mon absence de barbe, mais j'imagine qu'en tendant un peu l'oreille, il aurait pu la comprendre. Pour cette histoire de ne pas me jeter sur lui... j'avoue que lui flanquer une petite frousse serait tentant, mais je ne veux pas qu'il se barre en pleurant. Alors je tiendrai parole. De la bouche de celui qui l'a embrassé de force et qui spamme le bouton "main au cul", j'imagine que ce n'est pas très crédible - pourtant, je le pense. Sans dire mot, je l'observe enfiler la chemise et resserrer la cravate autour de son cou, quand soudain, une nouvelle facette d'Andrew se révèle à moi, bien moins douce que celle que je connaissais jusqu'à présent. Ne parvenant pas à fermer les boutons de son haut, il s'acharne, râle et finalement m'envoie chercher autre chose d'un ton sec. Je ricane, loin d'être vexé par ce changement de comportement. A l'inverse, voilà un autre visage que je voudrais bien voir plus souvent : non pas que sa gentillesse exacerbée me déplaît, je la trouve même adorable les trois-quarts du temps, mais j'aime avoir aussi un peu de piquant. N'obéissant qu'aux ordres de mon petit roi, je me lève donc, prêt à aller chercher un autre vêtement avec des fermetures plus amples mais me fige d'un seul coup, sentant ma (enfin, sa) poche vibrer. Quelqu'un l'appelle, apparemment. Balayant ses recommandations d'un long soupir, ma main vient attraper le cellulaire et décroche l'appel, entendant une voix de femme à l'autre bout qui semble réclamer Andrew ; mais moi, je n'ai pas l'intention de déranger notre virée shopping :

« Allôôôôô ? Oh. Nope, c'est pas Androu', Androu' il est à côté de moi. Z'êtes qui, vous ? Oh... Ooooooh, voilà qui est embêtant. »

J'ouvre le rideau, pars dans les rayons après avoir dit à Andrew de m'attendre. Tout en cherchant quelque chose qui puisse plaire au blond, je continue la conversation puis m'arrête, mettant une main sur la hanche avant d'entamer un déhanché de diva : « AH NON ! Je suis désolé miss, mais je suis dans l'obligation de t'annoncer qu'Androu est mon boyfriend : il a pas besoin de poches mammaires graisseuses dans sa vie 100% gay, crois-moi ! Sa mère a dit que... - - roh, mais je m'en fous moi, c'est pas le pape sa daronne. C'est mon roudoudou à moi, rien qu'à moi, et il sera jaaaaaamais à toi. Bonne route ! » Je raccroche, et remets le portable dans ma poche, levant mon pouce en direction d'Andrew qui semblait me surveiller -  au cas où je dirais des conneries. Ce que j'ai fait. Après, je ne sais pas comment le doc' va réagir maintenant que je l'ai fait passer pour un homosexuel (qui plus est, en couple avec ma poire)... il sera peut-être un peu en colère, peut-être un peu embêté ; mais il faut faire ce qui est nécessaire, car il peut être sûr que la nana ne le rappellera plus jamais. Tiens, je devrais peut-être m'en assurer ? Tournant le dos à Andrew au cas où il continue à me fixer, j'enfonce mon pouce sur le contact affiché par le portable, appuie sur "considérer comme spam" et soupire de satisfaction. Voilà une rivale que j'ai mise hors jeu...  - - attends, "rivale" ? Hm, je voulais dire "gêne". P-pour le shopping, bien évidemment... pas par rapport à ma relation avec Andrew, juré. Voyons, ce serait ridicule, je le connais même pas bien... *sigh*

Pinçant mes joues dans le but de cacher la rougeur qui m'agresse le visage, j'attrape une tenue à la va-vite et m'esquive, retournant à l'intérieur de la cabine pour la lui donner, lui piquant auparavant ses lunettes avant qu'il ne la déplie.  « Tu es mieux sans tes lunettes, chaton. Tiens, essaie ça...  » Je lui souris, avant de sortir à nouveau. Il pensera sûrement que je me suis tiré pour ne pas le gêner mais... en réalité, je fuis pour ma survie. Ce que je lui ai donné... c'est une robe.
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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Sam 16 Avr - 22:46
Andrew Wilson

Pretty woman, walking down the street ...

Avec Uriel Issei (♥)

- Laisse sonn-

Andrew avait prononcé ces mots très calmement, comme pour lui dire que ce n'était pas grave, qu'on l'appelle, qu'il ne voulait pas répondre de toute façon mais qu'il rappellerait certainement plus tard. En clair, que ce n'était pas la peine d'interrompre leur séance de shopping pour ça. Mais Uriel en avait décidé autrement. Sans savoir comment il le savait, il sentait pourtant que des bêtises allaient être dites – et sans doute, Michiko répéterait tout à sa mère, et ensuite, tout retomberait sur lui. Il résista à l'envie de faire un facepalm, essaya de récupérer son téléphone, mais Uriel l'évita très habilement, et commença à parler. Puis il sortit de la cabine. Avec son téléphone dans la main. Il lui fit même signe de l'attendre dans la cabine, et Andrew, abasourdi, resta un instant figé. Il allait dire des bêtises à Michiko. C'était sûr. Il retira un instant ses lunettes, frottant son visage avec sa main, se mettant déjà à réfléchir sur la manière dont il allait régler les choses. Il rappellerait sûrement Michiko.

Il entendit la voix d'Uriel clamer un « Ah non ! » et cela le fit redescendre sur Terre. Il passa la tête entre le rideau et la cabine, ne souhaitant pas spécialement sortir alors qu'il portait une chemise qu'il ne parvenait pas à fermer. Il continua d'essayer pourtant – peut-être qu'il pourrait intervenir avant que la situation ne dégénère : qui sait de quoi Uriel était capable ? Même en tendant l'oreille, il ne parvenait pas à entendre ce qu'il disait ; il faut dire, ce n'était pas comme s'ils étaient seuls dans le magasin. D'autant plus que la vendeuse vient se mettre devant lui, qui observait Uriel, avec l'air de « un problème monsieur ? » et il lui répondit d'un ton un poil agacé que tout allait bien. Elle repartit et Andrew vit bien qu'il l'avait un peu vexée, mais il avait actuellement d'autres chats à fouetter. Il l'avait très distinctement entendu dire « C'est mon roudoudou à moi, rien qu'à moi, et il sera jaaaaaamais à toi. Bonne route ! » avant qu'il ne raccroche. Non. Il avait pas fait ça quand même… Et en plus il osait lui faire un signe de victoire ?

Andrew retourna dans la cabine, et se laissa glisser sur le siège. Aussitôt que Michiko aurait appelé sa mère, il allait recevoir des appels en rafale. Et il allait devoir expliquer la situation au moins une centaine de fois, mais cette idée ne quitterait pas la tête de ses parents avant un long moment. Mais quand même, qu'est-ce qu'il avait fait pour mériter ça ? Uriel avait décidé d'en faire sa victime, c'est ça ? Peut-être qu'il aurait dû le laisser se noyer. Il secoua faiblement la tête : non, il ne pouvait pas vraiment penser à ça. Il ne l'aurait jamais fait, de toute façon. Enfin, il fallait voir le bon côté des choses : il n'aurait pas à supporter une soirée à laquelle il se serait sans doute ennuyé plus qu'autre chose. Et peut-être que cela calmerait sa mère. Il soupira longuement.

Puis Uriel revint, lui plaquant un vêtement dans les bras, avant de lui retirer ses lunettes, parce que ça lui allait bien.

- Peut-être mais je ne vois rien…

Il observa la tête bleue sortir de la cabine et il haussa un sourcil. Ça n'augurait rien de bon, ça, vraiment. Qu'est-ce qu'il pouvait bien y avoir sur ce tee-shirt ? Il ne distinguait vraiment rien, aussi entreprit-il de le mettre, simplement. Mais quand même. Il était long ce maillot, hm… Attendez. Est-ce qu'il portait une robe, là ? Sa première réaction fut de se dire qu'Uriel s'était probablement trompé. Puis il se rappela à qui il avait affaire. Et il commençait à légèrement lui taper sur le système. Il allait couper très court à la séance shopping, là. Il voulut récupérer son tee-shirt, mais l'autre avait tout prévu. Il respira, tenta de rester calme, et passa à nouveau sa tête entre le rideau et le mur de la cabine. Il voulut interpeller la vendeuse, mais il devina qu'elle l'ignorait, à présent. AH. TRÈS BIEN. Il allait sortir de la cabine dans cette tenue ? La journée était tellement pourrie que de toute façon, il n'avait plus grand-chose à perdre, à présent. Qu'est-ce que ça pouvait bien représenter, sa dignité, hein ?

