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MessageSujet: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Jeu 21 Avr - 22:06
Eugene Dawkins
Festival Sakura, me voilà !

Ft. Eugene & Kotetsu

...

Bon. Comment on enfile cette m... ce truc. Je me risque à un essai maladroit ; le kimono s'affaisse, glisse et tombe, m'abandonnant seulement habillée d'un débardeur et d'un boxer devant mon miroir. Je referme mes bras contre mon torse puis sens un sanglot né d'un trop plein de frustration m'entraver la gorge. Je prends une longue inspiration, gonfle mes poumons de tout cet air qui éclate tel le bruit d'un fouet : « … GRANDMAAA ? Est-ce que tu peux venir voir ? », que je crie à ma grand-mère, celle-là même qui s'empresse de me rejoindre à l'étage sans prendre la peine de cacher sa lassitude. Ses petites mains ramassent l'amas de tissu et me manipulent avec une minutie surprenante étant donnée la lourde myopie de ses yeux ; en quelques minutes qui semblèrent être des secondes, me voilà habillée aussi soigneusement qu'une japonaise élevée dans la plus stricte et traditionnelle des familles. M'intimant de me pencher, je m'exécute et subis sans mot dire ses maltraitances capillaires tandis qu'elle essaie de donner une forme à mes cheveux châtains ordinairement recouverts de mon béret fétiche. Elle tire sur les boucles, me donne plusieurs fois l'impression de vouloir arracher la chair de mon crâne fragile, accumule les nœuds, tresses et pinces fleuries et, finalement, hausse négligemment les épaules avant de me refourguer une queue de cheval dont la banalité, certes décevante, suffit à me satisfaire. Au moins, elle ne malmène plus ma crinière - et c'est l'essentiel. Maintenant prête à affronter le monde extérieur sans rougir de ma différence, je porte fièrement mon kimono tandis que je sors de la maison, me dirigeant d'un pas lent vers le lieu du festival.

---

Il y a trop de gens. Mais genre, beaucoup trop, on dirait que la masse humaine pourrait me noyer dans tous ces contacts involontaires. Les stands délimitent le chemin et j'avance timidement en m'enlaçant de mes bras, la tête basse et l'inquiétude haute. Du coin de l'oeil, je crois apercevoir une de mes amies aux cheveux roses mais, comprenant que celle-ci est en pleine conversation avec un autre être humain, me résous à tracer ma route. Au bout de plusieurs minutes, l'angoisse de me retrouver ainsi dans la foule me pèse dans la poitrine et je ressens alors le besoin de le fuir, d'aller me réfugier quelque part. J'aurais dû rester à la maison... je me le dis souvent, certes, et même à chaque fois que je pose un pied à l'extérieur, mais plus ça va, et plus je suis sûre que je suis le chaînon manquant de l'Humanité. Incapable de m'intégrer à la société, restant toujours dans les coins, là où est ma place et loin de ceux que je n'ai pas envie de côtoyer, car trop effrayants. Décidée à ne pas agoniser parmi la masse agglutinée, je reprends ma course endiablée à la recherche de toilettes où aller m'enfermer. Trop de sociabilité tue la sociabilité ; ou me tue, moi, à choisir. Mes yeux repèrent alors un petit édifice dont les insignes m'annoncent la présence de toilettes. FREEDOM !

Au moment où je m'apprête à passer la porte, la vision effroyable d'une grande femme blonde vêtue d'un kimono négligé me fait aussitôt horreur et me paralyse sur place, lorsque mon regard se pose sur ce qu'elle tient en main. Penchée au dessus de l'un des lavabos, elle déverse à grandes vagues le contenu d'un sachet en plastique rempli d'eau, dans lequel je crois remarquer la présence d'un animal aquatique. En effet, un petit poisson rouge nage timidement dans sa prison, sans se douter un seul instant que la mort l'attend dans les tréfonds de la tuyauterie. « A-attendez ! » Le buste gonflé d'un courage étranger, je me jette en avant et attrape sa manche décoré de rouges tournesols ; elle tourne d'un mouvement brusque la tête comme sortie d'une transe profonde, me regarde, et dans son œil voilé d'un drapé grisâtre, je devine le danger à venir, ou plutôt, le danger à éviter. Ma main libère alors le tissu, rendue débile par ma couardise. Tandis que je démontre toutes mes qualités de créature liquide, l'inconnue jette d'un côté à l'autre un regard méfiant, avant de m'imposer le sac entre les doigts, les refermant de sa main. « Puisque vous voulez tant qu'il survive, assumez maintenant. » me dit-elle puis, d'une démarche lente mais stable, elle reprend son pas jusqu'à l'extérieur et est tout à coup entourée de deux enfants ; l'une, plus âgée que l'autre, aux cheveux rouges, et la seconde, une petite fille à l'allure japonaise. Je les fixe un instant, les regardant partir et se mêler à la foule ; elles disparaissent vite, mais le problème initial est toujours là. Le poisson.

Je lève le sachet à demi-vide jusqu'à mes deux yeux verts que je cligne à de multiples reprises, trahissant ma réflexion : outre l'appeler Nemo, que pourrais-je faire de ce... présent ?  Le poisson ouvre la bouche, la referme et la rouvre inlassablement, mais ne me donne aucune réponse viable. Je comprends mieux pourquoi la dame voulait te noyer - quoi que ça veuille dire, tu n'sers vraiment à rien Nemo. Mais du fait de mon pauvre coeur bien mou, on dirait que tu vas finir tes jours dans ma baignoire, à défaut d'avoir un aquarium à disposition... Retenant le sachet avec mes dents, je me recoiffe au peigne d'Almain puis renoue ma chevelure en un chignon agrémenté d'une large fleur synthétique et blanche, peinant à tenir lors de mes premiers essais. Désormais apprêtée, je reprends mon bien en main et quitte les toilettes en m'assurant que personne ne se trouve devant... ce n'est pas parce qu'il est humain d'utiliser ces lieux que j'ai envie que l'on me voie en sortir. Dès que le chemin s'éclaircit, je presse le pas en mode "je ne sors pas des toilettes, je voulais juste utiliser le miroir orz" puis, au moment-même où l'impression que mon honneur est sauf me frôle, mon pied s'échappe de ma geta de bois. Propulsée en avant, je m'étale de tout mon long et regarde, impuissante, le sachet voler puis s'écraser en fracas par terre, l'eau déversée de toute part. Désormais à terre, le poisson s'agite et sautille ; je me précipite alors à toutes jambes vers lui, ne sachant que faire.

Le prendre dans mes mains ? Le mettre dans ma bouche ?! Les idées s'accumulent sous mon crâne en surchauffe tandis que, les genoux au sol, je tente désespérément d'empêcher les gens d'écraser mon pauvre animal de compagnie qui ne demande qu'à respirer un peu ; au sens propre comme au figuré. Les larmes me montent aux yeux, ne pouvant que fixer l'animal sans oser le toucher par peur de lui faire du mal... et pourtant, je ne peux pas le laisser là. Je savais que cette sortie était une mauvaise idée...
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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Jeu 21 Avr - 22:39
Kotetsu Yoshikawa

Festival Sakura

KotetsEugène – Day 02


*Click*

Je baisse mon appareil photo, à demi-dépité. Faire un article sur le festival… ça aurait pu être vraiment intéressant… Si ça ne consistait pas à, encore, balancer des fleurs à cette vieille peau. Ok, c’est grâce à elle que j’ai mon poste, mais bordel, mon chef est, pour autant, pas assez débile pour avoir l’impression de DEVOIR me pousser à faire TOUS les articles qui parle d’elle, pas vrai ? Laissez-moi réfléchir deux secondes… Si, en fait si. Parce que je suis un ancien ultime journaliste de l’académie, probablement. Il veut jouer une carte « sûre » parmi les jobs étudiants, probablement. Sans pour autant avoir la possibilité de dégager un journaliste confirmé pour ce genre d’évènements banaux.

Ras-le-bol. J’ai envie de profiter un peu de ce foutu festival, moi aussi. J’aurais probablement assez d’info pour faire un article potable. Déjà qu’il a fallu que je me paye son discours à la noix… J’ai franchement l’impression de vivre sur une île hors du globe, où Mamie règne en vrai tyran sur son petit paradis fiscal. Elle a bien réussis son coup cette vieille bique.

Bref, le temps est clair, la soirée plutôt tiède, inutile de se presser pour rentrer, je peux bien profiter du festival, moi aussi. Et puis bon, ce n’est pas comme si de toute façon j’avais mis une saloperie de vêtement traditionnel à la con. Autant que ça soit justifié.  Je slalome donc au travers de la foule avant de rencontrer un groupe d’ami de l’école de journalisme. Rigolant avec eux, nous vagabondons sur le festival de stand en stand. D’ailleurs, j’ai mis la pâtée à mes amis sur ce jeu de pêche à l’épuisette en papier. Chance du débutant, probablement.

Et voilà que cette fichue femme qui tenait le stand voulais m’offrir en lot, je vous le donne en mille : un putain de poisson rouge. Nan mais t’as vu ma trogne ? Tu crois franchement que j’ai de quoi m’occuper d’un poisson rouge ? Il n’est même pas assez gros pour faire un sushi !

Je grogne alors que mes chers « camarades » me force à prendre cette petite chose. Super, un sac en plastique à trimballer toute la soirée. Et j’en fais quoi moi après de ce truc quand je suis chez moi ? Les potes, tu parles, tous des traîtres.

On continue de se balader sur le festival, et je refuse tous les stands qui pourraient présenter le moindre lot « vivant ». Je n’ai pas envie de trouver une petite copine à Sushi quoi.

Alors qu’on continue notre route, j’ai l’impression de reconnaître une silhouette connue qui fonce droit vers l’endroit le plus « isolé » du festival, soit l’endroit où il est possible de voir ses pieds, mais pas beaucoup plus : les toilettes.

Pensant que je me fais des illusions, je continue de rigoler avec mes amis qui, comme pour se faire pardonner, m’apporte une bière.

Cependant, toujours intrigué par cette silhouette aperçue tout à l’heure, je profite qu’un stand accapare toute l’attention de mes compagnons et je me faufile en direction des chiottes. Sur le chemin, je crois apercevoir une sorte d’attroupement, enfin… pas vraiment, juste une zone de « turbulences ». Je presse le pas.  Ce qui est idiot parce qu’il est sûr à 99.99999% que jamais la jolie Eugène ne pointera le bout de son nez dans une foule pareille.

Saperlipopette, si, elle est suicidaire, folle et… essaye de « noyer un poisson » ?

Je me reprends alors que je comprends qu’elle essaye de sauver le dit poisson. Sans eau… je m’approche, attrape la bestiole par la queue et le fourre dans le sac du mien. Putain, finalement Sushi l’a, sa saloperie de petite amie.  Alors qu’Eugène croise mon regard, je lui tend la main pour l’aider à se relever :

« Je n’imaginais absolument pas te croiser ici... Surtout pas dans cette situation… T’as un don pour t’attirer des ennuis, je me trompe ? »

Je lui adresse un sourire tendre et jette un œil aux deux poiscailles. Le rescapé semble vachement soulagé de se retrouver dans de la flotte, et avec un congénère. Ouais, c’est cool, j’ai deux poissons maintenant, mais j’ai pas d’aquarium.

Je vois un peu plus loin le sachet éclaté où devait se trouver la petite amie de Sushi. Ok, je revois plus le schéma : Eugène avec un poisson, Eugène la poisse qui se fait bousculer, Eugène qui largue son balluchon, et poisson en détresse. Donc elle a peut-être un aquarium ?


« Dis-moi, ce poisson, t’étais pour le garde ? Non parce qu’on m’a filé celui-là de force et... j’ai rien pour m’en occuper… pis un poisson quoi, c’est le genre de truc dont j’ai… absolument… pas besoin ? »

Je ne peux pas m’empêcher de remarquer à quelle point elle est jolie dans son Yukata mais je préfère reporter mon attention sur ces deux putains de poissons rouges parce que si je la bouffe encore des yeux elle va s’enfuir en courant, en me plantant là, AVEC les poiscailles.


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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Ven 22 Avr - 17:28
Eugene Dawkins
Festival Sakura, me voilà !

Ft. Eugene & Kotetsu


Un homme à l'apparence familière se penche au dessus de moi et attrape Nemo par la queue. Je suis son trajet de ses doigts au sachet qu'il porte, là où se trouve un petit ami et, plus particulièrement, de l'eau. Un soupir de soulagement quitte mes lèvres en me réjouissant à l'idée qu'il ne mourra pas asphyxié à l'air libre suite à ma maladresse ; c'est alors que je remarque, non sans joie, que le sauveur de mon poisson n'est nul autre que Kotetsu, alias Koko-san - un homme m'ayant déjà secourue auparavant. Nos regards se croisent et je lui souris en retour, tandis qu'il me tend une main salvatrice que je m'empresse d'attraper afin de me redresser. « Je n’imaginais absolument pas te croiser ici... Surtout pas dans cette situation… T’as un don pour t’attirer des ennuis, je me trompe ? » qu'il me dit pour ensuite fixer les deux camarades aquatiques qui nagent en paix dans leur petit sac. J'en fais de même et sens s'afficher un rictus attendri sur mon visage, jusqu'alors crispé de toute part par le stress. Nemo s'est trouvé un ami, si ça, ce n'est pas trop mignon... - - oh. Mes joues se voilent d'un léger drapé rouge quand je remarque que je n'ai pas pensé à lui lâcher sa main ; mais je me rattrape aussitôt tout en me reculant d'un petit bond en arrière, de façon à briser cette ambiance pesante. D'une voix mal assurée, je me décide à lui répondre tout en triturant machinalement mes doigts : « J-je ne devais pas venir à la base, mais Grandma m'a offert ce yukata... même s'il ne me va pas trop. » Je me retiens de rajouter un "sûrement parce que je ne suis pas japonaise..." qui pourrait ne pas passer étant donnée la xénophobie de Kibou ; qui sait, il pourrait ne pas aimer les étrangers... malgré ses cheveux blonds.

« Dis-moi, ce poisson, t’étais pour le garde ? Non parce qu’on m’a filé celui-là de force et... j’ai rien pour m’en occuper… pis un poisson quoi, c’est le genre de truc dont j’ai… absolument… pas besoin ?  »

Il regarde vers mon sachet éclaté un peu plus loin puis me fixe d'une façon étrange, avant de détourner le regard au plus vite. Quelque chose semble le gêner, mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Je baisse la tête pour vérifier si mon kimono est bien fermé (et du bon côté) : non, Grandma l'a mis dans le bon sens, on ne voit pas mon débardeur ni rien, Kotetsu est visiblement juste fidèle à sa légende. Après tout, depuis que je l'ai rencontré, il a souvent eu des absences et des regards fixes sans aucune raison, mais au moins, c'est Nemo et son poisson qu'il observe, désormais. D'ailleurs, à force de le regarder ainsi, je remarque qu'il porte lui aussi un kimono... qui lui va drôlement bien. Mais genre, vraiment beaucoup. Je me grattouille la joue de mon index en penchant la tête sur le côté : ne me dis pas que tu mates quelqu'un d'autre que Senpai, Eugeeeeene... tu mérites des claques, franchement. Mauvaise kouhai. Outre mon auto-flagellation mentale, je réfléchis toutefois à ce qu'il vient de me demander... est-ce que je comptais garder mon poisson ? A défaut d'avoir une autre option, sans doute, oui. Mais si je pouvais l'éviter... « On me l'a un peu imposée de force aussi en fait... Je comptais le mettre dans ma baignoire, mais c'était sûrement une mauvaise idée.» Je glousse en posant mes doigts sur ma bouche puis lui prends le sachet des doigts. Ils ne doivent pas avoir assez de place pour se déplacer librement... on ne pourra pas les garder comme ça longtemps, du moins, sans les tuer au vol. Je finis par le regarder :

« Au moins je suis contente que Nemo ait un ami... Il y a un point d'eau près d'ici, tu crois ? » Je jette un regard à droite puis à gauche, sautille sur moi-même pour voir au dessus des gens avant de prendre Koko par la manche et de le traîner gentiment à ma suite histoire de ne pas le brusquer : « Y a un peu d'eau par là-bas, suis-moi !»  Enfin, je ne lui laisse pas vraiment le choix. Une fois devant la surface aqueuse, je le lâche et m'accroupis devant, libérant nos deux compagnons après avoir vérifié que l'endroit était adapté à leur venue. Les regarder s'éloigner en battant des nageoires, j'adresse deux grands yeux brillants de fierté avant de me relever, m'accrochant à son kimono en guise d'appui :

« Voilà, au moins ils n'auront pas fini au fond des toilettes... a-au fait, tu es venu tout seul ?... »

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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Jeu 28 Avr - 22:26
Kotetsu Yoshikawa

Festival Sakura

KotetsEugène – Day 02


Eugène semble suivre de son regard le voyage du poisson jusque dans son sachet. A L’arrivée de la bestiole dans l’eau, j’ai pu comme palper le soulagement d’Eugène tant c’était flagrant. Je ne pus m’empêcher à nouveau de lui adresser un sourire compréhensif. Son regard croisa ensuite le miens et à nouveau je me stoppais. Hors de question de continuer à la dévorer du regard à tout bout de champs.

Elle attrape ma main pour s’aider à se lever alors que je détourne le regard. En fait, celui qui se fou dans des situations impossibles, c’est moi, pas elle… Vous en connaissez beaucoup des types qui ne peuvent plus se sortir une fille du crâne en genre… quinze minutes chrono ? J’ai envie de me foutre une baffe, mais… je passerais pour le pire des abrutis.

Alors que je suis perdu dans mes pensées débiles de pauvre type complètement transis, elle se rend compte, et moi aussi, que nos mains sont toujours entremêlée. Non pas que ça me dérange, perso, au contraire, j’aurais bien aimé garder ce pauvre petit bout de contact, mais elle était déjà en train de sautiller en arrière pour se dégager, les joues délicieusement rosies. ET voilà que ça me contamine, pire qu’une maladie ultra contagieuse. Je détourne le regard brièvement, un léger sourire sur les lèvres, cependant.