Alors, il prit une grande inspiration et sortit, décidant de faire comme si le magasin était désert, et en se faufilant dans les rayons où il n'y avait personne. Mais aucune tache bleue ne se distinguait à l'horizon. Il dut bien faire le tour du magasin trois fois avant de réussir à mettre la main dessus, et autant dire que ces tours inutiles avaient contribué à la mauvaise humeur qui le prenait. Il attrapa son épaule pour qu'il se tourne vers lui, et le fixa très calmement – du moins, il fixa ce qui devait être ses yeux, mais comme il ne voyait pas grand-chose, c'était dur à définir. Andrew en avait marre, et cela, en général, s'entendait lorsqu'il parlait, d'un ton très sec.

- Rends-moi mes affaires. Je vais me changer et je pars. Toi, tu te débrouilles, je t'ai assez supporté pour la journée.

C'était le genre de phrase qui n'admettait pas de réponse. Il vit Uriel esquisser un geste vers son téléphone, mais il attrapa son poignet – d'une manière peu délicate – car il était vraiment hors de question qu'il le prenne en photo comme ça. Puis il récupérera sa veste pour se cacher dessous, et répéta qu'il voulait ses affaires, attendant qu'Uriel les lui rende. Il ne plaisantait pas ; il était à deux doigts de craquer.

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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Dim 17 Avr - 2:38
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Ft. Uriel & Androu'

Que vois-je, que vois-je ? Ooh, par tous les Dieux ! Serait-ce un Androu' en robe qui vient de sortir de sa cabine et qui semble manifestement parti à ma recherche ? Ma foi, on dirait bien que oui. Fuir, fuir, fuir le travesti pas content. En toute honnêteté et même si j'ai joué un rôle assez conséquent dans cette affaire, voilà une chose que je n'aurais jamais cru voir un jour ; car, en cernant bien le personnage, c'est assez difficile de l'imaginer aussi... osé ! Osé, en effet, est tout à fait le mot : c'est à peu près de mon niveau, de braver le regard de la foule traumatisée en arborant ainsi une si ravissante tenue à jupon attribuée arbitrairement aux grosses loutres femelles ! C'est une honte, ma bien chère dame, je vous le dis : Si même ces porteurs de blouse blanche blasphèment l'indéniable binarité des genres et se baladent les guibolles à l'air, que va-t-il advenir de la jeunesse en totale perdition – que dis-je, de cette jeunesse aliénée dont les repères sont devenus aussi flous que la vue de mon cher bichon ?! Choqué ! Je le déclare à pleins poumons: je suis choqué !... Mais bref, revenons à nos moutons avant que je ne fasse une syncope mentale, il paraît que ce n'est pas très bon pour mon cœur d'imaginer ce que penserait un débile. N'écoutant que mon absence de courage et mon instinct de survie qui me beugle "COURS POUR TON CUL" dans les oreilles, je fais fi de la douleur en accélérant le pas, me dirigeant à droite chaque fois que le blond part à gauche, puis à gauche dès qu'il s'en va à droite.

Plus ça va, et plus j'ai l'impression de me refaire un extrait de course poursuite à la Scooby-Doo. Oh, je sais que ce jeu peut durer longtemps, et je sais aussi que ça ne va faire qu'empirer sa colère mais... même si j'avais voulu qu'il m'attrape –  ce qui n'est pas le cas, car en fait, c'est ça le problème : D'après l'expression de son visage à mi-chemin entre « je vais le tuer » et « je vais doublement le tuer », je fais bien de m'esquiver. Non, vraiment, j'insiste : je ne veux PAS qu'il m'attrape ; si c'est pour qu'il me colle un gnon (au visage en plus !), c'est vraiment pas la peine. Malheureusement, vous l'aurez deviné : le cache-cache n'est véritablement pas mon fort, si bien que je n'arrive jamais à rester très longtemps planqué dans mon placard. Entre deux rayons et tentatives de fuite, le médecin m'attrape par l'épaule, m'attire vers lui et m'oblige à le regarder, ce qui ne manque pas de me faire déglutir (et moyennement m'étouffer avec) ma salive. Et ses paroles n'ont pas le don d'arranger les choses : «  Rends-moi mes affaires. Je vais me changer et je pars. Toi, tu te débrouilles, je t'ai assez supporté pour la journée.  » Son ton est sec, son regard désormais dépourvu de cette douceur qui faisait originairement son caractère. Je reste un instant béa puis, m'accordant à ma simple nature de troll, tente une manœuvre audacieuse en m'apprêtant à prendre mon téléphone ; quand l'homme referme cette fois-ci sa main sur mon poignet, m'empêchant tout mouvement. Je sursaute, à la fois surpris de sa vitesse et, par la même occasion, de son agressivité. L'ai-je énervé à ce point ? Juste... pour une robe ? Du tissu ?! J'ai beau chercher, réfléchir, mais je ne parviens pas à saisir quel mal lui ai-je infligé en lui faisant cette blague. Mais je sais toutefois que certaines hommes -pauvres d'eux- prennent facilement peur pour leur virilité... je n'aurais pas cru qu'Androu' soit l'un d'eux. L'incompréhension laisse alors sa place à la déception, puisque malgré tout ce que je peux dire sur lui, malgré toutes les fois où j'essaie vainement d'esquiver nos rendez-vous - j'aimais bien sa présence auprès de moi... et j'attendais peut-être quelque chose de cette virée shopping, j'imagine. C'est juste trop con.

Ne voulant pas empirer sa gêne, je le laisse récupérer la veste qu'il m'a prêté et le regarde l'enfiler, le visage trahissant toujours la honte de son accoutrement féminin. Je pince mes lèvres pour ensuite lui donner le reste de ses affaires et reposer ses lunettes sur son nez, me reculant ensuite précipitamment avant qu'il ne pense à me frapper. Traitez-moi de parano si vous le voulez, mais même avec de joyeux lurons de son genre, il vaut mieux se montrer prudent. Je me détourne alors à demi, avant de lui souffler d'une voix attristée : « C'est pas grave, je finirai le shopping tout seul... t'as raison après tout, j'aurais pas dû abuser de ta gentillesse ; déjà que c'était sympa de ta part de sauver un pôv' type comme moi... » Un pas... deux pas... trois pas ; je m'éloigne progressivement, me fige et tourne à nouveau la tête vers lui, reprenant mon discours larmoyant : « Bref, t'en fais pas, je vais rentrer à pieds. Puis au pire, je risque quoi ? Un rhume, ça c'est sûr, après y a le risque du meurtre ou du viol si j'accélère pas le pas une fois arrivé à Domyoji, mais je suis sûr que ça ira. J'ai mon rape-whistle. Encore désolé hein. Je voulais juste m'amuser un peu, 'faut dire que y a pas beaucoup de gens qui veulent bien me parler...  » Ouais ouais, je sais. On pourrait me qualifier de manipulateur, de drama-queen même – et, pour une fois, je serais bien obligé d'admettre que c'est la vérité... Oui, je prends cet homme par les sentiments, parce qu'à ce stade, j'ai bien l'impression qu'il n'y a plus que ça à faire pour qu'il ne me plante pas comme un con dans le magasin. J'aime bien Androu. Je sais juste pas le montrer... et m'en fous si je vais en enfer pour un coup pareil. Je veux pas qu'il parte.