En revanche, j’ai faillis m’étouffé avec ma salive alors que je reportais mon attention sur elle pendant qu’elle m’adressait à nouveau la parole. « Ne pas bien lui aller », son Yukata ?

« Tu déconnes ?  t’es trop mignone comme ça ! »



Je suis le pire des abrutis, pas vrai ?


Je me flagelle mentalement alors que je sens mes joues rosirent. Je détourne le regard et j’ai franchement envie de retourner photographier cette vieille peau, histoire de calmer un peu mon cerveau qui est, actuellement, en ébullition. Ce qui me fait remarquer que j’ai toujours mon appareil suspendu à mon cou d’ailleurs.

Je retente de porter un regard sur elle quand je vois que… cette fois… ce… C’est elle qui…. Qui me fixe ? je cligne des yeux plusieurs fois, mon cerveau est en train de patauger dans la semoule. Je deviens complètement débile… J’arrive plus à réfléchir. Nan mais Allô quoi, Kotetsu Yoshikawa il est en train de laguer dans un moment pareil. Analyse bordel, utilise cette soi-disant intelligence que tu cultives en bossant comme un demeuré depuis la primaire ! A quoi ça m’a servi d’être premier de la classe toutes ces années putain ?!

Je secoue la tête et me reprend alors qu’elle explique qu’elle avait l’intention de le foutre dans sa baignoire. Oulà…

« Nan, la baignoire c’est vraiment pas le bon plan… enfin, si tu veux continuer à te laver… Le noyer dans du shampoing c’est ptet pas forcément… l’idéal ? »

Je lui souris, taquin. On, j’ai au moins récupéré ça. Je me ragaillardis en voyant que je suis un peu plus « maître » de moi-même. Je me reconnais plus ainsi, à taquiner et titiller plutôt qu’à… baver comme une putain de limace devant… la cuteness incarnée. Fuck me.

OMG. Eugène vient de me prendre le sachet des mains. Genre Eugène, ouais, Eugène, qui prend un truc des mains de quelqu’un. Y’a du level up de prise de confiance en soit là. J’aurais jamais pensé que la donzelle soit capable d’imposer une volonté quelconque à qui que ce soit. Est-ce que ça voudrait dire qu’elle est un peu plus à l’aise ? Avec l’immense boulette de la dernière fois, j’ai bien du bol qu’elle ne me fuie pas comme la peste. Quel con je peux être putain.

« Némo » ? Je me retiens de pouffer et lui souris tendrement. Je l’observe sautiller sur place et me perd à nouveau dans mes pensées jusqu’à ce qu’elle se mette à tirer gentiment sur ma manche. Sans broncher, je la suis jusqu’à ce petit étang calme et l’observe relâcher nos deux amis dans la nature. Quoi de mieux comme aquarium que la liberté, après tout ? Je lui souris alors qu’elle est encore dos à moi, complètement attendris. J’ai envie de me foutre une baffe. J’ai le droit ?

Je reprends mes esprits alors qu’elle tire sur mon kimono pour se redresser. Si je suis venu tout seul ? Je désigne mon appareil photo et reprend la parole, plus sérieux cette fois :

« Je suis là pour le boulot, à la base. Mais comme j’avais terminé, et que j’étais… « en tenue » je me suis dis que je pourrais rejoindre quelques amis pour profiter du Festival. Et puis j’ai cru t’apercevoir dans une situation délicate. J’ai bien fais de venir. Si ce poisson était mort tu te serais enfuie sous ta couette et je n’aurais pas pu apprécier ta compagnie… Enfin, si tu préfères ne pas rester avec moi, je comprends hein…  »

Je me gratte l’arrière du crâne, gêné. Ce que je peux être con, sérieusement… Je lui souris à nouveau et je dois franchement avoir l’air idiot… Tant pis, c’est Eugène après tout, elle doit déjà se douter que je suis le type le plus chelou de l’île…

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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Ven 29 Avr - 17:56
Eugene Dawkins
Festival Sakura, me voilà !

Ft. Eugene & Kotetsu


Pourquoi je lui ai attrapé la main... ? Les joues aussi rouges que celles de Kotetsu, je passe doucement mes doigts sur ma paume comme si je ne parvenais pas à réaliser ce qui vient de se passer puis lève un sourcil en voyant mon... "ami" sourire. Sourire que je n'arrive pas à interpréter ; peut-être est-ce par gêne, peut-être par... nan, il ne pouvait pas être content que je lui tienne la patoune, voyons. Débile d'Eugene, qu'est-ce que tu t'imagines là ? Si je m'écoutais, je m'éclaterais le front contre le premier arbre qui passe... mais ça risque d'empirer mon cas, et je tiens fermement à garder ma petite armée de neurones. Cependant, en entendant les paroles de Kotetsu, je manque de faire preuve d'un peu trop de mimétisme en m'étranglant avec ma salive : « Tu déconnes ? T’es trop mignonne comme ça ! » Ma mâchoire manque de se décrocher en entendant son compliment. Lui détourne le regard, les joues rosissant davantage à cause de la gêne qui monte, et qui monte... et qui, inexorablement, m'atteint moi aussi. Moi, m-mignonne ? Je baisse la tête en me mâchouillant la lèvre inférieure, à la fois heureuse et embarrassée. Un léger sourire flottant aux lèvres, je renvoie la balle d'un « Ton kimono te va bien aussi... » marmonné à mi-voix, peu habituée à flatter autrui. Mais ça reste tout de même pensé...

Je me fige soudain, ayant envie de demander à quiconque entre dans mon champ de vision de me filer un coup de coude dans les côtes, à défaut de pouvoir le faire moi-même. Qu'est-ce que je fabriiiique, à faire du bébé-gringue à un autre garçon que Senpai, moi ?! Bon dieu, je ne mériterais même pas de lui parler, tellement je crains. Toussotant dans mon poing, j'essaie tant bien que mal de retrouver mon calme et mon sérieux, puis sursaute lorsque Kotetsu reprend la parole, m'extirpant de mes pensées : « Nan, la baignoire c’est vraiment pas le bon plan… enfin, si tu veux continuer à te laver… Le noyer dans du shampoing c’est ptet pas forcément… l’idéal ? » Je cligne les yeux, ouvre la bouche puis cède à nouveau à la panique. Mon dieu, je vais passer pour une grosse sale, alors que j'en suis bien loin : « N-non ! On a une douche chez nous, je ne suis pas bête à ce point... » que je m'empresse de répliquer en bégayant, pour ensuite renchérir d'un ton plus bas : « Enfin, oui, c'était pas une bonne idée... mais c'était le temps que je puisse acheter un aquarium. Ou plutôt que Grandma l'achète... » Parce que pas d'emploi, pas de salaire. Pas de salaire, pas de sous. Pas de sous, pas d'aquarium. Pas d'aquarium, pas d'poisson. Pas d'poisson... pas d'poisson. (ET PAS 250 POINTS JETES A LA POUBELLE)  C'est logique. Et long. Long mais logique.

Tandis que je libère Nemo et son copain dans l'eau, je sens un regard peser dans mon dos ; je regarde alors le garçon du coin de l’œil, remarquant qu'il sourit d'un air attendri. Je lui souris en retour, avant de fixer à nouveau mon regard sur nos deux compagnons à écailles... Je peux comprendre qu'il sourit comme ça, c'est vrai que c'est beau de redonner leur liberté aux poissons... Une fois redressée sur mes deux jambes, je lâche son kimono et le regarde reprendre son sérieux tout en désignant son appareil photo auquel je n'avais pas fait très attention jusqu'alors :

« Je suis là pour le boulot, à la base. Mais comme j’avais terminé, et que j’étais… « en tenue » je me suis dis que je pourrais rejoindre quelques amis pour profiter du Festival. Et puis j’ai cru t’apercevoir dans une situation délicate. J’ai bien fais de venir. Si ce poisson était mort tu te serais enfuie sous ta couette et je n’aurais pas pu apprécier ta compagnie… Enfin, si tu préfères ne pas rester avec moi, je comprends hein… »

Il se gratte le crâne en ayant à nouveau l'air mal à l'aise, mais cette fois-ci, je ne l'imite pas. Je m'interroge un instant, me demandant pourquoi est-ce qu'il préfère rester en ma compagnie plutôt qu'avec ses amis puis recule, retenant ma respiration. Ouh, je sais très bien ce qu'il va se passer. Je vais rester avec lui, ses copains vont le rejoindre et je vais passer la pire soirée de ma vie car je serais coincée avec une bande de bouffons dont je ne parviendrais pas à me débarrasser. Mais en 1 vs 1 avec Kotetsu, j'avoue que ça ne me dérangerait pas... quitte à être là, autant ne pas être toute seule ! Mais pas trop accompagnée non plus...

« A-avec tes amis ou toi tout seul... ? Parce que je n'aime pas être avec plein de garçons - pas que je dise qu'ils sont méchants ou quoi, hein - donc euh... M-MAIS, si c'est avec toi, je veux bien. Je trouvais ça triste de regarder les feux d'artifices toute seule...   » Je me grattouille la joue, ris nerveusement puis reprends : « On pourra passer aux stands pour gagner des peluches, un truc dans le genre... enfin, si tu veux bien. »

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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Ven 29 Avr - 22:05
Kotetsu Yoshikawa

Festival Sakura

KotetsEugène – Day 02


V’la le malaise… Ce moment où t’es là, planté comme un con, devant la demoiselle qui te plait, rouge comme une pivoine, incapable d’articuler le moindre truc intelligent… Ce qui est plutôt rassurant, c’est qu’elle aussi, elle est complètement gênée. Enfin… rassurant… Et voilà qu’elle se frotte la main…. Bah oui aussi, pourquoi tu… tu… POURQUOI TU FAIS DES TRUCS « KAWAI DESU NE » ?! Stop les clichés please ! j’ai l’impression d’avoir été pris au piège dans un Shojo… Help meh !

Alors qu’elle s’étrangle avec sa salive comme moi quelques temps auparavant, je n’arrive pas à la regarder. J’ai envie de me foutre la gueule dans un mur. Cependant, alors que je risque un coup d’œil dans sa direction, je vois qu’elle sourit, timidement. Au moins, elle l’a bien prit…

Je me raidis et me fige totalement alors qu’elle me… retourne le compliment. Ok, elle a probablement dit ça par politesse. Je suis pour lui ébouriffer les cheveux, tendrement, mais… alors que ma main est au-dessus de son crâne, je me ravise. Pas la peine d’en rajouter… Elle se sentirait probablement vraiment mal… Et puis… Y’a « Sempai ». Inconsciemment, je serre le poing. Ça m’énerve.

Je la vois toussoter dans sa main comme pour reprendre consistance et nous changeons de sujet, ce qui me permet de me détendre un peu. Je rigole légèrement quand elle se justifie avec cette histoire de douche :

«T’affole pas Eugène, je me doute bien que t’es pas la reine de la crasse. Je te taquine ! »

Un sourire espiègle nait à nouveau sur mon visage alors qu’Eugène semble se crisper à nouveau. Qu’est-ce que j’ai dit encore ? Le doute prend place alors qu’elle semble en panique. Je comprends soudain alors qu’elle commence à prendre la parole. Non, c’est hors de question que ces boulets squattent alors que je suis avec elle. Pas moyen. Je m’apprête à la rassurer alors que la suite de sa phrase me coupe dans mon élan.

Les feux d’artifices ? … OH ! Je rougis à nouveau alors qu’elle parle de peluche. Par tous les dieux, ça tourne en rencard ou je rêve ? Je cligne des yeux et reprend une attitude « normale » avant que je sente Eugène vouloir se sauver en courant pour avoir « osé » dire un truc pareil.

Je lui souris à nouveau, tendrement, plus assuré :

« Ne t’inquiète pas, il est hors de question qu’ils viennent nous embêter. Ils ne sont pas méchants, mais un peu lourdingue sur les bords… Ils n’ont pas l’habitude de me voir volontairement avec des demoiselles, donc ils passent leur temps à me taquiner avec ça… Je n’ai pas envie que t’en fasse « les frais »… S’ils veulent venir, je leur dirais gentiment que je suis occupé et qu’on se reverra à la fac. Mais il est même peu probable qu’ils arrivent à me retrouver. Ils doivent chercher des infos croustillantes pour leur rubrique du journal de l’université. »

Wow, j’ai l’impression d’avoir raconté ma vie… Bref, vaut mieux pas qu’ils me croisent avec Eugène sinon c’est la boulette assurée. Moi qui passe mon temps à envoyer paître les demoiselles qui m’accostent, s’ils me voient avec elle, ils vont brailler en plein milieu du festival que j’ai l’béguin. Ce qui n’est pas totalement faux… mais je n’ai pas besoin que les gens autour de moi le sache, et surtout pas Eugène.

J’affiche un sourire qui se veut rassurant et je lui indique la direction des stands.

« Tu viens ? On va aller te la gagner, ta peluche ! »

Oui, après tout, autant marquer le plus de points possible. Et puis si elle peut repartir avec un souvenir d’une soirée agréable avec moi, c’est plutôt cool. La soirée ne se goupille pas trop mal. Dans ta gueule, « Sempai ».


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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Dim 1 Mai - 20:50
Eugene Dawkins
Festival Sakura, me voilà !

Ft. Eugene & Kotetsu


« Ne t’inquiète pas, il est hors de question qu’ils viennent nous embêter. Ils ne sont pas méchants, mais un peu lourdingue sur les bords… Ils n’ont pas l’habitude de me voir volontairement avec des demoiselles, donc ils passent leur temps à me taquiner avec ça… Je n’ai pas envie que t’en fasse « les frais »… »

Sa voix m'extirpe de mes pensées aux allures de troisième guerre mondiale. Je pousse alors un soupir de soulagement : au moins, ses amis - qu'à nouveau, je ne juge pas comme obligatoirement mauvais - ne nous rejoindront pas. Toutefois, je ne peux m'empêcher de reluquer discrètement Kotetsu lorsqu'il m'annonce qu'il n'est pas dans ses habitudes d'être en compagnie d'une fille, ce qui m'étonne du fait de son apparence physique. Bien que je n'ai d'z'yeux que pour Takeshi, il faut bien admettre qu'il est tout de même très beau garçon... mais d'après ses joues rosissant au moindre de mes faits et gestes, j'imagine qu'il est simplement timide. D'où le "volontairement" qui implique qu'à l'inverse, ce sont les filles qui en ont après lui... Le pauvre. Ca doit être dur d'être un homme avec une bonne bouille. Déjà que Senpai en pâtit... « S’ils veulent venir, je leur dirais gentiment que je suis occupé et qu’on se reverra à la fac. Mais il est même peu probable qu’ils arrivent à me retrouver. Ils doivent chercher des infos croustillantes pour leur rubrique du journal de l’université. » reprend-il, tandis que je lui adresse un large sourire. Au moins, la foule sera utile pour une chose : semer ses amis qui risqueraient de nous... déranger ? Est-ce seulement le bon terme ? Intérieurement, je m'interroge, cherche des réponses dans les yeux du garçon. Oui, d'un côté, je m'amuse bien avec lui ; ça m'embêterait donc qu'on y mette un terme... surtout qu'on part pour la chasse aux peluches ! D'ailleurs, il me renvoie mon sourire avant d'annoncer joyeusement :

« Tu viens ? On va aller te la gagner, ta peluche !»

J'étouffe un petit gloussement avant de suivre la direction donnée, fouillant à l'intérieur de mon kimono pour dégoter les yens nécessaires à une partie au stand. On va voir si les heures passées sur mes FPS ont servi à quelque chose : Ce soir, je rentre accompagnée d'une peluche ou deux, parole d'otaku ! Je décroche mes lunettes du T-shirt dissimulé sous mon kimono et les pose sur mon nez, de façon à ne plus voir qu'un large écran mal pixelisé. Une fois ceci de fait et, d'un geste assuré contrecarré par une voix bien plus timide, j'indique au gérant mon intention de tenter ma chance pour un alpaga arc-en-ciel puis, de mes bras tendus, attrape le fusil, désormais parée à l'assaut. Adieu Eugene, dites bonjour à Destructor ! Échangeant un regard complice vers Kotetsu, je me courbe davantage contre le bois, le torse reposant sur sa surface tout en m'efforçant à viser, les deux yeux grands ouverts : Un ballon éclate. Suivi d'un autre. « Nyeh heh heh » Et finalement de tout le reste, sous les yeux étonnés du monsieur qui ne devait pas croire possible qu'un monstre se cache derrière une apparence si innocente. Mais non, ce n'est que moi, l'obsédée des jeux-vidéos.  J'ai peut-être une sociabilité négative - mais là, actuellement, j'ai surtout droit à un cadeau. Voyant l'alpaga me tendre les bras, je bondis joyeusement sur place avant de le serrer contre moi et regarder mon camarade avec de grands yeux pétillants de fierté :

« T'AS VU ?! » Je m'arrête, devenant aussi rouge que possible, puis reprends d'un ton faiblard : « E-enfin, je... euhm... tu veux un alpaga aussi ?... »

Toujours le fusil en main, je m'apprête à payer à nouveau quand le gérant m'arrête, un petit sourire aux lèvres : « Et le copain, il ne veut pas jouer ? » Je rougis, donne l'arme en plastique à Kotetsu en baissant la tête :


« S-si si, il veut jouer. Et c'est... c'est pas mon copain. »


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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Jeu 7 Juil - 16:27
Kotetsu Yoshikawa

Festival Sakura

KotetsEugène – Day 02


Oh my, cette fille est si innocente que s’en est presque cruel. M’enfin je ne sais pas moi c’est le cliché même d’une héroïne de shojo ! En vachement plus mignonne parce qu’en générale les héroïnes de Shojo pleure de leur propre banalité.

Le fait de lui avoir annoncé que je préfère rester seul avec elle semble la rassurer. Au moins, ça prouve qu’elle est en confiance avec moi, et ça, c’est plutôt bon signe parce que merde avec une demoiselle aussi timide, à la limite d’être phobique des autres êtres humains… Ceci me redonne un peu de confiance en moi et je me détends un peu.