Non, en fait, en y repensant bien, je n'ai jamais su montrer mon affection à quiconque ; pas même à ma mère, c'est pour dire. Je crois qu'à force, j'ai fini par aimer qu'on me prenne pour une grosse crevure. Au moins, on attend jamais rien de bien de gens comme eux ; ça rassure, d'un côté... Je quitte le rayon et m'approche de chemises hors de prix pour un péquenaud comme moi (bon, je plaide coupable, j'ai acheté du gel douche de marque ce mois-ci, donc j'suis un peu à sec). Voyant qu'Androu' n'a pas bougé d'un poil, je dirige à nouveau mon regard vers lui en haussant un sourcil, puis refait ma bouille de chiot triste, lui faisant un au revoir de la main : « En tout cas, si je tombe malade sur le chemin du retour, j'espère que tu accepteras quand même de me soigner ; mais si tu veux vraiment plus me voir, c'est pas grave, y aura bien un autre médecin qui aura pitié de moi... En plus, la robe te va mieux qu'aux drag-queens avec qui j'avais fait la gay-pride y a trois ans... »
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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Sam 30 Avr - 21:51
Andrew Wilson

Pretty woman, walking down the street ...

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Andrew avait la sensation de s'être montré un peu brutal avec Uriel, mais il n'avait pas su adoucir son ton sec et les mots étaient sortis de sa bouche sans qu'il ne parvienne à les retenir. Sa colère fondait peu à peu, mais sa poigne sur le poignet d'Uriel resta ferme, tandis que celui-ci ouvrait la bouche, visiblement choqué, avant de prendre un air que le médecin n'arriva pas à identifier. Il continua à le fixer, d'une manière une peu hautaine, jusqu'à ce qu'Uriel dégage son poignet et lui rende sa veste, qu'il enfila rapidement. Le problème n'était pas tellement ce qu'il portait actuellement – bien que les robes ne soient pas dans ses habitudes vestimentaires – mais le fait que l'homme aux cheveux bleus semblait chercher à le pousser à bout depuis le début de la journée. En laissant échapper un soupir, il se sentit néanmoins légèrement honteux de s'être laissé aller ainsi à sa colère. Il était une personne patiente et il en fallait toujours beaucoup pour l'irriter. Alors pourquoi le fait que ce soit Uriel qui le taquine – parce qu'au fond, ce n'était jamais que ça, pas de quoi fouetter un chat – pourquoi cette situation l'embêtait autant ?

Le fait qu'Uriel recule précipitamment après lui avoir rendu ses vêtements et remis ses lunettes le fit s'interroger. Est-ce qu'il lui avait fait peur ? Il allait tenter de calmer le jeu, s'excuser peut-être, quand Uriel commença à bouger, lui tournant à moitié le dos. Andrew fit un pas vers lui, et Uriel commença à parler, d'un ton triste. Le médecin se mordit la lèvre inférieure. Est-ce qu'il l'avait blessé à ce point ? Il croisa les bras sur son torse, tenant fermement ses vêtements, comme s'il avait peur qu'ils disparaissent. Il ne savait pas vraiment comment agir face à Uriel, et se contentait de l'écouter en silence, sans bouger, tandis que l'autre s'éloignait peu à peu. Andrew savait très bien qu'il tentait de le faire culpabiliser, mais le problème, c'est que ça marchait. Puis, il n'était pas du genre à rester fâché très longtemps, mais il attendait de voir jusqu'où Uriel pouvait aller. Il soupira lorsqu'il lui dit que peu de personnes acceptaient de lui parler en général, mais ne fit pas un geste. Uriel repartit un peu plus loin, comme s'il s'intéressait aux chemises, puis tourna à nouveau son visage vers lui. Andrew eut le temps de voir son air interloqué assez longtemps pour savoir qu'à tout les coups, il jouait la comédie – ou au moins qu'il exagérait.

Il soupira de manière excessive lorsqu'Uriel lui dit qu'il portait mieux la robe que des drag-queen, mais il avait ce petit sourire en coin qui disait que malgré tout, Andrew ne lui en voulait plus autant. Il se décida enfin à avancer vers lui, sans pour autant garder son sourire qui s'était évanoui en un éclair. Il resta sérieux en s'adressant à lui, même si son ton s'était apaisé.

- Espèce de drama-queen. J'ai dit pour la journée, pas pour toujours. Mon patient préféré me manquerait. Il soupira. Écoute, je ne t'en veux pas pour la robe. Enfin, je ne t'en veux pas que pour ça. Est-ce que tu te rends parfois compte d'à quel point tu peux être agaçant ? Il sentait à nouveau la colère remonter en lui mais il serra les dents ; engueuler Uriel, ce n'était pas son but. Je veux dire. Tu n'as pas l'air méchant – tu ne l'es pas. Si tu veux t'amuser, je suis sûr que tu peux trouver des moyens de le faire sans que les autres n'en pâtissent. Il resta silencieux un instant, le regard baissé, fixant un point sur le sol. Bon, je… il desserra légèrement ses bras de son torse, tenant encore ses vêtements. Je vais me changer, réfléchis à ça.

Il planta Uriel devant les chemises, se dépêchant de regagner sa cabine. Il n'aurait sans doute pas laissé Uriel rentrer tout seul, c'était des choses qu'il avait doute sous la colère, mais quand même – Uriel en faisait trop. Mais c'était assez drôle dans un sens, presque mignon. Et puis, malgré tout… Malgré tout Andrew ressentait cette envie de le protéger qu'il ressentait avec les gens qui lui étaient proches. Alors, le laisser boiter tout seul à Domyoji ? Il en était hors de question. Il se rhabilla rapidement, puis jeta un regard aux vêtements que lui avaient choisis Uriel. Avec un peu d'entraînement, il arriverait sûrement à fermer les boutons de la chemise et puis, si ça pouvait lui faire plaisir… Allez, il allait acheter ça avant de partir. Il retourna auprès d'Uriel, qu'il trouva beaucoup plus facilement maintenant qu'il portait ses lunettes et qu'il ne semblait plus le fuir.

- Tu vas acheter quelque chose, toi aussi ?

Il sentit son téléphone vibrer dans sa poche, signe qu'il avait reçu un message, mais il ne prit pas la peine de le lire. Il aurait tout le temps de s'expliquer avec sa mère plus tard.

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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Mar 3 Mai - 23:30
Uriel Issei
SHOPPING TIME !

Ft. Uriel & Androu'


Tiens ? On dirait que le poiscaille a mordu à l'hameçon. Quand je me suis reculé, Andrew a fait un pas vers moi, comme s'il voulait soudain entamer un tango éloigné au beau milieu du magasin ; pas que ça me dérangerait personnellement, mais de loin, je vois pas trop le principe du truc. Tout du long de mon discours, l'expression de son visage n'a eu de cesse de changer, passant de surpris à rongé par le regret, puis soudain à demi-blasé en remarquant enfin que je me la joue #drama. Toutefois, je ne peux m'empêcher de souligner ce petit sourire en coin qui lui redresse la lèvre, signifiant sans nul doute qu'il ne me boude plus autant qu'avant - juste le strict minimum pour ne pas passer pour un mou, j'imagine. Mais à peine ai-je le temps de penser ça que ce dernier disparaît aussi vite que ma virginité lors d'une gay pride ; à croire qu'Andrew me cache un petit côté ninja. La lèvre mordue nerveusement par mes petites quenottes blanches, je me recule à nouveau, m'exclame : « Pas le visage !! » en me protégeant de mes bras, et sens s'enfoncer dans mon dos un des cintres alignés dans le rayon. Bon, bah je ne peux plus me défiler, on dirait. Est-ce que je crois vraiment qu'il va me frapper ?... Non. Mais il le pourrait - et ça, c'est tout ce qui compte. Je ferme les yeux, grimaçant... mais le coup ne vient pas. Je les rouvre donc, et comprends alors qu'Andrew n'a pas l'intention de me refaire la face façon hachis parmentier. Après l'avoir vu se changer, c'est clair que, ben... je ne ferais pas long feu contre lui. Action Man, sors de ce corps ! Ou plutôt, laisse-moi le toucher, plz.