Eugène, elle, semble ravi de se diriger vers les stands de tirs. Elle s’empresse alors de sortir son portemonnaie et indique qu’elle veut cette peluche Alpaga arc-en-ciel abominablement colorée. La cuteness d’Eugène ne me gêne absolument pas, au contraire, mais alors les peluches…  En plus je ne suis pas particulièrement doué au tir, disons que je reste dans les normes. Mais j’ai du mal à imaginer Eugène comme la sniper de l’année….



Ok, ma gueule. PUTAIN MAIS MERDE ! J’vais passer pour un gros naze de merde ! la loose internationale ! C’est malin, j’ai une pression de ouf maintenant ! Eugène et ses côtés cachés plutôt… surprenant. Est-elle si innocente que ça, d’ailleurs ? Je pense qu’elle est clairement super timide, peut-être parce qu’elle a peur d’être elle-même ? Je lui rends son regard complice de tout à l’heure en la voyant serrer dans ses bras sa peluche.  Je sursaute alors qu’elle hurle presque son : « T’AS VU ». Oui, j’ai vu, mais tu m’as sortis un peu brutalement de mes rêveries là. Elle reprend d’un ton faiblard et là je rigole et ne peux m’empêcher de lui ébouriffer gentiment la tignasse.

Le gérant prend alors la parole alors qu’Eugène s’apprête à faire une deuxième partie. On se retrouve tous les deux à rougir alors que l’homme, un poil âgé, va un peu vite en besogne.  Eugène me tend l’arme en plastique et je paye ma partie à l’homme en face de moi avant de m’adresser à la demoiselle :

«Non, pas besoin d’un Alpaga, mais je peux essayer de t’en avoir un deuxième, si tu veux ? Un plus petit parce que je suis quand même vachement moins bon que toi…  »

Restons modeste, au moins, avec un peu de chance je pourrais lui en avoir un de taille moyenne, et  l’honneur serait sauf. Espérons que je gagne quelque chose, au moins !

Je me raidis un peu alors que je me mets en place. Je m’apprête à viser un premier ballon, mais je me rends compte qu’avec mes binocles ça serait quand même vachement plus simple. Moi qui ne les mets pas trop, à la base, j’ai la sensation de devoir les mettre de plus en plus, AFFREUX.  J’ai une tête d’otaku  avec. ET SI ELLE N’AIME PAS LES OTAKU, hein ?! Oh my, tout ça pour une peluche.

Je place donc ces fichues lunettes sur mon nez en évitant de croiser le regard d’Eugène, ça me mettrait une pression inutile de plus…  Je presse sur la détente de mon arme de fortune en priant tous les dieux en qui je n’ai jamais cru et là…. WOW, my gad ! J’ai pété deux ballons… #lachatte.

Me demandez pas comment j’ai fait, je ne saurais pas vous le dire. Y’a probablement deux ballons l’un derrière l’autre. Je n’avais même pas vu… Aheum, tout était calculey ! Eukay ?!

Encore plus de pression parce qu’au final j’ai fait un truc de génie par pure chatte, m’enfin heureusement que j’ai fait ça sinon je n’aurais pas eu assez de plomb avec mes deux loupés pour offrir une peluche de taille moyenne à Eugènou.

Alors que le vendeur lui indiquait qu’elle pouvait choisir parmi une rangée de peluche, je reposais l’arme et laissait la pression redescendre. Kotetsu tu crains, c’est un stand de fête foraine, tu joues pas ta vie….

«Bon, j’avoue que j’ai eu vraiment beaucoup d’luck, mais… au moins t’auras un souvenir de notre festival !»
Je lui adresse un sourire et la regarde choisir sa peluche, attendrie par sa mignonerie. Voggle ce mot existe.

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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Jeu 14 Juil - 0:55
Eugene Dawkins
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« Non, pas besoin d’un Alpaga, mais je peux essayer de t’en avoir un deuxième, si tu veux ? Un plus petit parce que je suis quand même vachement moins bon que toi… »

I'm an alpaca, come on now, feel meee ~ don't you wanna rub your little hands all over my bodyyyy~ ♫ *kof* Pardon. Non seulement j'ai une chanson coincée dans la tête, mais un alpaga dans mes bras aussi. Je crois que je vais l'appeler Carl, d'ailleurs. Qui ne veut pas d'une peluche portant le nom d'un dangereux sociopathe avec un long passé composé de violences, hein ? Anyway. Laissant la place à Koko' tout en priant pour ne pas lui avoir mis la pression avec mes skills de dingue (apparemment, si), je le regarde ensuite attraper l'arme de tir puis s'arrêter brusquement. Finalement, il ne veut pas jouer ? Ah non, le voilà qui sort son stuff de je-ne-sais où et qui le met sur son nez, comme je l'ai fait avant lui. C'est sûr, il vaut mieux avoir des lunettes aka +10 de vision avant de se la jouer sniper du dimanche. Il faut avouer aussi qu'elles lui vont bien, ces binocles... Le regard fixé sur son visage plutôt que de regarder ce qu'il fait, je sursaute en entendant le premier ballon éclater. Ah. Oui. C'est pas lui qu'il faut mirer, c'est vrai. M'assénant une petite tape sur la joue, je m'empresse de me détourner, accoudée au support de bois du stand. Deux - et non pas un, cadavres de ballons sont suspendus par le fil qui les retenait jusqu'alors. Comment a-t-il fait pour en avoir deux en même temps ? Impressionnée malgré mon expérience surnaturelle, j'applaudis doucement en lui souriant. Pas parce que je suis plus badass qu'il mérite pas d'être loué, ahaha... ah. *kof*

Mais mes illusions mises de côté, il est désormais temps d'aller à la chasse aux peluches, que le vendeur me désigne d'un mouvement vaste du bras. C'est que j'étais déjà contente de mon alpaga, moi. A moins que... « Bon, j’avoue que j’ai eu vraiment beaucoup d’luck, mais… au moins t’auras un souvenir de notre festival ! » Je lui souris en coin, penchée sur le présentoir pour essayer d'attraper un second alpaga. Un petit effort, rien qu'un tout petit et... voilà, j'ai attrapé son cou, ne reste plus qu'à le récupérer. Désormais armée de deux créatures velues, je colle Carl contre le torse de Kotetsu et renchéris alors : « Tiens, je te donne Carl... Comme ça, on a chacun offert un cadeau à l'autre. Et lui, je vais l'appeler Paul ! » J'agite fièrement l'animal de coton sous le nez de mon nouvel ami, ravie d'avoir trouvé une référence à la hauteur de mes occupations. Espérons seulement qu'il connaisse ces vidéos... quoique, au pire, ce ne serait pas trop grave. Ou peut-être mieux pour moi... Moins de risques d'être prise pour plus timbrée que je ne le suis. Perdant quelque peu mon sourire sans qu'il ne disparaisse entièrement de mes lèvres, je me reprends tout à coup, mal assurée : « T-tu aimes les peluches au moins ? Au pire, tu n'as qu'à... la laisser dans un coin... ou la donner à un enfant. » Pas ça qui manque aussi... Mais au fond, je préférerai qu'il la garde. C'est quand même un cadeau, boudiou !

Un peu mal à l'aise à l'idée d'avoir potentiellement imposé mon présent au blondin, je jette des coups d'oeil hagards de droite à gauche puis m'éloigne en m'assurant qu'il me suive, en regardant de temps à autre derrière moi. Gagné, il a enclenché le suivi automatique, au moins, je n'ai plus de quoi flipper. C'est que le festival est bien plus amusant depuis qu'il est là... et surtout, moins angoissant. A cette pensée, je ne peux m'empêcher de soupirer - non pas de lassitude, mais de soulagement. Je suis vraiment chanceuse de l'avoir croisé là... D'ailleurs, est-ce que Take' est dans les parages ? Peut-être. Si oui, je risque bien de le croiser à un moment donné, sinon ce n'est pas grave puisque je suis déjà en bonne compagnie... - - damn, ce que ça sonne mal. Je ne suis pas une coureuse de rempart ! J'ai juste des amis masculins. Puis ce n'est pas comme s'il y avait quelque chose entre moi et Koko'... ou quelque chose entre moi et Take. *Sigh* Pourquoi le monde est si cruel. Soupirant cette fois-ci de désespoir, je m'arrête devant les barbes à papa, fais signe à Kotetsu de la main pour marquer l'arrêt. Ne sachant pas ce qu'il aime, je m'en achète une en un premier temps et une fois cette dernière dans mes mains, croque dedans avant de lui poser la question :


« Tu en veux une ? Ou y a des chouchous, des trucs dans le genre... enfin, les barbes à papa sont drôlement bonnes ! »

Je lui souris en lui montrant le nuage sucré et bleu dont un bout a été arraché sous mes crocs, fondant lentement sur ma langue. C'est marrant quand même. J'ai l'impression de parler plus facilement, en étant avec lui. Ce n'est pas forcément une bonne chose parfois mais... si je peux éviter de ressembler au cochon qui bégaie des Looney Tunes, je suis preneuse.








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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Jeu 14 Juil - 17:04
Kotetsu Yoshikawa

Festival Sakura

KotetsEugène – Day 02


Je me sens tellement observe que ça me stresse un max. En général, c’est plutôt moi qui observe les autres. Je l’entends se mettre une petite tape sur la joue alors que je me prépare à tirer la seconde munition. Voilà qu’elle se met à m’applaudir maintenant… Je sens le feu me monter aux joues et je me risque à lui lancer un regard. Elle sourit… J’essaye de relacher la tension dans mes épaules alors que, comme expliqué avant, je loupe lamentablement mon tir. La suite se rattrape correctement.

Eugène me sourit de nouveau alors qu’elle lutte pour attraper un second alpaga. Avant même que je ne m’en rende vraiment compte, je me retrouve avec cet alpaga multicolore trop fluffy dans les bras. Oh my… elle est trop mi… attendez… POURQUOI CARL ?! POURQUOI UNE PELUCHE DOIT AVOIR LE NOM D’UN GROS SOCIOPATHE ?! En revanche, pour Paul, ça me semble un poil plus rassurant, enfin, plus random surtout. Ou alors je n’ai pas la référence.

Et puis merde osef si mon alpaga il a un nom de gros malade, parce que c’est un cadeau d’Eugène. Je lui souris alors qu’elle semble s’inquiéter de son « abus de confiance en elle ». Je cale Carl sous mon bras gauche et, de mon bras droit, je viens ébouriffer la tignasse châtain de la demoiselle avant de lui répondre :

« Tu déconnes ou quoi ? On vient de sauver des poissons rouges, je ne vais pas abandonner Carl à son triste sort ! Manquerait plus qu’il soit ramassé par un gamin qui n’en prenne même pas soin… Et puis c’est un cadeau que tu m’as fait, j’y tien !  »

Nous nous dirigeons ensuite vers un stand de sucrerie. Eugène se tourne vers moi, les lèvres bleues de sucre à barbe à papa… Je ne peux retenir un léger rire avant de saisir l’appareil photo toujours accroché à mon coup pour la prendre en photo et lui montré la raison de mon fou rire. Cette fille allait me faire mourir. Je vais faire une overdose de Cuteness avant de faire de vieux os, j’vous jure…
Avant qu’elle ne râle je lève solennellement ma main droite :

« je jure que ce qui se passe ce soir, au festival Sakura, restera au festival Sakura ! »

Je lui adresse un sourire rassurant et pince entre mes doigts un morceau de sa barbe à papa avant de le fourrer dans mon bec. Mouais, pas mal, pour une boule de sucre. Mais je repère des pommes enrobées de chocolat et je craque. Je tends la monnaie à la vendeuse alors que mon regard se plonge à nouveau dans celui d’Eugène :

«  Tu en veux une ? Je te la paie ! si tu préfères autres chose dis le moi aussi ! Après il faudrait qu’on pense à se trouver un coin sympas pour le feu d’artifice ! Une place au calme, par exemple ! »

Au calme pour qu’Eugène ne fasse pas une crise à force d’être entouré de trop de monde et également pour profiter encore un peu de cette proximité qui s’est installée. J’avoue que je passe une excellente soirée et Eugène semble de plus en plus à l’aise.

Une fois nos courses faites, j’entraine la Eugène vers un stand de lanterne japonaise en papier et nous en achète une chacun, laissant Eugène choisir la sienne. Je lui propose ensuite de me suivre sur les hauteurs. Un peu plus haut, il y a un temple où plus personne ne va. Il n’est pas encore décrépi cependant et ça fait un coin bien abrité. Aussi, la vue est imprenable !


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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Jeu 14 Juil - 23:47
Eugene Dawkins
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Un flash dans maggle. Kessecé ? Les yeux grands ouverts et l'air complètement paumé, je regarde l'appareil entre les mains de Kotetsu et perds aussitôt mon sourire, comprenant qu'il vient de se dérouler une odieuse trahison. Vient-il VRAIMENT de me prendre en photo ? Shame ! M'apprêtant à me jeter sur lui/lui arracher l'arme du crime/potentiellement le mordre au vol quitte à lui chourer une oreille, je m'arrête cependant dans mon emportement lorsque le blondin me met l'écran sous les yeux, là où se reflète désormais ma bobine aux lèvres bleues de sucre coloré : « Je jure que ce qui se passe ce soir, au festival Sakura, restera au festival Sakura ! » qu'il me sort en souriant, la main droite levée en signe d'honneur. Un peu gênée, je passe une main dans ma nuque comme ma langue sur mes lèvres dans un petit nettoyage rapide. Je me sens rudement débile, moi, maintenant. Une fois ça de fait et les derniers morceaux de sucre récupérés à coups de dents de devant, je laisse mon accompagnateur me chourer un bout de barbe à papa et le mettre dans sa bouche. Et apparemment mal viser car il a du sucre sur le coin. Sans réfléchir, je léchouille vite-fait mon pouce puis le passe sur son visage, de façon à nettoyer la zone atteinte mais m'arrête tout à coup, blanche comme un linge.

Kessjéfé. Pourquoi ? Comment ? C'est pas Senpai, je veux pas faire du shojo romantico-mignonnet avec un autre monsieur ! Oooouh, Eugene, tu n'es pas le Docteur, tu n'as qu'un seul et unique petit cœur, n'en fais pas n'importe quoi... d'ailleurs, s'il pouvait éviter de me boxer les côtes, je lui en serais très reconnaissante. En attendant, il faut que j'essaie de justifier tout ça. Essaie, j'ai dit : « P-p-p-pardon ! C'était... c-c'était instin-t-tinctif... ! » Eeeet le retour de Porky. Il nous avait manqués, tiens. A deux doigts de m'étouffer avec ma propre salive, je finis par abandonner les excuses bidons et le suis docilement, heureuse et rassurée qu'il change de sujet en parlant des pommes en chocolat.  Si j'en veux une ? Un peu mon neveu ! Mais pas une comme ça... Lui souriant légèrement lorsqu'il me propose de payer pour moi, je m'approche quelque peu et désigne une pomme d'amour du doigt :  « Euhm... je veux bien une toffee apple, s'il te plaît... » Comment ils appellent ça les japonais ? Tofi Aperu ? Si je prononce ça comme ça, non seulement j'aurais l'air fine, mais surtout très très raciste. Et je doute que ce soit au goût de mon nouvel ami. Par chance, il comprend ma demande et m'offre donc la sucrerie, que je tiens de la main déjà prise avec la barbe à papa. Aka, la main du diabète. Nous partons ensuite tous les deux acheter des lanternes de papier de façon à ne pas finir dans le noir complet si nous nous éloignons - ce qui, d'après ses dires, risque d'arriver. Brr. Dans le noir avec un garçon, dans une zone où y a pas de gens. Je dois être folle pour accepter de le suivre.

Empoignant ma lanterne verte de l'autre main, je le suis ensuite en essayant de cacher à quel point je flippe : et s'il y a des loups ? Y a des loups à Kibou ? Non, et s'il y a des SATYRES ?! Ok, no flippe, Koko' est là, puis j'ai fait plusieurs années de self-defense sans jamais tirer quoi que ce soit de mes leçons - rien, si ce n'est que je n'oserais jamais taper quelqu'un IRL. Je regarde derrière moi en freinant le pas. Il commence à faire sombre devant, mais si j'arrête Kotetsu, il va savoir que je suis une gamine qui a peur du noir... et je suis pas une gamine... Je suis un grand paladin pourfendeur de dragons ! Allez ! Un peu de courage ne me tuera pas et, au pire, je respawnerai. Tout le monde a le droit d'avoir peur, de toute façon... surtout moi. Parce que là, clairement, j'ai peur. Y a du bruit partout, il fait sombre, et je suis quasiment sûre que je viens de voir une forme cheloue dans les buissons. Sûrement une goule. Ohmy. Rattrapant mon retard, je presse le pas et m'accroche au bras du grand blond sans dire un mot, l'air un peu paniqué. Tant pis si je suis une pas bonne kouhai, j'ai pas le choix, et surtout, j'ai peur. Lorsque nous arrivons finalement au temple après avoir gravi les marches, je soupire, me dépêche de le lâcher et pars m'asseoir sur le bois grinçant, tapotant à côté de moi :

« On va avoir une belle vue sur les feux d'artifices ! Et, euh. Désolée de t'avoir collé comme ça... j'aime pas beaucoup être dans le noir. »

Le pire, c'est que ça m'a un peu rassurée... Non, vraiment, je file un mauvais coton.