L'air désormais grave, Andrew introduit son speech par un « Espèce de drama-queen. » tout à fait gratuit qui me fait à nouveau bouder, croisant mes bras sur mon torse tout en faisant trembloter ma lèvre inférieure. Moi drama-queen ? Queen, c'est sûr. Drama... aussi. Mais de là à me le dire, vraiment, c'est trop pas gentil. « J'ai dit pour la journée, pas pour toujours. Mon patient préféré me manquerait. » qu'il rajoute ensuite, adouci. Je cligne des yeux, surpris. Qui - que - quoi ? Ai-je bien entendu ? Son... "patient préféré" ? Plaquant mes mains sur mes joues que je sens doucement rosir, je le regarde avec un petit sourire flatté ; je suis son CHOUCHOU ?! OUI ! VICTOIRE ! I AM THE NUMBERU ONE ! Je le savais, qu'à force d'agiter mes somptueuses jambes de danseur sous son nez, il finirait par les trouver à son goût : personne, je dis bien personne ! ne pourrait y résister. C'est juste biologiquement impossible. « Est-ce que tu te rends parfois compte d'à quel point tu peux être agaçant ? Je veux dire. Tu n'as pas l'air méchant – tu ne l'es pas. Si tu veux t'amuser, je suis sûr que tu peux trouver des moyens de le faire sans que les autres n'en pâtissent » ... Ah. Bon, bah j'ai rien dit. Un peu gêné de me faire tirer les oreilles par mon choupidou-roudoudou (et en public en plus !), je baisse la tête tout en me grattouillant l'arrière du crâne. Veux fuir. Pô écouter. Le truc, c'est que - ouais, je suis au courant. Mon père me le dit, quelquefois ; mais j'en ai un petit peu rien à foutre, quoi.  Mais quand ça sort de la bouche d'Andrew, ça me... blesse ? Meh. Je sais plus quoi ressentir. Alors que je réfléchis intensément à ce qu'il vient de me dire, le médecin fait volte-face et repart dans sa cabine. C'est ça, kasstoa, retourne dans ta cabine en me laissant pour mort, cruel chien canon au beau boule (que t'as cru que j'allais pas mater) ! Pars, avant que je ne shoote dedans avec la paume de ma main !...

De mon côté et, afin de ne plus penser à tout ça, je retourne dans les bras de ma seconde amante, si ce n'est la mode. Et bien que j'aie pu trouver des vêtements pour Andrew, je ne trouve rien qui soit dans mes frais et en accord avec ma chevelure cyan. Ou verte. Ou cyan. J'en sais trop rien, allez savoir si la robe est noire et bleue ou blanche et or ! Je soupire, dégage la vendeuse en mode "J'peux vous z'aideey ?" en insultant mentalement sa génitrice, puis me dirige d'un pas fier - telle la démarche d'un paon ! - vers les rayons pour femmes, en quête de vêtements adéquats. Eeeet je trouve rien de mieux. Bordel. Je pourrais certes prendre un fringue au hasard, histoire de me débarrasser du t-shirt trempé qui me colle à la peau comme mon foutu béguin pour l'autre blond, MAIS. Mais, mais mais : je ne vois pas l'intérêt de m'habiller si ce n'est pas pour me magnifier. Autant me balader à poil, sinon. Dans un élan de détresse, je pousse un petit gémissement digne d'un pleur de bébé-t-rex et attrape avec la mort dans l'âme un T-shirt blanc, avec écrit "Boys ❤ me" puis, en entendant la voix de l'intéressé, me tourne vers Androu qui est revenu à l'attaque : « Tu vas acheter quelque chose, toi aussi ? » Je hausse un sourcil, regarde le T-shirt puis fixe de nouveau mon crush à la toison blonde. Merde. Mais j'ai pas ma carte, c'est vrai. Et puis, même si je l'avais... j'ai pas d'argent. Comment je vais faire, moi ? Soupirant, je repose ma trouvaille et annonce tristement :

« Je... euhm. Je n'ai pas vraiment d'argent, tu vois. J'ai genre pas ma carte, et même si je l'avais, ben... j'ai acheté un gel douche -et un shampoing- de marque y a une semaine, et j'ai plus de sous du coup. Mais c'est pas grave, hein ! Je suis le roi du t-shirt mouillé. »

Ou comment faire tiep' et passer pour un va-nu-pied devant le gars que t'essaies vainement d'impressionner, je sais. Je baisse le regard, soudain embarrassé de mes soucis financiers puis me rattrape, pensant soudain à quelque chose. Comme par peur qu'il ne s'échappe à nouveau, ma main vient doucement agripper la sienne alors que je reprends parole, un tantinet mal à l'aise :


«  Sinon … J'ai bien réfléchi à ce que tu m'as dit. Et du coup, je me suis demandé... Est-ce que tu veux venir au cinéma avec moi ?! On pourra s'amuser ensemble, et tu n'en pâtiras pas. Je demanderai un peu d'argent à mon père, c'est pas le problème... » Bordel, j'ai l'impression d'être un collégien qui invite son premier crush à une boum. Ressaisies-toi, Uriel ! Rougis pas comme une pucelle ! «  Tu pourras choisir le film et, euh... le pop-corn salé ou sucré... et même les places... »


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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Lun 16 Mai - 2:35
Andrew Wilson

Pretty woman, walking down the street ...

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Andrew revint vers Uriel, les bras chargés de ses futurs achats. Il avait laissé la robe au niveau des habits essayés, et avait essayé de ne pas croiser le regard suspicieux de la vendeuse – il avait échoué, mais il l'avait regardé un peu méchamment et elle s'était détournée pour aller aider d'autres clients. D'abord, il portait ce qu'il voulait, mais pour le coup, ce n'était même pas de son fait. Il reporta son attention sur le libraire et lui demanda s'il allait acheter quelque chose – enfin, c'était une question idiote, en y réfléchissant. Il n'allait pas rester avec ses vêtements mouillés, après tout. Mais la réaction d'Uriel fut tout autre que ce à quoi il avait pensé. Pas d'argent, donc pas de quoi acheter quoi que ce soit. Pas de quoi acheter quoi que ce soit, donc tee-shirt mouillé. Mais tee-shirt mouillé, MALADIE. Non, non, non, Andrew ne pouvait pas laisser faire ça, c'était contre son devoir. Il vit Uriel reposer le vêtement qu'il avait en main en soupirant, mais Andrew décida de le récupérer. Seulement, Uriel choisit ce moment-là pour glisser ses doigts entre les siens, et le cœur du médecin manqua un battement, cette fois-ci. Peut-être à cause de la tête baissée d'Uriel, de son ton hésitant, mais il était… adorable. Un instant, Andrew pensa qu'il n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi mignon. Mais cette pensée fut chassé par les mots d'Uriel. Il lui sourit gentiment, cherchant son regard.

- Un cinéma ? C'est parfait, et effectivement, je ne pourrai pas en pâtir, dit-il en riant. Oh, et, il lâcha finalement la main d'Uriel pour reprendre le vêtement qu'il avait posé, si tu veux, je peux t'acheter ç-

Il jeta un regard au tee-shirt qu'Uriel avait eu entre les mains quelques minutes plus tôt et haussa un sourcil. Sérieusement, ça existait encore, ce genre de haut avec des cœurs ? C'était pas genre, passé de mode depuis au moins cinq ans ? Même lui qui n'y connaissait pas grand-chose en mode savait au moins ça.

- Je ne peux t'acheter un truc pareil, c'est quand même … encore pire que ce que je porte, lâcha-t-il en riant légèrement. Mais prends quelque chose, je n'ai pas envie que tu prennes froid. Déjà que c'est mon cas, ce serait dommage que ce soit le tien aussi.

Comme pour appuyer son affirmation, son nez le chatouilla et il éternua. Il sourit, comme pour dire « tu vois », puis il se mit aussitôt à fouiller dans les vêtements qui se présentaient à lui, comme s'il pouvait trouver quelque chose pour Uriel. En réalité, il se contentait de bouger les cintres sans vraiment regarder, préférant simplement hocher la tête – de manière affirmative ou non – devant ce qu'Uriel trouvait par lui-même. De toute façon, vu comme il avait critiqué ses tenues habituelles, et Andrew ne sachant pas vraiment choisir autre chose que ce genre de vêtements, il se doutait bien que rien de ce qu'il pouvait proposer ne plairait à Uriel. Aussi se contenta-t-il finalement de faire la conversation en continuant de faire semblant de chercher, proposant parfois des choses qu'il ne trouvait pas trop moche lorsqu'il lui arrivait de s'arrêter dessus.

- Au fait, dis-moi que tu fais partie des gens qui prennent du pop-corn sucré. Parce que quand même, le pop-corn salé, c'est une abomination. Je me demande qui a eu l'idée de faire et de proposer ça.