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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Ven 15 Juil - 11:42
Kotetsu Yoshikawa

Festival Sakura

KotetsEugène – Day 02


Eugène commence à s’agiter pour récupérer l’appareil photo et elle se stoppe quand je lui montre la photo. Je ne peux m’empêcher de sourire comme un gamin pendant qu’elle se nettoie le bec. Je profite d’ailleurs du morceau de barbe à papa que je viens de lui chaparder alors qu’elle me passe sur le coin de la lèvre son doigt qu’elle vient de…. De… de lécher…. Omg…. Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de ma petite Eugène ? Depuis quand elle se… ah, non, c’est bon, elle est revenue et se remet à bégayer comme pas possible en essayant de se justifier. Les joues encore rouges, cependant, je secoue vaguement la tête et pose ma main sur sa tête, caressant plus sa tête que la lui ébouriffer, pour une fois. Mais en lui ébouriffant quand même un peu, histoire que ça ne soit pas trop weird…

Elle semble saisir l’occasion quand je lui propose une autre sucrerie. Je croque dans ma pomme enrobée de chocolat noir et je suis à deux doigts de m’étouffer quand elle me demande une pomme… d’amour… Ok, ok, on reste calme. La vendeuse tend la pomme enrobée de caramel à Eugène tandis que je la paie.

Après avoir récupéré nos lanternes, je nous dirige donc vers le vieux temple. Il y a quelques lampions là-bas, c’est moins sombre que tout le chemin pour y parvenir. Certainement que les moines qui y sont encore rattachés espèrent qu’un jour les gens reviendront ? J’en sais rien, mais en tout cas, ça sera notre super point d’observation pour les feux d’artifice.

Sur le chemin, je m’éclaire de ma lanterne de papier. Je surveille bien évidemment qu’Eugène ne soit pas à la traine, mais je la sens complètement flippée. Je lui tendrais bien ma main pour la rassurer, mais je crois que ça la ferait flipper encore plus ? Genre je suis un prédateur pervers… L-O-L. Pas autant que son cher Senpai, et pourtant… Bordel, j’vais lui cracher dessus à ce sale type !

Alors que je marche sur une branche de bois sec qui craque sous mon pied, Eugène rattrape son retard et s’accroche à mon bras comme si j’étais une bouée de sauvetage. Je rougis dans l’obscurité et j’espère que ma pauvre lanterne de papier ne m’éclairera suffisamment pas le visage pour le montrer à la demoiselle. Je me racle la gorge et prend un ton qui se veut rassurant :

«  Ne t’inquiète pas Eugène, ce chemin est sûr, et puis on est presque arrivé, regarde, on voit les petites lanterne sur le temple !   »

Il ne nous faut pas beaucoup plus de temps pour être effectivement arrivé. Eugène s’assoit alors sur le bois du temple et m’indique une place à côté d’elle, constatant qu’effectivement, la vue va être impeccable pour regarder les feux d’artifice. Elle s’excuse ensuite pour m’avoir collée. Je lève les deux mains en l’air, comme pour lui montrer qu’elle n’a pas besoin de s’excuser :

« Oh tu sais ! c’est rien, je peux comprendre et puis c’est un peu ma faute aussi, de t’avoir entrainé jusque-là… merci de m’avoir suivis, malgré ton malaise…  »

Je lui souris à nouveau et accroche nos lampes au-dessus de nous avant de m’assoir à ses côtés. Je sors mon téléphone portable pour constater que les feux d’artifice ne devraient plus tarder à être lancé.

« Je suis content de t’avoir croisé par hasard ce soir. Le festival a été beaucoup plus fun grâce à toi ! »

Je pose « Carl », mon alpaga multicolore à côté de moi et je regarde le ciel, très dégagé. Je m’amuse à essayer de repérer une constellation, en attendant. Faut dire que la situation est quand même tout droit sortie d’un Shojo et que je ne sais pas trop quoi dire pour ne pas complètement faire fuir Eugène.


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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Dim 17 Juil - 21:40
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«  Ne t’inquiète pas Eugène, ce chemin est sûr, et puis on est presque arrivé, regarde, on voit les petites lanterne sur le temple !   »

Je lève la tête après une bonne minute passée à reluquer mes pompes. De jolis petites sandales de bois qui me font mal aux petons – mais que, du fait de ma condition d'être humain civilisé, je ne compte et ne peux pas jeter dans le premier étang qui passe pour ensuite partir me pavaner avec les pattes à l'air. Ce qui, accordons-nous là-dessus, est fort dommage. Toujours le bras de Kotetsu pressé contre moi grâce à ma poigne d'ogre, je vois enfin se dessiner devant nous le temple délabré et ses couronnes de lanternes. Étrange, tout de même... pourquoi n'y a-t-il personne d'autre, là-bas ? Certes, un vieux temple abandonné et lugubre aurait tendance à me faire hérisser les cheveux sur la tête en pensant à tous les fantômes dont il regorge, mais hey. Il y a de la lumière, donc inutile d'aller quémander l'Ectoblast 3000 au docteur K. Tastroff ! Une fois arrivés au bout du chemin, je le lâche et pars m'asseoir, attendant qu'il vienne se poser à ma gauche, là où je lui ai indiqué. Non pas qu'il n'a pas le droit de s'asseoir à ma droite - il fait ce qu'il veut mais quand on est gaucher... ben, on a tendance à viser à gauche. C'est logique. Lorsque je m'excuse pour l'avoir collé comme une sangsue assoiffée d'hémoglobine, il lève les deux mains avant de renchérir : « Oh tu sais ! c’est rien, je peux comprendre et puis c’est un peu ma faute aussi, de t’avoir entraîné jusque-là… merci de m’avoir suivis, malgré ton malaise…  »

Je lui souris en coin : en effet, j'aurais pu faire demi-tour et aller pleurer dans les jupes de Grandma' que le Grand Méchant Loup a voulu m'emmener dans une bicoque loin du monde pour (d'après moi) me bouffer - et dieu sait que ça m'est passée par la tête, mais l'ennui, c'est que pour la première fois de ma vie, j'ai envie de me faire un ami. Et ma foi, Koko' pourrait être un très bon ami si tout se passe bien... Il est gentil, et beau, et il a de jolis lunettes et... - - ARGH. J'avais dit ami, qu'est-ce que je fais là, moi ? Senpai forever. Alors que je suis occupée à me baffer mentalement pour avoir fait des infidélités sentimentales à Takeshi, le blondin se lève, accroche nos lanternes et me témoigne une seconde fois de sa joie d'avoir passé ce temps à mes côtés. Ce qui a le don de me calmer (en attendant que je recommence à baver façon chutes de Niagara). Une légère teinte rose sur les joues, j'agite mes jambes d'avant en arrière avec un petit sourire aux lèvres, sans dire quoi que ce soit. Même si ça n'a pas été très bon pour mon cœur, je suis plutôt contente de l'avoir croisé au festival.. sinon j'aurais noyé un poisson, je serais rentrée chez moi et ne serais plus jamais sortie – pas même pour jouer à Pokemon Go !

Mais ne voulant pas installer un silence gênant autant pour lui que pour moi, je réfléchis quelques secondes puis m'apprête à parler, quand tout à coup... :

*CHA-LA, HEAD CHA-LAAAA*

Tiens ? Je croyais qu'on ne voyait un écran blanc qu'à notre mort, c'est marrant. J'ouvre grand les paupières, baisse les yeux sur mes genoux et me dépêche de dégainer mon portable avant que la berceuse du diable ne continue à crier ma déchéance sur un rythme endiablé. J'aurais dû changer ma sonnerie... WHY NOW ?! Faisant signe à Koko que je vais répondre à l'unique personne de mon répertoire (si ce n'est ma grand-mère) pour ne pas lui faire faire un infarctus avant l'heure, je pose le portable contre mon oreille puis le décolle aussitôt, ayant presque oublié que Grandma était du genre à... crier. Et c'est peu dire. Tant pis, Kotetsu l'entendra... j'en suis plus à ça près, non plus  :

« (EUGENIA ?! Tu es toujours au festival ?) Ah ? Euhm, oui, j'y suis toujours. Je suis avec un copain...  (Quoi ? Ton copain ?!) NON, pas mon copain...  (Je croyais que tu aimais ce garçon, là... Tak... Tak-tak... boh, tu sais, le jaune d’œuf !) Le jaune d'oeu... - - oh. E-et non, je n'ai pas de petit copain, c'est un ami... - - mais pourquoi tu rigoles ? Je mens pas !  (D'accord, d'accord, amuse-toi bien avec ton pas-copain. Et prends des photos ! ... Gourgandine !) Gourgan-quoi ?!  »

La honte. Juste la honte. Le visage en feu, je raccroche et pose ma main contre mon visage, laissant cette dernière cuire à son contact. Le jaune d’œuf... mais c'est pas un jaune d’œuf, c'est Senpai ! Raaahh... Soupirant à pleins poumons, je tripote nerveusement mon portable entre mes doigts puis, dans un élan de sociabilité, entame une phrase destinée à mon voisin de planches pourries tout en agitant l'arme du crime devant lui. J'ose ? J'ose pas ? 

« Hey, euh … est-ce que je... euh, pourrais avoir ton n- - »

Ah. Explosions. Tant pis, pas de numéro, mais c'est joli. Dieu n'a pas voulu que je sois sociable.







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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Mar 11 Oct - 20:33
Kotetsu Yoshikawa

Festival Sakura

KotetsEugène – Day 02


Eugène semble se détendre un peu plus lorsque je tente de la rassurer. C’est déjà ça ! Je m’assois à ses côtés lorsqu’elle me désigne la place à sa gauche.  Le ciel est super dégagé et y’a pas un chat. On sera vraiment tranquille pour le coup et je ne pense pas que mes potes soient au courant pour cet endroit. On ne devrait pas être déranger et je vais pouvoir passer une super soirée tranquillou avec Eugène, sans qu’on aborde le sujet de ce crétin de Senpai, je l’espère bien !