C'était – à moitié – une blague, mais Andrew n'aimait vraiment pas ça. Il se demandait quel genre de film passait en ce moment au cinéma. Il aimait bien les films à l'eau de rose et les dessins animés. Il décida d'arrêter de faire semblant de chercher et, adossé à un pilier tandis qu'Uriel continuait à choisir des vêtements, il sortit son téléphone pour voir les dernières sorties. Alors qu'il était occupé à scroller pour voir tout ce qu'il y avait, son téléphone sonna et il répondit machinalement.

- All-

Il écarta le téléphone de son oreille, sa mère enchaînant déjà les phrases à une allure folle et avec un ton légèrement inquisiteur. Il s'éloigna du pilier où il se trouvait quelques instants plus tôt pour trouver un coin plus calme.

- Maman… mais non, qu'est-ce que… Je peux te rappeler plus tard ? …Oui, en effet, j'y suis encore, mais… Je… Mais je fais ce que je veux ! … Oui, je te rappelle ce soir.

Il raccrocha, puis soupira. Il croisa les bras, gêné, mordillant sa lèvre inférieure. Au moins Uriel n'avait pas assisté à ça, c'était déjà moins embarrassant. Qu'est-ce qu'il pourrait bien penser si c'était le cas ? Que sa mère se mêlait probablement trop de ses affaires – ce qui n'était pas faux. Il se retourna finalement, prêt à retrouver Uriel, mais il n'eut pas à le chercher bien loin, car il était juste derrière lui, avec des vêtements dans les bras. Andrew sentit son visage virer au rouge : la honte de s'être fait prendre en train d'être « grondé » au téléphone, sûrement. Il se racla la gorge, tentant de reprendre contenance.

- Je, hm… Tu as trouvé quelque chose qui te plaît finalement ? Va donc essayer tout ça !

Il rit. Un peu nerveusement.

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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Lun 13 Juin - 0:51
Uriel Issei
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Ft. Uriel & Androu'


« Sinon … J'ai bien réfléchi à ce que tu m'as dit. Et du coup, je me suis demandé... Est-ce que tu veux venir au cinéma avec moi ?! On pourra s'amuser ensemble, et tu n'en pâtiras pas. Je demanderai un peu d'argent à mon père, c'est pas le problème...  Tu pourras choisir le film et, euh... le pop-corn salé ou sucré... et même les places... »

Honte ! Déshonneur ! Pilori ! Bordel. Si ma non-résistance à la douleur ne m'en empêchait pas, je me filerais un gnon dans le pif - ou mieux, m'immolerais par le feu (par quoi d'autre, aussi). Parce que croyez-moi, je le mérite. Moi qui voulais l'impressionner, lui montrer que je vaux le coup... eh beh non, allons-y gaiement (lulz) et déployons toutes nos forces en matière de lavette-attitude ; si avec ça, il ne craque pas !... De la dignité ? Pffrrrt, mais qui cherche ça chez un ou une partenaire ?! Certainement pas lui ! Non, sérieusement, j'ai envie de me pendre avec un cintre. La chaleur de ses doigts serrés contre les miens me fait frissonner, tandis que je baisse timidement le visage, occupé à me mirer les pompes. Il va refuser. Il va tellement refuser, et me lourder là, ici, comme un con. Mais c'est trop tard pour revenir sur mes paroles... ne me reste plus qu'à fermer les yeux et prier de tout mon cœur d'athée convaincu pour qu'un petit brin de bonheur se pose sur l'étendue d'herbes brûlées, celle-là même qui s'est déroulée sous chacun de mes pas au cours de ma vie. Inconsciemment, je caresse la main du blond d'un léger va-et-vient de mon pouce sur sa peau. Je n'arrive même pas à le regarder en face sans automatiquement rebaisser la tête dans la soumission la plus totale. Si avec ça, je ne suis pas grillé comme un rôti, c'est vraiment que le médecin a gravement besoin d'une chirurgie oculaire. Ou plus soft, d'une nouvelle paire de lunettes. Mais bon sang ; je ne comprends pas. En temps normal, je serais le premier à bomber le torse, une rose à la bouche en mode : "Viens sur mon cheval bébé, ce soir je t'enlève", mais non seulement il me frappera si je sors ça, mais en plus il ne viendra pas sur mon cheval. Je crois que je suis un mauvais prince... y a pas à dire, le ciné, c'est...

« Un cinéma ? C'est parfait, et effectivement, je ne pourrai pas en pâtir... »

Je relève la tête d'un seul coup, manque au passage de me faire un torticolis : ai-je bien entendu ? Il veut bien ? Un rendez-vous avec moi ? Avec lui ?! Oui, bon, forcément, un rendez-vous avec soi-même, ça n'aurait rien de bien intéressant - donc sa présence aurait été fortement conseillée... Un sourire des plus enfantins s'installe alors sur mes lèvres tandis que je m'élance en avant pour le serrer gentiment contre moi, le lâchant toutefois assez rapidement en voyant qu'il a encore une chose à dire. Sa main quitte la mienne à mon plus grand désespoir. Je soupire, mais qu'y puis-je ? Ce n'est pas très légal de le garder à portée de main -uhu- à coups d'agrafes dans la peau. Puis, j'ai moyennement envie de lui faire du mal. Plutôt même l'inverse... - - mais reprenons, je m'égare ! « Oh, et, si tu veux, je peux t'acheter ç- » Andrew attrape le t-shirt, le déplie et le regarde longuement, puis soudain, son sourcil se soulève dans une expression à mi-chemin entre le dégoût et l'incompréhension. D'accord, je l'admets : ce t-shirt est moche. Mais les autres aussi - alors autant prendre celui qui envoie un message aussi discret que la rougeur sur mes joues. Compte-t-il vraiment me payer mes vêtements ? Bon dieu, il ne sait pas dans quoi il se lance. Un peu mal à l'aise malgré mon sans-gêne légendaire habituel, je le regarde reprendre parole et m'interdire de toute son autorité maternelle d'acheter une telle laideur avec son argent : «  Je ne peux t'acheter un truc pareil, c'est quand même … encore pire que ce que je porte ! Mais prends quelque chose, je n'ai pas envie que tu prennes froid. Déjà que c'est mon cas, ce serait dommage que ce soit le tien aussi. » Il éternue et rigole, comme pour confirmer ses dires. Je lui souris, attendri. Il est beaucoup trop mignon pour mon faible cœur, ça ne peut pas bien finir... pour moi. Mais j'imagine qu'il est déjà trop tard pour partir en courant : Je kiffe Androu' et je vais me péter les dents contre le gravier quand il me jettera; Mais c'est pas grave, si je peux pouvoir le regarder rire ainsi...

Le cœur qui palpite entre mes côtes, je toussote et m'en vais reposer le t-shirt pour ensuite aller fouiner dans les rayons, pousser les cintres, en prendre quelques-uns, puis les reposer en soupirant. Andrew semble occupé de son côté à me trouver quelque chose, mais je doute qu'il réussisse à trouver quoi que ce soit qui puisse me plaire... ou du moins, quelque chose que j'oserais porter autrement que pour lui faire plaisir. «  Au fait, dis-moi que tu fais partie des gens qui prennent du pop-corn sucré. Parce que quand même, le pop-corn salé, c'est une abomination. Je me demande qui a eu l'idée de faire et de proposer ça. » Je glousse doucement puis fais volte-face, souriant de toutes mes dents. Même nos goûts culinaires sont similaires - - sans prendre en compte mon végétarisme. Quoique. Peut-être est-il végétarien aussi ? Il est certes américain, et qui dit américain dit Macdo, mais... j'ai le droit d'avoir un peu d'espoir. Y a pas à chercher plus loin : Après le rendez-vous au ciné, j'essaierai de le traîner au resto' si tout se passe bien entre nous. Parlant doucement tout en me rapprochant de lui afin de ne pas être entendu par les autres clients, je lui réponds alors :  « Je les préfère sucrés aussi... mais si tu les avais préférés salés, je les aurais mangés quand même, à défaut d'avoir autre chose à me mettre sous la dent... » "Mis à part toi", mais essayons de ne pas trop passer pour le mec chelou. Et de ne pas le regarder comme s'il était un morceau de bouffe sur pattes. Vilain Uriel qui lance de pas beaux regards et qui bave.

Je secoue légèrement mes cheveux, en remets quelques mèches derrière mon oreille puis repars à la chasse aux fringues. Au lieu de reluquer Androu', je ferais mieux de retourner à mes priorités, si ce n'est m'habiller pour ne plus ressembler à une grosse algue humide. Mais une question (afin de faire la conversation, voyons, quoi d'autre) me taquine le bout de la langue. L'ennui est que j'hésite... et s'il le prenait mal ? Enfin, et s'il comprenait mes réelles intentions ? Certes, de la part du type qui se laisse tripoter h24, je pourrais moi-même mal-interpréter son manque de réaction à mon égard et penser qu'il joue l'innocent pour mieux me piéger après, mais j'aimerais bien ne pas laisser d'ambiguïté comme lui. Il y en a déjà assez... - - d'ailleurs, c'est vrai ça ! Pourquoi qu'il me dit jamais rien, d'abord ? J'fais pas peur, il peut me filer une dérouillée à chaque instant, alors quoi ?... sûrement qu'il n'est pas aussi hétéro qu'il veut le faire croire... bon ! Allez. Je me lance, et yolo :

« A-au fait... non pas que je sois intéressé ou quoi que ce soit, t'imagines un peu l'horreur si j'étais amoureux de toi, ahaha (Tg, Uriel)... enfin, j-je voulais connaître ta... - non, savoir si tu étais en couple, tiens ? Pour faire la conversation... »

En couple, ou en relation libre - t'inquiètes pas, j'suis open, je pousserai juste l'autre sous un train façon bébé coucou qu'éclate les autres oeufs du nid, rien de grave. Il ou elle sentira rien passer, juré. Comment ça, "j'suis possessif" ? Tsk, Jésus a dit de partager avec son prochain, mais comme je ne suis pas chrétien, je vais pas suivre ses commandements non plus ! 'Faut pas abuser... Mais reprenons : Voyant que le silence a décidé de s'imposer entre nous, je déglutis avec une grande difficulté et, tout en me battant avec ma violente envie de mourir, tourne la tête vers l'endroit où doit se trouver Andrew... Andrew qui, de toute évidence, n'est plus là. Eh bien, chouette. Tout ce courage rassemblé pour rien. Parti à sa recherche, je traverse les rayons tout en emportant un ensemble au passage qui me faisait de l'oeil, et retrouve le blondin un peu plus loin qui, apparemment, semble se prendre le chou avec la personne à l'autre bout du téléphone. Il s'engueule avec elle un moment, soupire puis raccroche ; j'entre alors en scène, lui montrant l'ensemble que je tiens dans mes mains :  

« Woaw. Ça avait l'air tendu. C'était qui, la fille que j'ai envoyée bouler à des kilomètres ? » Eeeet c'est sûrement de ma faute. Yeup. Clairement moi. Maman n'a sûrement pas aimé le coming-out aussi violent que soudain. Rigolant niaisement, je me reprends aussitôt puis me dirige sur ordre d'Androu' en direction des cabines : « J'ai pris ça. Je te rembourserai quand j'aurai ma paie... Tu viens avec moi hein ? On sait jamais... je galère parfois avec ma jambe... gnihihihi... Enfin ! Ça ne te gêne pas hein ? Si tu es en couple ou quoi, j'imagine que certaines ou certains peuvent ne pas apprécier ce genre de trucs... »

Puppy eyes et le tour est joué. Quoique, le plus triste dans l'histoire, c'est que là, actuellement, je profite d'une grosse vérité... *sigh*

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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Dim 17 Juil - 2:30
Andrew Wilson

Pretty woman, walking down the street ...

Avec Uriel Issei (♥)

Le téléphone avait sonné et Andrew avait décroché, machinalement. Il n'avait pas vraiment réfléchi ; que faire d'autre lorsque la sonnerie retentissait ? Puis, quelques secondes après, il avait regretté. Sa mère enchaînait les phrases à une vitesse folle, tandis qu'il essayait de comprendre, sa main se perdant dans sa chevelure blonde, dont il tirait les mèches en arrière dans un geste agacé. Il avait quitté l'endroit où il se tenait quelques temps plus tôt, cherchant un semblant d'intimité dans la boutique surpeuplée. Il essayait vainement d'interrompre sa mère, qui ne lui laissait pas le temps d'en placer une, même quand il répondait à ses questions. Finalement vint la sentence ; « ça ne se passera pas ainsi, rappelle-moi ce soir ». Il accepta, tel l'accusé déjà prêt à plaider coupable, soupira, puis rangea son téléphone. Il croisa les bras, gêné, puis se décida à retrouver Uriel. Qui, en réalité, se trouvait non loin de lui.

Uriel constata que la conversation n'avait pas été des plus agréables, avant de demander si c'était Michiko. Andrew fit non de la tête, mais il ne voulait pas épiloguer sur cet appel. Alors, il tenta de changer le sujet, lui demandant s'il avait trouvé ce qu'il voulait avant de rire un peu nerveusement. Uriel riait aussi ; sa nervosité devait être communicative, c'était la seule raison qu'il trouvait. Puis ils se dirigèrent vers les cabines, Uriel montrant avec enthousiasme ce qu'il avait choisi, demandant si Andrew pourrait l'aider. Il haussa un sourcil interrogateur.

- Tu vas peut-être me dire que tu ne sais pas t'habiller tout seul ? Enfin, je viens avec toi, on verra… Oh et, je suis pas en couple, puisque ça a l'air de t'intéresser.

Il avait été attendri – et amusé – par le regard d'Uriel. Ils se faufilèrent tous deux dans une cabine libre, Andrew n'osant toutefois pas faire face à l'autre homme. Il n'était pas particulièrement intéressé par le corps des autres – même s'il était médecin, la pudeur était l'une de ses principales caractéristiques. Bien décidé à n'aider Uriel que s'il lui demandait de l'aide, il lança quand même la conversation, revenant sur l'appel qui les avaient éloignés quelques minutes plus tôt.

- Au fait, c'était pas Michiko, c'était ma mère. Il soupira. Mes parents, enfin, surtout mon père, ne sont pas très tolérants, et elle a visiblement transmis tes… « déclarations » à ma famille. Ce qui n'a évidemment pas plu. Il jeta un œil à Uriel, plus par réflexe qu'autre chose, puis tourna très vite son regard vers le rideau de la cabine – qui était d'une horrible couleur kaki – lorsqu'il s'en rendit compte. Du coup, elle m'a demandé si j'étais gay, si je savais à quel point ça allait décevoir mon père, m'a demandé de quitter le magasin en te laissant là… Ils sont très envahissants.

Il ne savait pas vraiment pourquoi il racontait tout ça à Uriel. C'était quand même plus intime que juste « faire la conversation », à ce stade-là. Mais, malgré tout les coups tordus qu'il pouvait lui faire, il lui faisait confiance et, finalement, il le considérait comme quelqu'un à qui il pouvait raconter un peu n'importe quoi.

- Tu t'en sors avec tes habits ? C'est la bonne taille ?

A nouveau son regard fut attiré par Uriel – sûrement les cheveux. Les couleurs vives attirent l’œil, c'est humain. Même si ce n'était pas vraiment ce sur quoi il avait posé le regard. Néanmoins, avant même qu'il ne se rende compte de ce qu'il était en train de faire – à savoir, mater discrètos – son attention fut attiré par une voix féminine, qui indiquait que le magasin allait bientôt fermer. Il entendit Uriel galérer et il soupira, non pas d'exaspération, mais plutôt amusé, encore une fois.

- Bon, assieds-toi.

Ce n'était pas comme s'il n'avait jamais vu les jambes d'Uriel, après tout. Il l'aida à retirer son pantalon, puis à enfiler celui qu'il avait choisi. Il se releva, tendant une main à Uriel pour qu'il se lève à son tour, pour voir si il était à l'aise dans ses nouveaux vêtements. Andrew remarqua que sa chemise était mal boutonnée et ce fut instinctivement qu'il entreprit de la reboutonner correctement. Puis, il se recula d'un pas.

- Désolé, c'était un réflexe. Je n'aime pas quand les choses ne sont pas à leur place.

Il sourit gentiment, se contentant de rester face à Uriel sans rien faire ni rien ajouter.