Elle semble à nouveau troublée alors que le silence s’installe entre nous. J’allais lui demander ce qui n’allait pas, mais elle semblait avoir quelque chose à dire, jusqu’à ce que… Drangon Ball Z ? WTF ?!
Eugène se hâte de décrocher son téléphone et me fait un signe d’excuse auquel je réponds en souriant, amusé. Une fada de DBZ ? Pas facile à imaginer, caché sous ses airs timides et son air de demoiselle en détresse.  Mais je ne suis pas au bout de mes surprises. J’entends maintenant hurler dans le téléphone, probablement sa grand-mère ? Ah, oui, c’est ça ! Je me retiens de rire face à la gêne de cette demoiselle qui risque de fuir à la vitesse de la lumière si jamais elle m’entend pouffer. « Le jaune d’œuf ». Bordel, elle est cool Grand-ma !

Elle raccroche, rouge comme une pivoine et cache son visage derrière sa main. Bordel, c’est trop cruel d’être aussi cute… Je détourne le regard et me gratte l’arrière du crâne. Voilà qu’elle se met à secouer son téléphone et tente de me dire un truc mais le feu d’artifice démarre et impossible d’entendre ce qu’elle a à me dire. J’aurais voulu lui redemander ce qu’elle voulait mais avec le bruit ce n’était même pas la peine d’y penser, et puis elle avait l’air complètement absorbée par les fleurs de feu qui habillaient le ciel. Faut dire que la vieille ne faisait pas les choses à moitié. Ce feu d’artifice était sublime.

Alors qu’Eugène semble distraite par le spectacle, j’attrape machinalement mon appareil photo, toujours suspendu à mon cou et attrape un cliché de la demoiselle avant d’en faire quelques un des feux.

Une fois mes clichés pour immortalisé cette soirée pris, je laisse à nouveau pendre mon appareil photo et ne peux m’empêcher de regarder distraitement Eugène. J’espère juste qu’elle est trop absorbée par le feu d’artifice pour s’en rendre compte. Cette fille est étrange, y’a pas a dire, mais je crois que c’est aussi ce que j’aime chez elle. Même si son côté fangirl de face de poussin m’irrite franchement.  #Jalousie. LOL.

Les dernières fleurs écarlates éclosent dans le ciel puis le calme retombe doucement sur l’île de Kibou. Je n’aurais échangé ma place avec personne d’autre, à ce moment.

L’écran de mon téléphone s’allume à son tour. J’ai reçu un message de ce trio d’andouille qui me servent d’acolyte à mes heures perdues. Normal, j’ai finis par disparaître comme un voleur. « T’es où ? » suivis d’un : « Avec une fille ? » puis finalement un : « La fait pas pleurer cette fois ».

Ma main vient se plaquer contre mon front (#facepalm). Qu’ils sont cons. Le réseau était tellement mauvais que je n’ai reçu les messages que maintenant. Je range le téléphone dans mon Yukata en poussant un soupir à la fois désabusé et gêné. Pas ma faute si les nanas qui me colle pour ma gueule et mon fric me gonflent.  Je ne vais pas prendre des pincettes pour leur dire qu’elles ne m’intéressent pas. Ça serait le meilleur moyen pour qu’elle continue à me coller aux basques.

Je pointe son téléphone du doigt, imaginant à peu près ce qu’elle voulait tout à l’heure :

«  Tu voulais me demander mon mail, tout à l’heure ?    »

Je lui souris, détendu, pour une fois. Ça pourrait être sympas de s’échanger des messages. En tout cas, c’est ce que je pense. Ça nous rapprocherait.


©GOOD MORNING KIBOU - Aimara

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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~] Sam 26 Nov - 21:30
Eugene Dawkins
Festival Sakura, me voilà !

Ft. Eugene & Kotetsu


Les couleurs criardes tapissent le ciel en une éclosion de fleurs explosives ; les flashs de l'appareil de Kotetsu s'accumulent, capturant l'ensemble des festivités au sein de sa carte mémoire (mais pas que)...  Un large sourire niais pendu à mes lèvres, j'observe l'espace d'un temps le spectacle puis, sans en connaître précisément la raison, jette un bref coup d’œil à mon nouvel ami à la crinière blonde... avant de détourner tout aussi vite le regard en réalisant qu'il avait eu la même idée que moi. Bloody hell, j'ai le cœur qui va bientôt être fiché S et les joues si rouges que l'on pourrait faire frire un steak simplement en le posant dessus. Pourquoi est-ce qu'on passe notre temps à nous retrouver dans ce genre de situations embarrassantes ? Et pourquoi est-ce que je suis gênée comme ça ? C'est même pas Senpai !... Plus ça va, et plus je me croirais balancée dans un Disney, avec les oiseaux qui installent l'ambiance romantique, les feux d'artifices et cette impression d'être dévisagée dès que je me désintéresse de lui au profit du ciel. Inconsciemment, je me mets à penser à comment la soirée se serait déroulée si j'avais été avec Takeshi. Sûrement que cela n'aurait rien changé, pas comme si je me noyais dans l'espoir à ce sujet... Dans un soupir en provenance des tréfonds de ma cage thoracique, je brandis mon portable vers le ciel et... prends la photo de la voûte, sombre comme le contenu de ma cervelle réalisant peu à peu que les feux sont terminés. Bon ben... trop tard. Whoops.

Grandma va teeellement me souffler dans les bronches en rentrant ; elle qui venait tout juste de me dire qu'il fallait que je prenne des photos ! M'enfin, vu leur taille, elle a sûrement pu les voir de loin... ou pas, ça va faire longtemps qu'elle ne voit plus grand-chose. P'têt pour ça qu'elle appelle Takeshi "Jaune d’œuf" - la seule chose qu'elle doit voir de lui, c'est certainement sa tignasse ! Sinon elle aurait remarqué... ou tout du moins, "compris". Me sentant au maximum de ma stupidité, je m'apprête à refourguer mon portable là où il aurait dû rester, mais suis stoppée dans mon élan par la question de Koko'. Si je veux son mail ? .. ah. Oui. Mais je... ? Pourquoi je lui ai demandé ça, tiens ?! D'où me vient cette soudaine aisance dans la communication avec d'autres humains - en dehors des pixels d'otome games ? Espérons que ça dure... « O-ouais, enfin, si tu veux... », que je marmonne d'un air pensif, quelque peu embêtée à l'idée que cette demande soit mal-interprétée. Des sueurs froides commençant à me poindre dans le bas de la nuque, je déglutis, saisis mon courage à deux mains avant qu'il ne puisse dégager, puis lui tends timidement mon portable afin d'échanger nos coordonnées. Allez, Eugene, plus que quelques secondes et... oh, damn, j'ai croisé son regard, je, argh. Et s'il s'imagine des choses, je lui dis quoi, moi ? Oh, panique, panique panique...

« N-no homo hein !  »


... Well, fuck me sideways (ceci n'est pas une invitation). Evidemment, EVIDEMMENT que ça n'allait pas durer ! M'assénant un facepalm tout aussi puissant que le sien, je grommelle contre ma paume qui descend progressivement le long de mon visage, tandis que je me tente à un semblant d'excuse :  « Enfin, je veux dire... pas no homo, mais, erhm... Je n'ai pas d'arrières-pensées- - voilà ! C'est juste que je te trouve gentil... et que j'aimerais bien te reparler.» Pfiouh, pourquoi faut-il que je foire tout ce que j'entreprends, même lorsque ça paraît si simple ? A partir de là, y a du talent ! Toutefois satisfaite de m'être ainsi rattrapée, je lui souris d'un air désolé, me remettant alors sur mes jambes pour ensuite lui tendre ma main, au cas où il peinerait à se redresser. C'est qu'il ne faudrait pas oublier les bonnes manières sous prétexte que j'ai failli vendre la mèche sur ma condition à cause de cette connerie. Quoique, est-ce vraiment un indice ? J'sais pas trop, et au fond, je m'en fiche un peu. J'angoisserai tout à l'heure en allant me coucher - en attendant, j'ai encore un peu de sociabilité à xp. Koko' désormais à mes côtés et debout, je descends des planches et reprends la marche, m'arrêtant afin de lui faire une dernière demande (ou peut-être pas, sait-on jamais) :

« Oh, et – encore une fois, si tu veux bien – tu accepterais de m'envoyer les photos que tu as faites ?... C'est que j'étais censée en prendre, mais... bah, je l'ai pas fait. » Dieu, ce que je me sens naze. Obligée d'aller faire du racket de photos à un gars qui ne me doit strictement que dalle ! Ayant décidément abandonné, je me risque à une nouvelle grillade de badigoinces :  « ... Tu veux qu'on prenne une photo ensemble avant de partir ? » ... Quitte à avoir un souvenir, hein.


(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~]
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Festival Sakura, me voilà ! [PV Koko-chan~]
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