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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Lun 18 Juil - 23:15
Uriel Issei





Je le regarde avec une pointe de colère faussée faisant ressortir le dessous de mes lèvres : Mééé qu'est-ce que ça peut lui faire, que je n'arrive pas à me fringuer tout seul ? D'abord, je n'ai même pas la chance de pouvoir mentir là-dessus parce que tout ce que je dis est vrai, et en plus, je lui donne l'occasion de pouvoir à nouveau contempler mes sublimes jambes de danseuse... alors il pourrait m'être un tant soit peu reconnaissant. Et s'il ne veut pas l'exprimer, qu'il garde sa joie encoconnée pour ne pas me faire avoir de faux espoirs (ce qui serait dommage, car je m'en fais déjà), j'accepterais même de faire semblant de ne pas la remarquer ! Et puis d'ailleurs : il n'a pas à me juger, ce vilain blond aryen hyper-sexy. Y a que Dieu qui le peut. Et comme je ne suis pas croyant, cela signifie personne - enfin, je voulais pas paraître trop orgueilleux, m'voyez ? Pas que je ne le sois pas, mais quand même. Bref. Il n'empêche que malgré ses doutes, Andrew est toujours partant pour me suivre, et quand bien même j'essaierais de ne pas le regarder avec un large sourire taquin, je n'arrive pas à m'ôter de la tête la possibilité qu'il soit un peu - mais vraiment un tout petit peu obscène sur les bords. Mais qui ne voudrait pas me voir à demi-nu ? Personne ! Tout le monde s'arrache ma vertu depuis que j'ai posé pied sur le podium des sacs de viande aveuglés à grands renforts de flashs d'appareils ! Certes, je ne suis plus exposé aux regards mais... d'après quelques recherches sur l'Internet, j'en fais toujours baver quelques-unes. Brrr. Femelles. Je ne comprendrai jamais les hommes hétéros : comment peuvent-ils aller vers ces créatures lorsqu'il y a des Androus ? Franchement bizarres, ces types.

Mais revenons à nos moutons - ou plutôt, à notre pauvre brebis égarée me bêlant à mon plus grand bonheur qu'elle n'a ni bague au doigt, ni prénom gravé dans le coeur. Youhou. Ne pas bondir de joie, ne pas bondir de joie... de toute façon, même si je le voulais, je n'y arriverais pas. Jambe rampante, tout ça tout ça. Après, je peux sauter à cloche-pied, mais... ça n'aurait pas le même effet. Je pense même que j'aurais l'air débile. Alors contiens ta joie, Uriel. Ne souris pas, ne (le) saute pas, ne crie pas de ta douce voix grave et virile...

Mais.

Pression... trop... forte... dois... crier... VICTOIRE. Tant pis, il me prend déjà pour un gros con très gay ; déjà que mes cheveux me trahissent, autant aller jusqu'au bout et m'achever. Je tourne donc la tête en trahissant toute l'excitation platonique que cette nouvelle m'inspire : « C'est vrai ?! » Ouh. Ma voix a cassé. Allez, on se calme, Uriel, et on reprend en évitant de passer pour une dinde qui caquette et glougloute : «  ... Je, je veux dire... Oh, d'accord. Cool. » Bon, il y croira moyen, mais en tout cas, c'est mieux. Reprenant une expression terne au possible, je l'entraîne à ma suite derrière les rideaux et, une fois à l'abri des regards, commence lentement à me déshabiller, déçu de remarquer que le blondin ne prend même pas la peine de regarder. Je lui plais pas. Oh bon dieu. Ça veut tellement dire que je lui plais pas. Mon estime personnelle se la jouant yoyo, je baisse les yeux avant de les diriger vers le miroir qui me fait face, à l'inverse du médecin que je soupçonne de faire la fine bouche : l'angoisse grandissante, je pince mon ventre de mes mains, hausse un sourcil puis me mets sur le côté. Non, je n'ai pourtant pas grossi, je ne comprends pas ?... Qu'est-ce qui ne lui plaît pas chez moi ? Pendant que je perds mon temps à tâter mes muscles et pars par la même occasion en quête de graisse clandestine (Régime Dukan, me voilà !), l'américain reprend la parole, commençant à me parler de cette personne avec qui il s'était pris le chou au téléphone. Alors comme ça, ce n'était pas sa mère ? Qui d'autre ?

« Au fait, c'était pas Michiko, c'était ma mère.  Mes parents, enfin, surtout mon père, ne sont pas très tolérants, et elle a visiblement transmis tes… « déclarations » à ma famille. Ce qui n'a évidemment pas plu. » Je me mords la lèvre et jette un regard derrière moi. Bien l'homophobie ? La prochaine fois que je lui pique son portable, je leur fais un cours sur la sexualité humaine. Personne n'est homophobe avec mes crushs - tout simplement parce que ça joue contre moi. Nahmaisoh : «  Du coup, elle m'a demandé si j'étais gay, si je savais à quel point ça allait décevoir mon père, m'a demandé de quitter le magasin en te laissant là… Ils sont très envahissants. »

Aha, le papa en boule car le fils est gay. A force de l'entendre, j'ai l'impression que les pères voient dans l'homosexualité de leurs enfants masculins un échec de partage viril. Je peux m'estimer heureux que le mien ait totalement abandonné pour ma part : too fab for dad. Gloussant dans mon coin, je finis de m'habiller et lui réponds après lui avoir donné une légère tape sur l'épaule - seul geste amical que j'ai pu lui donner jusqu'à maintenant, après mon intarissable harcèlement sexuel :

«  Mes parents sont religieux... - - j'imagine que mon nom donne un indice là-dessus. Mais bon, comme ma mère est morte et que mon père s'est plus ou moins noyé dans sa liste de reproches à me faire, il ne m'embête plus à propos de mon homosexualité. Après, au début, ça le gênait quand même... Mais après, mon vernis et le reste faisaient distraction, alors il ne savait plus pour quoi gueuler en premier. »

Au fond, certes, mes parents étaient religieux mais... ils étaient très tolérants pour certains trucs. Et même si je n'ai pas très très bien connu ma mère (ou plutôt : qu'elle n'a jamais connu l'homme que je suis devenu), je reste persuadé qu'elle m'aurait aimé sous toutes mes formes. J'suis comme ça moi. Je sais jamais profiter de l'amour des autres quand on me le tend - j'attends tout le temps qu'ils me tournent le dos pour me jeter sur ce dernier en leur ordonnant d'aimer leur nouveau sac. Yolo. J'aime pas faire comme tout le monde. Mais comme ma très chère mère est six pieds sous terre et que j'ai moyennement envie de la déterrer, je vais me contenter de penser que j'aurais dû l'aimer - et que je l'aime maintenant. Avec un petit sourire ni narquois, ni libidineux (miracle !), je soupire puis confirme au médecin que les vêtements me vont bien, me retournant en entamant une phrase : « Hm ? Oui oui, enfin, le haut me va, regar... » Je m'arrête, cligne des yeux puis reprends d'une voix taquine : « Ouh, apparemment, tu le fais déjà ! Fu-hu-hu ! » Bon, peut-être qu'il a perdu son regard en réfléchissant et que je me fais des idées, mais au moins, ça a le don de regonfler mon ego bien meurtri après mon inspection. Bien entendu, je sais qu'Andrew n'est pas "comme ça", enfin, pas de mon style, je veux dire. J'avais limite sorti la longue-vue pour mater ses miches quand nos rôles étaient inversés, alors, voilà... mais moi, je l'assume. C'est là toute la différence !

Mais voyant que je n'ai pas encore enfilé mon pantalon (parce que c'est genre, compliqué), le blondin soudain féru des initiatives me demande de m'asseoir et... damn, me déshabille ? Wow, Androu', je sais que je te kiffe, mais tu vas un peu vite en besogne ! Pas dans les lieux publics, c'est la règle numéro 1 du respect ! Bon. Ok, je déconne. Mais si seulement...~ *kof* Une fois le travail fait autant mentalement (pour ne pas trop m'emporter devant cette vue tout juste émoustillante) que physiquement, je me redresse grâce à son appui, quand mon corps est pris d'un sursaut au contact de ses mains sur ma chemise. Il la reboutonne soigneusement, puis se recule en s'excusant, provoquant à la fois mon explosion devant tant de moe et un petit sourire attendri au vol :

« Désolé, c'était un réflexe. Je n'aime pas quand les choses ne sont pas à leur place. »

Oh, vraiment ? Tapotant mes lèvres de mon index et mon majeur, je réfléchis un instant en le fixant, puis, me rappelant qu'il nous faut vite déguerpir avant qu'ils ne ferment la place, soupire profondément. J'aurais voulu passer plus de temps avec lui, quand même... surtout qu'il est si mignon, actuellement. Posant ma main sur sa joue pour la caresser faiblement, je lui souris sans aucune malice et lui lance comme une rose un : « Alors... en y réfléchissant un peu, on pourrait croire que tu te sens à ta place, dans une cabine avec un homme ? Enfin. Avec moi ? », destiné à le brusquer quelque peu, puis approche mes lèvres des siennes, lui offrant le dernier bisou de la journée avant de m'occuper à ramasser mes fringues, que je mets ensuite sous mon bras. Déguerpir, déguerpir, vite, avant que son cerveau ne reconnecte ! Je sors aussitôt de la cabine, demandant au passage à la vendeuse si je peux sortir avec les vêtements (elle me répond que oui - heureusement, je pense pas qu'Androu' soit apte à me re-déshabiller une seconde fois) puis appelle mon potentiel futur petit-ami très hétéro en tapant du pied :

« Minou ? Minouuu ! Reste pas dans la cabine, il faut qu'on se dépêche ! »





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MessageSujet: Re: Pretty Woman, walking down the street ... | Pv Uriel Issei {Terminé} Sam 22 Oct - 22:51
Andrew Wilson

Pretty woman, walking down the street ...

Avec Uriel Issei (♥)

En se dirigeant vers les cabines, Andrew lança un regard à son téléphone qui avait cessé de vibrer. Il le passa rapidement en silencieux, au cas où une vague d'appel déferlerait à nouveau, puis le rangea dans sa poche. Hors de question de les laisser ternir cette fin d'après-midi. Il faisait bien ce qu'il voulait, non ? Il soupira légèrement, mais la voix d'Uriel le fit sortir de ses pensées. Il lui demandait s'il l'aiderait avec ses habits et Andrew accepta – enfin, il le ferait si vraiment l'aide était nécessaire, bien sûr. Puis, alors qu'il l'accompagnait, il ajouta qu'il était célibataire. C'était sorti tout seul – bien qu'il n'ait pas vraiment cherché à le retenir. L'idée qu'il pouvait intéresser Uriel germa dans sa tête, mais il la repoussa vite. C'était impossible. Et puis, lui, est-ce qu'il était intéressé par Uriel, hein ? Il était hétéro… non ? Le « C'est vrai ? » brisé lui fit rater un battement. Mais Uriel se reprit et Andrew ne savait pas trop quoi penser. Il repoussa l'idée à nouveau, tandis que des émotions contraires faisaient leur chemin. Ils se faufilèrent dans la cabine, et l'américain entreprit de fixer le rideau hideux tandis que le japonais se changeait. Comme Andrew savait que le silence avait tendance à le mettre mal à l'aise, il entreprit lui-même de lancer la conversation, revenant sur l'appel qu'il avait reçu quelques minutes plus tôt. Ce n'était pas Michiko, non, c'était ses parents. Qui ne voulaient pas entendre parler d'homosexualité, qu'elle soit réelle ou hypothétique. Il jeta un regard distrait à Uriel avant de reprendre.

Il entendit le japonais glousser et il haussa un sourcil, toujours face à son rideau. Uriel lui tapa l'épaule – il comprenait. Puis il parla de lui. C'était peut-être la première fois qu'il faisait ça de lui-même ; bien sûr, ils avaient déjà parlé de lui, mais jusqu'ici c'était surtout pour les problèmes de sa jambe. Le reste du temps, ils parlaient surtout de choses peu intéressantes, qui ne les engageaient pas. Et les parents d'Uriel étaient donc religieux – Andrew, dont les parents l'étaient pourtant aussi, ne remarqua la connotation religieuse de son prénom qu'à présent qu'il le disait. Pourtant, sa famille comptait un nombre incalculable de prénom en –el. Lui-même avait failli s'appeler Abiel, avant que ses parents ne choisissent Andrew, comme le premier apôtre de Jésus, mais ce prénom ne sonnait pas si religieux par rapport à des noms qui se finissaient en –el. Et il apprit des choses qu'il ignorait ; sa mère était morte, son père lui reprochait tout. Pour un peu il aurait voulu lui dire quelque chose de réconfortant, mais rien ne lui vint. Il lui demanda alors s'il s'en sortait avec ses vêtements, son regard déviant vers lui tandis qu'il posait sa question. Puis Uriel se tourna à son tour, pour lui confirmer, et leurs regards se croisèrent. Le visage d'Andrew tourna au cramoisi tandis qu'il se retournait vers le rideau, comme pour échapper aux commentaires taquins d'Uriel – et surpris aussi par la voix féminine qui annonçait la fermeture proche du magasin.

Il fallait se dépêcher, et relançant un regard à Uriel, il remarqua qu'il avait du mal avec son pantalon. Alors Andrew entreprit de l'aider, de lui-même. Il le fit asseoir, retira soigneusement le premier vêtement, en douceur, puis l'aida à passer le second, avec autant de douceur. Mais ce n'était pas une douceur particulière ; juste celle d'un médecin qui ne veut pas blesser davantage son patient. Puis, une fois le travail fait, il lui tendit la main pour l'aider à se relever. Mais quelque chose le chiffonna, tandis qu'il observait le reflet du japonais dans la vitre. Alors il se mit face à lui, puis reboutonna sa chemise correctement. Se rendant compte de ce qu'il venait de faire, il recula d'un pas, cherchant une excuse quelconque. Ce fut « je n'aime pas les choses à la mauvaise place » qui sortit de sa bouche. Pour un peu, il se serait giflé, mais il tenait à garder un minimum d'amour-propre.

Uriel tapota ses lèvres et le regard d'Andrew fut attiré vers elles. Le contact de la main d'Uriel sur sa joue le fit frissonner. Ses paroles le firent rougir ; il avait senti son visage se mettre à brûler. Il ne comprenait pas tellement ses réactions ; alors qu'il avait un bref instant voulu le noyer, le voilà maintenant à … à quoi, d'ailleurs ? Tant de pensées se bousculaient dans sa tête qu'il ne comprenait plus ce qu'il s'y passait. Aussi, lorsqu'Uriel approcha son visage du sien, il ne recula pas. Peut-être même, si tant de choses ne s'étaient pas produites durant l'après-midi, si Uriel s'était montré tendre du début à la fin, peut-être aurait-il même approché sa tête. Mais il s'était contenté de rester figé, immobile. Dans l'attente.

Il eut l'impression que leurs lèvres n'avaient fait que se frôler.

Quand il reprit conscience de l'endroit où il se trouvait, de ce qu'il venait de se passer, ce fut pour entendre Uriel l'appeler à l'extérieur de la cabine. Il secoua légèrement la tête, comme s'il se réveillait d'un rêve. Il ne savait pas quoi penser. Tout un pan de sa vie semblait devoir être remis en question. Il fixa son reflet dans le miroir, un bref instant. Inspira profondément. Puis il se tourna à nouveau, poussa légèrement le rideau et sortit enfin, évitant le regard d'Uriel. Il l'accompagna à la caisse, paya, puis ils sortirent du magasin. Andrew aida Uriel à avancer jusqu'à la voiture, rangea son sac de vêtements dans le coffre et enclencha le contact. Il ne savait pas quoi dire. Il répondait un peu distraitement à Uriel ; lui demanda son adresse pour pouvoir le raccompagner. Il remarqua que Domyoji était un quartier très glauque, refusa de le laisser retourner seul jusqu'à son appartement et tint à le raccompagner jusqu'à sa porte.

Il prit une grande inspiration, à nouveau. Hésita. Attrapa la main d'Uriel, mais il ne fit rien de plus. Il décida de repartir avant que son cœur ou son cerveau n'explose.

- Bon bah … le cinéma. Je t'enverrai un message pour te dire quand du coup. A plus.

Il lui sourit, puis retourna rapidement à sa voiture. Il sentit son portable dans sa poche et le sortit. Il n'avait reçu qu'un message. De « Papa ».

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